BIJOU_CONTEMPORAIN

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10/10/2014

Triennale européenne du bijou contemporain – Wcc-bf Mons (Belgique) – 25 Oct.-28 Dec. 2014

Wcc-bf Mons

La Triennale européenne du bijou contemporain
De europese Triënnale voor hedendaagse sieraden
The European Triennial for Contemporary Jewellery
Belgique / Finlande / Italie – Belgium / Finland / Italy
Triennale Mons 2014

Pour sa cinquième édition, la Triennale européenne du Bijou contemporain invite les créateurs d’Italie et de Finlande à dialoguer avec les Belges.

Quarante-cinq artistes, maîtres d’art ou jeunes talents, seront  réunis à la Grande Halle des anciens abattoirs de Mons pour un des événements majeurs du bijou contemporain en Europe.

 

Belgique / België / Belgium
Nevin Arig, Liesbeth Bussche, Clarisse Bruynbroeck, Hilde De Decker, Marion Delarue,
Silke Fleischer, Bernard François, Delphine Joly, Patrick Marchal, Shana Teugels, Karen Vanmol, kuppers&wuytens, Marta Miguel Martinez Soria, Claire Lavendhomme, Nelly Van Oost.

Nelly Van Oost (MA 2012) • Brooch "Instant" • Paint, new silver and steel • 2014 • ©p Lotta DuseNelly Van Oost (MA 2012 Idar Oberstein) • Brooch « Instant » • Paint, new silver and steel • 2014 • ©p Lotta Duse

Nevin Arig, Occupy-gezi-day3, collier, 2014. Bois, argent, pigments sur métal et sur bois. 40x6,7x3,5 cm. Photo: Nevin Arig.Nevin Arig, Occupy-gezi-day3, collier, 2014. Bois, argent, pigments sur métal et sur bois. 40×6,7×3,5 cm. Photo: Nevin Arig.

Karen VanmolKaren Vanmol

clarisse BruynbroeckClarisse Bruynbroeck

Brooch by Claire Lavendhomme. "Passage" series 2013 . Photo on aluminum & silver.Brooch by Claire Lavendhomme. « Passage » series 2013 . Photo on aluminum & silver.

 

Finlande / Finland / Finland
Ulla Ahola, Tuija Hietanen, Sirja Knaapi, Helena Lehtinen, Eija Mustonen, Maria Nuutinen, Inni Pärnänen, Essi Pullinen, Ari Pyörälä, Tiina Rajakallio, Jenni Sokura, Janna Syvänoja, Nelli Tanner, Tarja Tuupanen, Tatu Vuorio.

 Janna Syvanoja, broche, 2013. papier recyclé (carte), fil d'acier, 19 x 9 x 6 cm. Photo: Janna Syvanoja.Janna Syvanoja, broche, 2013. papier recyclé (carte), fil d’acier, 19 x 9 x 6 cm. Photo: Janna Syvanoja.

 

Italie / Italie / Italy
Daniela Boieri, Giovanni Corvaja, Arata Fuchi, Doris Maninger, Stefano Marchetti, Lucia Massei, Barbara Paganin, Marzia Rossi, Jacqueline Ryan, Giovanni Sicuro, Fabrizio Tridenti, Barbara Uderzo, Graziano Visintin, Annamaria Zanella.

 Stefano Marchetti, Broche, 2014. Or, titane, résine. Photo: Stefano Marchetti.Stefano Marchetti, Broche, 2014. Or, titane, résine. Photo: Stefano Marchetti.

Marzia Rossi - She is gone, necklace 2011-12 silver, beads nylon threadMarzia Rossi – She is gone, necklace 2011-12 silver, beads nylon thread

Doris Maninger - ‘ephemeral floating’, necklace, 2013, iron, silver, electroformedDoris Maninger – ‘ephemeral floating’, necklace, 2013, iron, silver, electroformed

Daniela Boieri -  necklace, 2014, silverDaniela Boieri -  necklace, 2014, silver

Lucia Massei “Orientale" bracelet, 2014 ancient epaulettes,  copper, yellow gold, silk Lucia Massei “Orientale » bracelet, 2014 ancient epaulettes,  copper, yellow gold, silk

Dans ce cadre, une journée de conférence et un workshop sont organisés !

