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01/09/2013

EXPO ‘ANTI-BIJOUX’ – galerie COLLECTION (Ateliers d’Art de France), Paris (FR) – 20 Sept.-2 Nov. 2013

Parcours du Bijou «Circuit Bijoux» – Paris – à partir de SEPT. 2013

De septembre 2013 à mars 2014

l’image crée par les Ateliers d'Art de France pour l'identité des CIRCUITS BIJOUX. Cette image sera le support pour la communication dans la presse et l'affichage dans des lieux publics.  Le bijou choisi est la bague Herbes Folles de la créatrice de bijoux Claire Wolfstirn.

ANTI-BIJOUX à La galerie COLLECTION (Ateliers d’Art de France)
Exposition du 20 Sept au 2 Nov. 2013
Vernissage le 20 Septembre

La galerie COLLECTION d’Ateliers d’Art de France prend le bijou ornemental et portable à contre-pied et le rend sculpture monumentale.

le rapport au corps est implicite, mais qu’en est-il du rapport à l’espace ?
le bijou offre un volume en 3D dont la contrainte reste d’être portable… mais portable par qui ?
«Je réalise un bijou pour quelqu’un, je ne sais pas encore qui, mais je sais que – comme par miracle – il y aura une Cendrillon à qui il ira» (Eric Desprez de Gésincourt).
anti-Bijoux cherche à bouleverser le rapport d’échelle traditionnellement rattaché à l’idée que l’on se fait du bijou. On cherche à révéler ses composantes structurelles, manifestement en lien avec la sculpture, l’architecture, la danse, la musique…. Il y a chez chacun quelque chose de l’ordre de la mise en scène
 
Anti-bijoux s’articule autour de deux principes :
 
Une exposition présentant les «pièces d’attitude et de comportement» (Patricia Lemaire) de cinq créateurs : Eric de Gésincourt, Fabien Ifirès, Stéphane Landureau, Patricia Lemaire et Alexander Blank.
 
Eric  de Gésincourt a pour bijou culte la bague.
Il nous proposera des bagues à facettes en corian bleu, en bleu de joaillerie et en cire bleue directement issues de ses encres de chine ou de ses compositions structurelles de blocs en médium qu’il photographie. La bague y apparaît telle une ville, telle une juxtaposition de volumes séparés par des failles et réveillés par la lumière.
Eric De Gésincourt - corian Bleu, quatre pièces uniques, les autres pièces seront noir et blanche
Eric De Gésincourt – bagues corian Bleu, quatre pièces uniques, les autres pièces seront noir et blanche

Fabien Ifirès provient du monde de la sellerie traditionnelle.
La marque, créée il y a deux ans, manifeste son attachement au savoir-faire (tout est cousu main), aux matières nobles et à la protection de l’environnement (cuir à 80% français, crin de cheval naturel, tannage végétal, cordons de soie produits par une entreprise du patrimoine Vivant parisienne…). Leurs collections, magnifiquement épurées, sont très bien commercialisées à l’étranger (au Japon, à Singapour, aux Etats-Unis, en Australie, au Royaume-Uni). parallèlement à notre exposition, Fabien Ifirès expose au MAD de New-York dans le cadre d’une exposition internationale sur le bijou contemporain. Les bijoux Fabien Ifirès se situent aux marges de plusieurs tendances. Les collections se calent sur celles de la haute couture. Leurs sautoirs, colliers et manchettes séduisent par leur nature luxueuse et «hermésisante», leur côté «Simone de Beauvoir», tout autant que par leur créativité audacieuse et totalement «underground».

 Fabien Ifirès
Stéphane Landureau soumet la thématique et la forme à la technique.
Il ne cesse d’expérimenter et conquiert avec passion les possibilités formelles que lui permettent le travail du métal repoussé et les outils sans cesse inventés pour servir le projet. Réalité du geste, intimité de l’atelier, quête formelle du métal déformé, rapport d’échelle, abstraction appliquée sont des termes qui noués ensemble définissent assez bien la rigueur et la joie qui le mènent. Les pendentifs Cratères qu’il présente se posent à plat sur un socle. Le lien est retenu, caché, à l’intérieur du volume. Le Cratère se porte en pendentif, à hauteur du nombril. Le volcan évoque le feu, indispensable à la ciselure, le nombril, sorte de point d’équilibre de l’être, le feu intérieur de chaque individu.

