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15/02/2010

Pôle Bijou BACCARAT (FR)

Pole Baccarat - EXPO qd le bijou innove - oct 2008
EXPO ‘quand le bijou innove’ – oct 2008

Le Pôle Bijou a ouvert ses portes à Baccarat (Meurthe et Moselle) fin 2009.

Pôle Bijou à BACCARAT-presse
Pôle Bijou BACCARAT – presse Espagnole « Contraste » fev. 2008

Encore une fois, information trouvée dans la presse locale OU dans la presse… Espagnole ! en France, rien ………………………….. ô rage, ô désespoir …….

Le Concours «Bijoux d’enfance» est le premier concours lancé par le Pôle Bijou. Le thème de l’enfance a été retenu car le futur lieu d’exposition et de valorisation servait autrefois de crèche mais également en lien avec la prochaine installation de l’entreprise de bijoux pour enfant «les Enfants d’Agathe Courtois» au sein des bâtiments prévus à l’accueil des entreprises. Ce concours international, organisé en plusieurs étapes et dont l’enjeu est de concevoir un bijou sur le thème de l’enfance, offrait la possibilité à des étudiants et de jeunes créateurs de montrer l’étendue de talent, de leur créativité tout en respectant les contraintes imposées dans les deux catégories proposées : «pièces de série» et «pièce unique». Permettre à des jeunes talents de se faire connaître auprès de professionnels reconnus, répond à la volonté du Pôle Bijou. 95 participants venus du monde entier (Costa Rica, USA, Canada, Israël ainsi que de nombreux pays européens comme les Pays Bas, la Finlande, le Royaume Uni, la Belgique et la France) ont fait parvenir leurs projets. Le nombre important de participants et la diversité des pays est la preuve que le Pôle Bijou acquiert un réseau et devient peu à peu une référence dans la profession.

Les membres du jury «pièces de série» présidé par Michel Mazadier (Conseiller Bijou Manufacture Baccarat et membre du Comité de Pilotage Pôle Bijou) étaient : Carine Loeillet (Rédactrice en chef du magazine professionnel Orion), Henri Hernandez (Chef d’entreprise- Prototypage en Haute Joaillerie), Jacky Schwartz (Bijoutier) et Nathalie Lahaye (Créatrice bijoux céramique).

Les membres du jury «pièce unique» présidé par Damienne Villaume (Conseillère Communautaire de la Communauté de Communes du Cristal et membre du Comité de Pilotage Pôle Bijou) étaient : Olivier Duval (Inspecteur d’académie et Inspecteur pédagogique régional STI arts appliqués, design et métiers d’art), Sophie Weiss (Chargée de mission «Métiers d’Art en Lorraine»).

Le jury a procédé, en avril, à une première sélection à partir des dessins, descriptifs, argumentaires, et maquettes. La moitié des dossiers présentés ont été retenus selon des critères de créativité, d’esthétisme et de faisabilité. Des contraintes de prix ont également été fixées. Pour la catégorie pièce de série (de 50 à 100 exemplaires), le prix unitaire “grand public” doit se situer entre 150 et 350 euros et pour la catégorie pièce unique, entre 350 et 700 euros.

Les projets réalisés seront présentés dans le cadre d’une exposition «Grand Public» qui aura lieu du 24 octobre au 28 novembre 2009 dans la galerie d’exposition de l’Hôtel de Ville de Baccarat. A cette occasion les jurys procéderont à la sélection finale. Il y sera adjoint un « prix du public » et « prix du jeune public ».