Triennale Mons 2014

 
Grande Halle des anciens abattoirs de Mons
Du 25.10.2014 au 28.12.2014
Tous les jours sauf le lundi et le 25.12
de 12h00 à 18h00 (17h00 le 24.12)
From 25.10.2014 until 28.12.2014,
everyday except Monday and 25.12,
from 12:00 to 18:00 (17:00, on the 24.12)

 Site des Anciens Abattoirs
17 – 02, Rue de la Trouille
B-7000 Mons (Belgique)
Tél. : +32-(0)65-84.64.67
Fax : +32-(0)65-84.31.22
wccbf@wcc-bf.org

28/05/2014

EXPO ‘A Touch of Steel’ – Deutsches Klingenmuseum, Solingen (DE) – 24 Mai-31 Aout 2014

Inauguration vendredi 23 mai, 18:30

Deutsches Klingen Museum  (Musée Allemand de la Coutellerie)

Une exposition en collaboration avec le colloque Rhénanie du Nord/Westphalie et l’Académie royale des Beaux-Arts d’Anvers.

 24.05.-31.08.2014, SOLINGEN A Touch of Steel – Stahlpreis 2014. Deutsches Klingenmuseum, Klosterhof 4. www.klingenmuseum.de
Kolloquium Nordrhein-Westfalen (Hrsg.); Royal Academy of Fine Arts Antwerp (Hrsg.), A Touch of Steel, Steel Prize 2014 (Stahlpreis 2014), englische Sprache, 128 Seiten, zahlreiche Abbildungen, Antwerpen 2014.
Ab dem 23. Mai an der Museumkasse und im Online-Shop erhältlich.
« Le colloque Rhénanie du Nord/Westphalie, basé à Düsseldorf, promeut depuis de nombreuses années, l’approche artistique et créative pour le matériau acier ou en acier inoxydable dans une petite taille.
Le colloque publie tous les trois à quatre ans un concours sur le thème du bijou, de l’équipement et de la petite sculpture, en acier ou en acier inoxydable. Le matériau fragile résiste -ensembles – contrairement aux lignes pures métaux précieux – la conception convoitise de ungehemm-e et les appels de l’artiste et créateur de bijoux discipline.
Le prix de l’acier 2014 montre les résultats de la compétition, qui était réalisée en collaboration avec l’Université des Arts (Académie royale des Beaux-Arts) à Anvers (Belgique). En plus des œuvres sélectionnées de 22 élèves artistes du bijou déjà présentés. Parmi les élèves deux prix et deux mentions honorables ont été attribuées. » ………..
Jorge Manilla - for "A touch of Steel"Jorge Manilla – 3 pieces  for « A touch of Steel »
Jorge Manilla - for "A touch of Steel"Jorge Manilla – 3 pieces  for « A touch of Steel »
Jorge Manilla - for "A touch of Steel"Jorge Manilla – 3 pieces  for « A touch of Steel »
Vincent Vestrepen  Vincent Vestrepen
Orsola losnczyOrsola losnczy
Josefine MassJosefine Mass
Annika VirkenAnnika Virken
David Huycke David Huycke

 

Deutsches Klingenmuseum
Klosterhof 4
D-42653 Solingen
Service 0212-25836-0
Termine 0212-25836-36
Telefax 0212-25836-30
klingenmuseum@solingen.de
www.klingenmuseum.de

06/01/2014

COLLOQUE « Bijou(x). Les pratiques contemporaines à l’épreuve de leur discours » – Paris (FR) – 14-15 Fevr. 2014

Parcours du Bijou «Circuit Bijoux» – Paris – à partir de SEPT. 2013

De septembre 2013 à mars 2014

bannière Circuits Bijoux

14 & 15 fevrier 2014 :

La Garantie, association pour le bijou et Paris College of Art organisent le colloque international

« Bijou(x). Les pratiques contemporaines à l’épreuve de leur discours »

Ce colloque se tiendra au Paris College of Art 15, rue Fénelon | 75010 Paris  Une participation aux frais d’organisation et de buvette de 10 euros par jour sera demandée, payable au moment de l’inscription.