Patricia Lemaire est une artiste animale et cérébrale.
Elle travaille autour de trois piliers : le corps, le bijou et l’espace. Le médium choisi est de l’ordre de la relation nouée entre ces trois acteurs, mais devient, par le contrepied qu’elle lui impose ou la noblesse qu’elle lui confère un nouveau, territoire d’expérimentation à part entière. La relation au corps est primordiale, et à la source de tout. Son premier outil de joaillier est la danse. Le corps convoque le rituel alimentaire, la survie, la communauté des hommes, le déchet – que Patricia Lemaire nomme relief et qu’elle a à cœur d’anoblir (os de poulet, queues de cerise sont parties intégrantes de la préciosité et de la beauté).
Patricia Lemaire produit selon elle des «pièces d’attitude et de comportement», qui n’ont pas besoin du corps pour vivre dans l’espace, même si elles s’en sont nourries. Autoportées ou sur socles, elles demandent à vivre sous toutes leurs faces, comme des sculptures. Mais imaginer porter un bijou d’exception (la couronne de la reine d’angleterre, par exemple, ainsi qu’elle aime à le dire à ses élèves de l’aFedap), son port virtuel en somme, suffit à faire bouger différemment chacun de nous dans l’espace. L’oeuvre est donc une sculpture dans l’espace, dont on peut fantasmer le port pour la faire évoluer différemment dans l’espace. Le  corps n’est en ce cas pas nécessairement l’objet de destination, mais le relais éventuel et fantasmé du bijou. Le corps devient l’accessoire du bijou.

Patricia Lemaire -  F(ph)iltres V - 2003-2012 - parure de cou - 365 filtres à café, cire de banque, fil
Patricia Lemaire –  F(ph)iltres V – 2003-2012 – parure de cou – 365 filtres à café, cire de banque, fil
Alexander Blank a créé un monde fantastique composé des figurines cultes des dessins animés de notre enfance produits par la Warner Bros.
Mais ces animaux, très anthropomorphiques attendent manifestement plus de cette mise en volume, ils seraient presque prêts à s’approprier leur vie ! Une fougue apte à susciter chez le spectateur nostalgie, amusement et espoir. Sculptés dans une mousse rigide, éminemment tactiles et peints ensuite en blanc ou en noir, leur ambition est résolument monumentale et rivaliserait volontiers avec la statuaire en marbre classique. Alexander Blank, créateur allemand vivant à Munich, sera pour la première fois exposé en France
alexander blank
Alexander Blank
 
Des installations, pour « aller au delà de sa zone de confort » (Pascal Oudet)
Tout au long de l’exposition, trois artistes vont tenter de relever un défi : conformer leur travail de sculpteur à l’élaboration d’un bijou dans l’espace de la galerie.
Ils abordent respectivement trois matériaux nomades, la terre crue, la laine et le bois. La commande leur en a été faite très en amont. Ils ont eu le temps de penser leur projet. Ces interventions in situ représentent pour chacun d’eux une gageure qu’ils sont impatients de prendre à bras-le-corps.
Hélène Angeletti est plasticienne.
Elle a coutume de générer des formes en laine très invasives, ogresques. Pour la lisibilité graphique qu’il  confère, elle a ici élu le noir. Eléments sculptés au crochet, assemblés, suspendus, en vue d’édifier une immense parure, si grande que c’est le bijou qui prendra le visiteur par la main pour entrer en son sein. C’est le corps qui pénétrera le bijou-installation et non l’inverse.
Nicole Crestou est plasticienne, adepte des installations-destructions en terre crue.
Conception de la mise en scène, réalisation des éléments sur place et en atelier, installation puis observation de la destruction, telles seront les étapes du travail exposé à la galerie Collection. Nicole Crestou traite de la défiguration humaine, le plus souvent à travers des moulages de son propre corps (de son visage ici). Elle érige une installation et dispose en dessous un bassin empli d’eau. Au rythme de l’eau ajoutée, la sculpture va entreprendre son agonie, par capillarité. L’entreprise d’anéantissement pose la question du temps (artificiellement accéléré ou ralenti), de la pérennité de l’oeuvre d’art, de la valeur mercantile de l’objet de luxe.
Pascal Oudet est sculpteur, tourneur sur bois. La machinerie indispensable à son travail rend sa pratique moins nomade que les autres, mais il se sent armé pour traiter du monumental. Dentelles de chêne brûlées, dorées à la feuille, la matière est là, magnifique et ensorcelante. Aller vers le très petit aurait, par contre, été inconcevable. Le principe de l’installation lui est moins familier, mais le défi l’enthousiasme.
Il entend sortir de sa zone de confort et prend le risque de se frotter à la thématique du bijou –inédite pour lui– en présence des visiteurs. L’enjeu principal pour lui étant de parvenir à conférer de la fluidité à son ensemble sculpté.
 
 
4, rue de Thorigny -
75003 Paris
métro : saint-paul
du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h à 19h
Tél. : + 33 (0)1 42 78 67 74
www.galeriecollection.fr

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