Pole Baccacat-bijou d'enfance

Exposition grand public Bijou d’enfance24 octobre – 28 novembre 2009
Hôtel de Ville, galerie d’exposition 2, rue Adrien Michaut –
54120 Baccarat

Pôle Bijou
contact : Monique MANOHA
Communauté de Communes du Cristal
2 rue Adrien Michaut
54120 BACCARAT
Tél.: 03 83 76 06 99
GSM : 06 73 48 14 72
Fax : 03 83 76 35 30
e-mail: info@polebijou.com

et…………. j’ai ENFIN trouvé QUI avait été primé pour ce concours !!! :-) )

Lily Alcaraz lauréate du concours Bijoux d’enfance, Pôle Bijou de Baccarat, 1er prix du concours Bijoux d’enfance – « Perlingot » est une collection de colliers inspirés des jeux de constructions de l’enfance.
Les gestes d’assembler, d’emboîter, de juxtaposer des modules permettent de créer des formes sorties de l’imaginaire. Chaque collier est réalisé à partir d’une « perle module » en forme de pyramide rappelant les berlingots, bonbons souvenir de l’enfance.
Lily Alcaraz est une résidente de la nouvelle promotion des Ateliers de Paris, où elle travaille en collaboration avec Léa Berlier sur des projets de design textile avec pour spécialité le tissage.

http://www.lilyetlea.fr/LilyAlcaraz_et_LeaBerlier/Perlingot_1_files/DSCF0750.jpg
Lily Alcaraz, « Perlingot », colliers textiles (Lily Alcaraz & Léa Berlier) – 1er prix du concours Bijoux d’enfance, Pôle Bijou de Baccarat. (photo Véronique Huyghe)

 

 presse mars 2009 Est Republicain

Pôle Bijou BACCARAT – presse locale « Est Republicain » mars 2009

Informations sur les stages organisés par le pôle bijou sur  http://www.mylorraine.fr/stages-bijoux-organises-par-pole-bijou-baccarat,article1613.html

EXPO ‘ L’Education sentimentale ‘- Espace Solidor, Cagnes-sur-mer (FR) -27 février – 23 mai 2010

L’Espace Solidor de Cagnes sur Mer propose, à partir du 27 février, une nouvelle exposition de bijoux de créateurs contemporains :  “L’Education sentimentale”, en référence au roman de Flaubert où le narrateur doit se tailler son propre chemin sans se laisser influencer par les idées préconçues. Les sept artistes internationaux présentés puisent leur inspiration dans le répertoire de formes de la bijouterie traditionnelle et repensent leurs modèles en fonction des caractéristiques du monde actuel.

Les créations de l’américaine Anya Kivarkis font le lien, entre période ancienne – principalement de style Victorien – et contemporaine. Ses pièces détournent les images du luxe et de la joaillerie pour n’en laisser paraitre que l’illusion ; les pierres précieuses sont ici réduites à leur seule forme. Son travail, présenté pour la première fois en France, à déjà fait l’objet de nombreuses expositions aux Etats-Unis. Les bijoux de la britannique Lin Cheung s’inscrivent dans une réflexion sur les relations que chacun entretient avec ses bijoux. En s’appuyant sur des standards anciens, elle parvient à créer des bijoux nouveaux : une boucle d’oreille en forme de perle dorée ou un pendentif en forme de coeur sont par exemple laissés dans leurs écrins ouverts pour les transformer en broches.

Anya Kivarkis, DOUBLE CUP BROOCH

Anya Kivarkis, « DOUBLE CUP » brooch

Si les pièces de la suédoise Åsa Lockner ont l’apparence de bijoux classiques, elles n’en révèlent pas moins de menues imperfections, des parties inachevées, des traitements d’oxydations particuliers … Ces “défauts” délibérés traduisent la volonté de rendre perceptible le « process » de fabrication et de révéler les subtilités de la métamorphose progressive du métal selon son degré d’échauffement. Ses bijoux semblent en évolution permanente. Récemment diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg, la française Carole Deltenre part, elle, de formes traditionnelles comme le camée ou la chevalière. Mais c’est pour écrire une histoire du bijou passée par le prisme des combats féministes et la réappropriation de leur corps par les femmes.