La Garantie, association pour le bijou et Paris College of Art ont le plaisir de vous convier au colloque international Bijou(x). Les pratiques contemporaines à l'épreuve de leur discours les 14 et 15 février 2014 de 9h30 à 18h00 au Paris College of Art 15, rue Fénelon | 75010 Paris
Le programme complet du colloque ainsi que les modalités d’inscription sont disponibles en cliquant sur www.paris.edu.  Vous pouvez vous inscrire dès maintenant en suivant ce lien: https://events.r20.constant…

Jewel(s). Contemporary Practices Face Their Discourse

In February 2014, la garantie, association pour le bijou  mission is to study and promote contemporary jewelry, is organizing an international symposium, Jewel(s). Contemporary practices face their discourses. This event, part of the ongoing Paris-wide event, Circuit de Bijoux, will be hosted by Paris College of Art.A small participation fee of 10 euros per day will be charged upon registration and will cover the cost of the event and refreshments.Please note: Most of the talks will be delivered in French

 

15, rue Fénelon
75010 Paris France
+33(0)1 45 77 39 66
Fax: +33 (0)1 45 77 10 44
contact@paris.edu

30/06/2013

Paris «Circuits Bijoux» – CYCLE de CONFERENCES, TABLES-RONDES et RENCONTRES – Paris (FR)

Parcours du Bijou «Circuit Bijoux» – Paris – à partir de SEPT. 2013

De septembre 2013 à mars 2014

bannière Circuits Bijoux

Le BIJOU, MATIERE à PENSER
CYCLE de CONFERENCES, TABLES-RONDES et RENCONTRES
CIRCUITS BIJOUX - Conférences
Une manifestation de l’envergure des Circuits Bijoux ne se conçoit pas sans un volet de réflexion. Faisant appel à des spécialistes issus du champ des sciences humaines, du monde professionnel, du secteur de l’enseignement, Ateliers d’ Art de France coordonne un cycle de conférences, tables-rondes et rencontres programmés dans divers lieux et pendant toute la durée de l’événement.
Seront présentées et débattues maintes thématiques autour du bijou et de la parure : histoire, histoire de l’art, fonctions symboliques, interrogations anthropologiques et préoccupations esthétiques sont autant de sujets soulevés par les experts conviés à faire part de leurs recherches. Les aspects plus économiques de la filière (marché, structuration des professionnels, nécessité de se positionner dans le champ de la culture, de promouvoir l’excellence et la créativité des métiers et la question de la formation…) seront également abordés.
 
 
SEPTEMBRE 2013
Jeudi 26 septembre, de 16h à 17h30
le Bijou contemporain, cul-de-sac ou mer à boire ?
proposé par ateliers d’art de France
intervenant : Liesbeth den Besten, spécialiste néerlandaise du bijou contemporain, auteure de « ON Jewellery 2011″ et membre du conseil d’administration de la Fondation Françoise Van den Bosch
«L’histoire du bijou est récente. Elle débuta à la fin des années soixante en quelques endroits seulement dans le monde. Beaucoup de chemin parcouru depuis, et dorénavant, le bijou a une histoire contemporaine globale (universelle et parallèle). Inévitablement, les particularismes locaux tendent à disparaître. Parallèlement  pourtant on assiste à un enrichissement formel et esthétique constant. J’ai confiance en la capacité du bijou contemporain à se réinventer.»  Liesbeth den Besten
 
galerie Collection
4, rue de Thorigny -
75003 Paris
Tél. + 33 (0)1 42 78 67 74
collection@ateliersdart.com
entrée libre sur réservation uniquement dans la limite des places disponible
 