Carole Deltenre, 'Nymph' Brooch

Carole Deltenre, ‘Nymph’ Brooch

La néerlandaise Gesine Hackenberg prélève dans des pièces de céramiques usuelles des détails qui constituent les éléments de ses bijoux. Ses créations sont les éléments d’un puzzle dont les pièces sont indissociables de l’objet dans lequel ils ont été prélevés et forment un ensemble que la créatrice expose toujours de manière conjointe. Éloigné de l’esthétique dominante dans le bijou contemporain espagnol, Marc Monzó, pour sa part, préfère une réinterprétation d’une esthétique produite en Catalogne entre les années 30 et 70. Son travail associe souvent des matériaux précieux à des bouts de plastiques récupérés. Il s’agit de faire entrer le bijou dans la vie quotidienne !

Gesine hackenberg - collier céramique.jpg

Gesine HACKENBERG – collier céramique

Les pièces sélectionnées à Cagnes-sur-Mer portent toutes un regard ironique sur la bijouterie précieuse et sa valeur symbolique.

Travaillant à partir d’images photographiques anciennes, l’allemande Bettina Speckner suscite la libre interprétation de chacun car elle ne donne aucune indication sur les lieux, l’époque, l’identité des personnages. Associées à des perles, des pierres précieuses ou des objets du quotidien, ces images/bijoux ouvrent les portes d’une mémoire collective où chacun peut projeter son propre parcours.

(merci pour l’information -et l’article- au blog « Notes Précieuse« -  parce que sinon, AUCUNE information nulle part ailleurs ! comme si tout ce qui concernait le bijou contemporain en France devait rester secret …..  :-( rien sur culture.fr, le « portail » de la culture … ;-) , rien sur le/les sites de Cagnes-sur Mer …. si ! après moult recherches, enfin une information sur  http://www.cagnes-sur-mer.fr/  (dossier de presse disponible) aaah ! quel soulagement !)

Espace SOLIDOR expo

 

présentation par Christian Alandete :
L’éducation sentimentaleRépertoire de formes pour une histoire du bijou contemporain
- repertory of forms for an History of contemporary jewellery – L’Education Sentimentaleis is an exhibition initiated by Christian Alandete.
« Le bijou contemporain a fait l’objet de nombreuses spéculations esthétiques depuis sa sécession du champ de la bijouterie traditionnelle. Si la grande Histoire du bijou contemporain reste encore à écrire, celle de la bijouterie traditionnelle a, d’un point de vue, tant esthétique, technique, qu’historique, fait l’objet de multiples publications et offre des points de référence qui servent aujourd’hui d’appuis au travail de nombreux bijoutiers contemporains, privilégiant la réinterprétation de formes anciennes ou puisant dans des oeuvres du passé une manière de repenser le présent.Dans le champ élargi des arts visuels, la question théorique de la fin de la modernité et sa quête de formes toujours nouvelles a laissé la place à une relecture contemporaine de formes historiques aujourd’hui communes, qui, à l’instar de la littérature cherche moins à inventer qu’à se réinventer à partir d’une langue partagée. Ainsi des artistes originaires de régions culturelles très différentes puisent dans un même répertoire formel les bases d’une pratique artistique, devenue en quelque sorte générique, dont les sources relèvent plus de l’expérimentation des différentes avant-gardes historiques que des contextes géographiques particuliers.

Dans le champ du bijou contemporain, de plus en plus d’artistes puisent à leur tour dans un répertoire de formes que la bijouterie a constitué depuis ses origines, pour en dégager la charge symbolique, rappelant combien le bijou est non seulement affaire de formes mais aussi et surtout de signes. Une alliance, une chevalière, une boucle d’oreille, un camée, une parure, chaque typologie de bijoux porte en elle des significations particulières que les bijoutiers contemporains s’attachent à détourner pour mieux en révéler les mécanismes à l’œuvre dans le jeu des relations sociales. Procédant par modifications d’échelles, collusion de périodes historiques contradictoires, additions de formes, recyclage ou réassignations sociales, les artistes de l’exposition nous invitent à repenser l’histoire, non plus selon un axe linéaire mais sur un mode cyclique, dans lequel les évènements se répètent toujours, sans toutefois jamais être tout à fait les mêmes. Ainsi, les formes du passé resurgissent dans le présent, nous évoquant des objets familiers sans qu’il soit pour autant possible d’en déterminer totalement l’origine.