 
samedi 28 septembre, de 17h30 à 19h30
Célébrations –révélations
proposé par la galerie Terres d’Aligre
intervenants : Philippe Albizzati, galeriste; Marianne Anselin, créatrice; Michèle Heuzé, historienne du bijou; Lucileee Lambert-Bach, théoricienne du bijou et docteur en histoire de l’art et archéologie; Claire Marfisi,  créatrice – modérateur : Pierre Bach, coach en management de l’innovation
Aujourd’hui, chacun choisit son bijou en fonction de son histoire, de son style, de son idée de l’exhibition de sa personne, et moins pour la fabrication d’une investiture. Ceci amène une historienne et une théoricienne du bijou à s’interroger sur les raisons de cette mutation et deux créatrices à témoigner de l’influence de ces questions sur leurs créations.
 
galerie terres d’ Aligre
5, rue de Prague
75012 Paris
terresdaligre@orange.fr
entrée libre sur réservation uniquement dans la limite des places disponible
 
 
OCTOBRE 2013
samedi 5 octobre, de 15h à 17h30
pourquoi portons-nous des bijoux ?
 proposé par ateliers d’art de France
intervenant : Michèle Heuzé, historienne du bijou
Il semble pour beaucoup que l’on se pare pour soi, alors qu’en fait on se pare souvent pour autrui. Fort de l’impact de nos besoins dans notre environnement, le bijou est une des réponses riche de sens que l’homme a créé pour se définir, se protéger, se valoriser et surtout exister. Pourtant l’homme est né sans parure ; ses ingénieuses créations furent-elles un des moyens qui favorisèrent son évolution ?
 
l’Atelier
55, avenue Daumesnil
75012 Paris   (Viaduc des Arts)
Tél. : + 33 (0)1 43 45 28 79
viaduc@ateliersdart.com
 entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles
samedi 19 octobre, de 15h à 17h30
 
 
samedi 19 octobre, de 15h à 17h30
Transmission, Création et Matières en question
proposé par ateliers d’art de France
intervenant : Michèle Heuzé, historienne du bijou
A partir des matériaux utilisés par les artistes de l’exposition : présentation de la variété actuelle et de la manière dont les limites de la créativité sont toujours repoussées.
 
l’Atelier
55, avenue Daumesnil
75012 Paris (Viaduc des Arts)
Tél. : + 33 (0)1 43 45 28 79
viaduc@ateliersdart.com
entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles
 
Jeudi 3 octobre, de 18h30 à 20h
Bijou et Innovation
proposé par ateliers d’art de France
intervenant : Catherine Foliot, consultante en management de l’innovation
Cette conférence invite à tirer les fils du processus d’innovation, à partir du travail de Yannick Mur qui nous place au cœur de trois questions contemporaines fondamentales : notre rapport au temps, au mouvement perpétuel, à la question de l’éclairage, c’est à dire à la lumière et son double, l’obscur. Nous rentrerons dans les partis pris d’un travail nourri de l’intention de tisser tradition et innovation, Yannick Mur nous invitant ainsi à une magnifique interrogation sur la création contemporaine.
 
Talents Opéra
 1 bis, rue Scribe
75009 Paris
Tél. : + 33 (0)1 40 17 98 38
talents@ateliersdart.com
entrée libre sur réservation dans la limite des places disponibles
 
 
FEVRIER 2014
Vendredi 14 Février, de 15h à 17h30 &
samedi 15 février, de 9h à 19h
Bijou(x) : les pratiques contemporaines mettent leurs discours à l’épreuve
 proposé par La Garantie
intervenants : seize spécialistes européens du bijou contemporain
Le colloque propose d’explorer trois modalités d’existence du bijou qui le donnent à voir comme objet qui échappe à des déterminismes de formes, de nomenclature et de destination : les gestes qu’il mobilise, les statuts qui le définissent et les espaces dans lesquels il est exposé.
 