À ce titre, les travaux de Gesine Hackenberg et Bettina Speckner ouvrent les portes d’une histoire à la fois collective et individuelle, faite de souvenirs incertains. La première propose un rapprochement entre le bijou et les objets du quotidien en prélevant dans des céramiques usuelles anciennes, les détails qui serviront à façonner le bijou. La seconde, en empruntant des images photographiques anonymes, construit une fiction dans laquelle chaque bijou est une pièce d’un vaste puzzle où personnages, lieux et paysages se rencontrent, laissant à la libre interprétation de chacun les possibles liens qui pourraient les réunir. Elles pointent ainsi le rapport singulier qu’entretient le bijou avec l’histoire familiale où traditionnellement, le trésor de guerre amassé par les mères était transmis, d’une génération à l’autre, à leurs filles. Dans le modèle de société patriarcal, qui a longtemps privilégié le masculin comme unique héritier (et du patronyme et du patrimoine), les femmes ont maintenu ainsi une forme de passation parallèle par le biais des bijoux.

Carole Deltenre explore à son tour cette histoire des femmes en se réappropriant la chevalière (un des rare bijoux exclusivement masculin). De cette bague, sur laquelle sont habituellement gravées les armoiries de la famille et qui servait à cacheter à la cire, courriers et contrats, elle en propose une version au féminin, remplaçant les emblèmes par un moulage de clitoris. Elle nous rappelle ainsi le long combat des femmes pour l’égalité devant la loi et le droit de disposer de leur propre corps.

Les pièces d’Anya Kivarkis, elles, trouvent leurs sources à la fois dans une histoire classique des formes (souvent empruntées à la période victorienne) et dans un réinvestissement de l’ornementation. L’éducation artistique a longtemps consisté à approcher les maîtres en les copiant au point de maîtriser leurs techniques. Chez Anya Kivarkis, il s’agit moins de reproduire les pièces elles-mêmes que de partir de reproductions qui seraient passées par le filtre appauvrissant de l’image documentaire. Elle imagine ainsi des combinaisons de formes dont on pourrait aisément retrouver les sources dans les ouvrages historiques bien qu’elle prenne soin d’en évacuer délibérément les caractéristiques physiques pour n’en conserver plus que la matrice. Aussi, ce qui devait être à l’origine une composition de pierres précieuses colorées disparaît, dissoute sous une couche homogène d’émail.

Ce rapport du bijou à sa surface est plus encore mis en jeu dans le travail d’Åsa Lockner avec une préférence pour l’époque baroque et ses débauches de courbes et d’entrelacements. Cette fois les formes semblent familières, mais n’ont aucun référent historique. Ici, il importe moins de réinvestir un répertoire de formes identifiables que d’en adopter le style au point de le transposer dans le processus même de fabrication. Ses pièces apparaissent alors dans un certain état d’inachèvement, comme si l’artiste avait souhaité rendre visibles tous ses tâtonnements. Ses pièces révèlent ainsi les multiples variations d’aspects, que le métal a imprimé, suite aux différents traitements d’échauffement et d’oxydation qu’elle lui a fait subir.

Marc Monzó et Lin Cheung proposent une approche qui peut sembler plus conceptuelle, chacun prenant, à sa manière, la mesure du bijou dans le champ social et en réinterroge le statut dans le jeu relationnel. L’utilisation de la bague solitaire chez Marc Monzó, pointe les contradictions d’une société faite de promesses illusoires et de faux-semblants. En augmentant, de manière outrancière, la taille d’un solitaire, qui peut alors être exhibé en broche, l’artiste souligne le caractère ostentatoire et le désir de reconnaissance (sociale) que le bijou peut combler. De même, en multipliant les occurrences d’un solitaire sur une même bague, il souligne l’évolution du couple moderne et son incapacité à pouvoir tenir ses voeux d’union éternelle. 

Lin Cheung privilégie une approche périphérique en interrogeant le système des bijoux. Dans la série des Wear Again, elle conserve des bijoux anciens dans leurs écrins ouverts, pour les transformer alors en broches, renvoyant le porteur à un rôle de vitrine. En l’absence d’une littérature conséquente sur le bijou, qui puisse être en mesure d’ouvrir un véritable débat critique et théorique sur son histoire, ses fonctions et ses usages, elle propose une bibliothèque idéale dans laquelle toutes les disciplines de la philosophie à la sémiologie en passant par l’histoire prendraient le bijou pour objet d’étude. Elle remplace ainsi les couvertures de livres référents par des jaquettes blanches qui conservent l’esthétique d’origine mais dont le titre a été adapté au sujet, ouvrant le champ des possibles d’une vaste littérature de la bijouterie qui reste à écrire.

Dans le roman de Flaubert, L’éducation sentimentale, auquel l’exposition emprunte le titre, le narrateur doit trouver son propre chemin dans l’histoire en tentant de faire tomber les idées préconçues que chaque milieu tente de lui imposer. De la même manière, les artistes rassemblés dans l’exposition naviguent entre des temps contradictoires, puisant dans un passé indéterminé, les bases d’un renouvellement de formes à minima et faisant par la même occasion voler en éclats les frontières entre les différents segments de la bijouterie »  Christian Alandete

Espace Solidor
Place du château – Haut-de-Cagnes
06800 CAGNES SUR MER
FRANCE
Téléphone renseignement public : 04 93 22 19 25
Téléphone administration : 04 9322 19 25
Télécopie : 04 93 22 19 09
courriel / email :  m.lopez@cagnes.fr

chaque exposition qui a lieu à l’Espace Solidor est mise en ligne sur le site de la ville :
www.cagnes-sur-mer.fr, onglet “culture”.
  (MERCI de cette précision donnée par le Centre Solidor ! :-) )

Espace SOLIDOR, CAGNES-sur-MER (FR)

Cagnes-sur-Mer est aujourd’hui étroitement liée au Bijou Contemporain. Elle est la seule ville de France à être labellisée Ville et métiers d’Art pour cette catégorie – (réseau Villes et Métiers d’Art )

Chanteuse française, actrice et romancière, Suzy Solidor (1900-1983) s’est installée en 1960 à Cagnes-sur-Mer où elle tint jusqu’en 1967 un cabaret et un magasin d’antiquités. 50 ans plus tard, sa résidence du Haut-de-Cagnes est devenue l’un des plus beaux musées du bijou contemporain.

« Cagnes-sur-Mer c’est la nouvelle cité du bijou contemporain. Sur la place du Château, lui-même haut lieu de l’art, l’Espace Solidor accueille dans un écrin rénové le fleuron de ces créateurs qui réinventent de par le monde l’art du bijou actuel «Nous avons commencé à défricher ce créneau en 1997 avec la nouvelle municipalité. Il existait auparavant un atelier loué à deux jeunes artisans bijoutiers mais quand ces derniers sont partis pour voler de leurs propres ailes, l’activité a cessé. En 1997, Louis Nègre, maire de Cagnes-sur-Mer, et moi- même, soutenus par quelques orfèvres dont Claude Pelletier de Biot, avons décidé de donner un nouvel essor à l’activité et à cet espace pour lequel j’ai eu un véritable coup de foudre», explique Roland Constant, adjoint à la Culture de la Ville. Souhaitant ouvrir un lieu identifiable dans le paysage national, la Ville a investi afin de réaménager l’espace en jachère sur la place du Château. Un enjeu de taille car il n’existe en France que deux musées de ce type, l’un à Baccara dans les Vosges, l’autre à Paris. « Nous avons mis dix ans pour façonner l’Espace Solidor tel que nous le souhaitions, avec le concours de l’architecte et élu François Poutaraud. Pour lui offrir un écrin à la mesure de nos ambitions, nous avons repoussé les murs en unifiant trois bâtiments dont l’ancienne maison de Suzy Solidor. » Résultat : ses galeries noir jais qui enfilent comme des perles 35 cabinets de lumière, une résidence d’artistes qui accueillera ses premiers occupants début 2010. Une maison d’artistes dotée de 5 logements ateliers qui fonctionnera un peu comme une résidence réservée aux jeunes plasticiens de moins de trente ans.