Paris College of art Design Center
15, rue Fénelon
75010 Paris
secretaire@lagarantie.org
entrée : 10€ par jour dans la limite des places disponible

09/06/2012

Schmucksymposium Zimmerhof – Bad-Rappenau, Germany – 7-10 Juin 2012

Schmucksymposium Zimmerhof

Zimmerhof symposium (44ème édition)
The public and private lives of jewellery ( 7 -10 juin 2012)
Un séminaire sur le bijou contemporain – programmé par brune boyer, emmanuel lacoste et benjamin lignel – sur l’invitation d’Yvonne von Racknitz et Uli Haass – avec Namita Wiggers, Cristina Filipe, Christoph Zellweger, Susan Pietzsch, Alena Alexandrova, Christian Hoedl, Carole Deltenre, Cécile Bulté, Pascale Gallien, Alexandre Bardin alias Vera Berkson, Philippe Liotard, Emmanuel Lacoste & Christian Alandete.

ZIMMERHOF 2012

Concept 2012

This year, the symposium’s programme was put together by the French association la garantie. The program will tackle, on the first two days, the different public spaces in which contemporary jewellery can be found, and how actors in the field have sought to challenge the boundaries between those spaces. The last two days will focus more specifically on private spaces and the body.
Our primary aim is to deal with issues that have cropped up recently in opinion pieces and academic texts, and in contemporary practice: how makers sometimes produce for museums, and forget the user; how museums in turn try to propose ‘hands-on’ exhibition projects; how some individuals have literally gone ‘on the street’ to meet the user; how the body is at once a destination, a reference, and an arena of transformation. In short, we intend to provide a platform for debate on the exciting and problematic to and fro of contemporary jewellery between maker, wearer and institution.

Secondly, we hope that this program will give the attendees an opportunity to test a growing interest in the field for exhibition design against the larger historical and theoretical context of museology and (contemporary) jewellery exhibition history.

The results of this symposium will later be published both online and in print.

Brune Boyer, Emmanuel Lacoste & Benjamin Lignel, für la garantie

 ZIMMERHOF

About Zimmerhof

Zimmerhof is a yearly reunion of around 200 members of the jewellery field – students, makers, designers and historians – taking place in an impressive old farmhouse estate in Bad Rappenau-Zimmerhof.
While the four-day event revolves around talks and presentations, it also provides the opportunity to chat at length with those peers we often only ‘bump into’ in other events: it’s an occasion to exchange information, communicate about one’s work, and generally have a good time together.

In order to keep both the attendants and the organisers on their toes, the lectures are always organized by a different team of jewellery professionals: two, sometimes three, people choose a theme, and select a roster of international speakers accordingly. The speakers come from Spain, Germany, Belgium, the Netherlands, Austria, and France; alumni students from academies throughout Europe also present their work (talks are given either in English or German). According to the tradition, visitors are encouraged to bring a couple of their own pieces, which are shown on Friday night on the now legendary Schmucktisch (jewellery table).

Zimmerhof Symposium is the longest existing symposium of it´s kind. Through the years it has grown to be the time and place to be for contemporary jewellery people to meet and greet, to talk and discuss. Bolstered by tradition and ever changing programs, we feel sure that the symposium will continue to inspire for many years to come: we hope to see you there!