Au rythme de trois expositions annuelles, l’Espace Solidor a pris son allure de croisière en offrant un panorama sans frontière de créateurs présentant leurs pièces souvent en première mondiale. « Les expositions qui se sont succédées ont toutes été très différentes. Nous avons d’abord initié des invitations collectives mettant à l‘honneur un pays, une culture, tentant de dégager les grandes tendances des cinq continents, l’Asie et ses bijoux combinant le papier, l’Australie et son brassage pluri-ethnique. Cet été nous serons les premiers à mettre à l’honneur la nouvelle vague israélienne». Pour Marianne Anselin, qui a investi les lieux jusqu’au 17 janvier (Exposition «Marianne Anselin, en chemin… » Avec la complicité de Gilles Jonemann. Du 24 octobre 2009 au 17 janvier 2010) , le cas est différent. «C’est notre première monographie. Parvenus à une certaine notoriété, nous nous devions de donner un coup de pouce aux créateurs émergeants. Au départ, la thématique était «le maître et son élève», mais Marianne a fait preuve d’une telle maestria que son parrain, le Maître d’art Gilles Jonemann, s’est retiré pour lui laisser la quasi totalité de l’espace.» L’artiste âgée de 28 ans qui œuvre sur des objets de récupération ou dérobés à Mère nature a également participé à des ateliers avec le Centre de Loisirs de Cagnes-sur-Mer. « Nous essayons de faire venir les enfants avec leurs parents. Ce type de travail dépassant le cadre du bijou traditionnel, notre public est très varié. Autant de femmes que d’hommes, de curieux que d’amateurs éclairés. Ma plus belle récompense c’est de voir débarquer au moment de la grande exposition estivale tous ces collectionneurs venus d’Allemagne ou d’Italie.»

Il est vrai que lorsque l’on découvre dans leurs alcôves vitrées les travaux de cette nouvelle génération d’orfèvres, on est surpris. Assemblage de matériaux hétéroclites : pièces industrielles détournées, végétaux, minéraux, pierres précieuses ou pas, techniques et formes proches de la sculpture, c’est clair, le bijou contemporain a pris ses distances avec le sautoir ou le gamay d’antan pour dialoguer plus intensément avec la matière. Plusieurs courants d’inspiration s’y croisent : l’ethnique, le végétal, l’archéo-métallurgie, le nomade, le minimal, le récup’ art. La discipline s’est développée avec le nouveau siècle en même temps que l’espace Solidor a pris son envol. La ville a ainsi constitué sa propre collection qui témoigne du pluralisme d’un artisanat moderne dont elle est la plus zélée des ambassadrices. « Chaque fois que nous accueillons un créateur, nous nous efforçons de lui acheter une pièce. Un fonds qui s’élève aujourd’hui à près de 80 œuvres ». C’est une vingtaine d’entre elles que l’adjoint à la Culture avait emmenées en novembre au Carrousel du Louvres lors du salon International du Patrimoine. La Ville, qui partageait avec quatre autres cités azuréennes labélisées « Ville des métiers d’arts », présenta ainsi l’avancée de son engagement. « Aujourd’hui, nous avons acquis une reconnaissance internationale qui devrait nous amener bientôt à faire voyager nos expositions. Lorsque le Docteur Robert Baines, professeur et coordinateur du programme d’orfèvrerie au RMIT à Melbourne, un institut qui fait référence, évoque le bijou contemporain, il parle de Cagnes-sur-Mer. Cette notoriété, nous la devons à nos efforts mais aussi à notre commissaire d’exposition considérée comme la papesse du bijou contemporain en Europe : Olga Biro, qui tient une galerie à Munich. » Et si Roland Constant regrette parfois que certains Cagnois n’aient pas encore pris la peine de visiter l’espace Solidor, il ne fait aucun doute que le Bijou contemporain s’est installé durablement à Cagnes-sur-Mer. Un bijou du nouveau millénaire qui, dégraissé de son luxe ostentatoire et mis en résonance avec la sculpture, le design et l’architecture, ne sera bientôt plus considéré comme un signe extérieur de richesse mais bien comme un signe extérieur de culture. « (article de  Olivier Marro, sur http://www.artcotedazur.fr/ )

Espace SOLIDOR 2Espace SOLIDOR

In the current Solidor Art Space, some fitting-out have been implemented in 1991 in order to accommodate artists workshops. In 1999, some works allowing exhibitions of contemporary jewellery have been made too.

For more than 10 years, the city of Cagnes-sur-Mer has been undertaking a promotion for contemporary jewellery and the Solidor Art Space is exclusively devoted to this special matter. It welcomes each year a good deal of French and Foreign artists known all over the world. The city’s permanent collection made up of acquisitions from different exhibitions, is today is a large, beautiful set of creator’s jewels from the four corners of the world. These jewels which beyond the simple aesthetic function of body’s ornament, are on their own some real bearers of a message with surprising shapes and with unusual materials.

 

Programme 2010 :
- Jusqu’au 17 janvier  2010 : « Marianne Anselin, en chemin… »
- Du 27 février au 23 mai 2010 : « L’Education sentimentale »
(Vernissage le 27 février à 11h.du mercredi au dimanche de 14h à 17h (entrée libre). Espace Solidor : 04 93 73 14 42)

 

Espace Solidor
Place du château – Haut-de-Cagnes
06800 CAGNES SUR MER
FRANCE
Téléphone renseignement public : 04 93 22 19 25
Téléphone administration : 04 9322 19 25
Télécopie : 04 93 22 19 09
Contact : Myriam Lopez  m.lopez@cagnes.fr
Affaires Culturelles
Mairie de Cagnes-sur-Mer
04 93 22 19 25 -

chaque exposition qui a lieu à l’Espace Solidor est mise en ligne sur le site de la ville :
www.cagnes-sur-mer.fr/  onglet “culture”.
(merci de cette précision donnée par l’Espace Solidor -) )

 

Place du château – Haut de Cagnes – 06800 Cagnes-sur-Mer

BLOG – MAR DE COLOR ROSA – Espagne

Classé dans : blog Mar de Color Rosa,Espagne (ES) — bijoucontemporain @ 18:48

Le bonheur de découvrir, de temps à autre, au gré de mes recherches, de « beaux blogs » avec des pages/sélections intéressantes sur les bijoux contemporains !

mar de color rosa

Salutations au(x) « collègue(s) » ! :-)   un placer haberte encontrado ! :-)

http://montserratlacomba.blogspot.com/

Le blog de Montserrat LACOMBA, créatrice de bijoux Catalane, un blog bilingue Catalan/Anglais

Montserrat Lacomba bijoux

créations de Montserrat Lacomba

Si vous jetez un coup d’oeil à son profil, et aux blogs dont elle est membre, vous aurez une superbe sélection de blogs spécial bijoux ! :-) )

une question qui me « turlupine » : pourquoi ce nom ?? porqué « Mar de Color Rosa » ??  ;-)

 

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