Programm/ Program
Donnerstag 07. Juni
• 14.30 Begrüßung
• Namita Wiggers (USA) Kuratorin
„Treasure House and/ or Pleasure House: Democratizing Experience in Museums“
• Christina Filipe (PT) Schmuckmacherin, Gründerin der PIN Association
„the private life of a piece of jewellery“
Freitag 08. Juni
Christoph Zellweger (CH) Schmuck und Objektmacher, Professor
„Bodies as Jewels – vom Körperschmuck zu Körpern als Schmuck“
• Susan Pietzsch (DE) Schmuckmacherin, Herausgeberin von Schmuck2
„Schmuck2 publications – Excerpt from the Practice“
• Alena Alexandrova (NL) Kuratorin, kulturtheoretikerin
„Around, but never at the center: Weaving an Atlas of Jewels and gestures.
On the Practice of Suska Mackert“
• Christian Hoedl (DE) Schmuckmacher, Kurator
„Resistance of the line“
Carole Deltenre (F) Schmuckmacherin
„ When intimacy is shown publicly“
Schmucktisch
bitte Schmuck mitbringen! Please bring Jewellery with!
Pecha Kucha
Kurzpräsentationen von 6’40”min (20 Dias/ 20 Sekunden). Jeder ist zur Teilnahme eingeladen.
a series of short 6’40” presentations (20 slides/ 20 seconds). This is open to everyone, and will be done on a first com/ first serve basis.
>check infos!
Samstag 09. Juni
• Cécile Bulté (F) PhD Studentin in Kunstgeschichte
„Pinned to the body, carved on the house: late medieval representations of sex“
• Pascale Gallien (F) Sammlerin
„How an intimate passion granted me collector status“
• Alexandre Bardin alias Vera Bergson (F) Performance Künstler
„Everscreen“ (eine Performance)
• Philippe Liotard (F) Soziologe, Universität Lyon 1, Herausgeber von Quasimodo
„On body modification“
Emmanuel Lacoste (F) Performance Künstler
„Share. (eine Performance)
When sharing the private space makes it larger“
Sonntag 10. Juni
• Runder Tisch
Namita Wiggers (USA), Alena Alexandrova (NL), Christian Alandete (F) ->to be confirmed.
Moderation: Benjamin Lignel (F)

 

 

 

Kontakt und Sekretariat (wochentag 9:00 bis 12h30)
Yvonne von Racknitz | Schloß Heinsheim | Gundelsheimerstr 36 | D-74606 Bad Rappenau
Tel. +49 (07264) 808853 | Fax +49 (07264) 808854

info@schmucksymposium.de

17/11/2011

« De l’organe à l’ornement » – Monique Manoha – Colloque

Actes du colloque international Projections : des organes hors du corps (13-14 octobre 2006)

Si mon attention fut immédiatement retenue par l’appel à communication «Projections : des organes hors du corps», c’est que dix années de pratiques dans le champ du bijou et de l’objet d’ornement m’ont régulièrement confrontée à des «organesornements», et ce, qu’il s’agisse d’objets anciens ou de créations d’artistes contemporains. Or ces diverses productions ne manquent pas de soulever de multiples questions. Quels sont les organes ainsi utilisés ou représentés et pourquoi ? Quelles sont les modalités de leurs représentations ? Pour servir quels propos ou quels intentions ? Qu’ont-ils à nous apprendre du rapport à l’ornementation et au corps ? Nous nous intéressons dans un premier temps à ce que l’histoire nous offre comme exemples d’objets et, par-là même comme pistes de réflexions et d’analyses.

C’est depuis des temps forts anciens que l’homme joue de la représentation d’organes pour ses bijoux, au nombre desquels les plus utilisés sont incontestablement les organes sexuels externes, les mains et les yeux. Ainsi, les nombreux bijoux ornés d’un phallus –symbole et image de l’énergie vitale et créative liés à un organe procréateur– sont connus pour offrir prospérité et protection. Si, à Rome, ils ornent tout particulièrement des bagues d’enfants des deux sexes, ils vont au fil des périodes et des régions trouver également des déclinaisons en pendentifs de tailles et matériaux variés (os, ivoire, céramique, métaux…). Et aujourd’hui encore, le port du fica, représentant un poing refermé sur un pouce tendu entre index et majeur, et dont l’usage remonterait à la période étrusque, est courant. Ici, le principe actif est le leurre. En effet, l’obscénité flagrante du geste ainsi mis en image a pour objet d’attirer l’attention des mauvais esprits, et de détourner leur intérêt du porteur, potentielle victime de leurs agissements. Bien entendu, les organes sexuels masculins ne sont pas les seuls représentés, et il nous est aussi possible de citer l’usage du cauri –petit coquillage qui sur sa face dorsale illustre le sexe féminin– ou encore celui du triangle dans les ornements touaregs –expression stylisée du triangle pubien– comme des figures de base d’un monde de fécondité. La main bénéficie également de multiples représentations dans l’ornement, parmi lesquelles l’exemple que nous connaissons tous sous l’intitulé de «Main de Fatma», usité dans le Maghreb et les pays musulmans. Cette amulette fixe le geste d’une maindont la posture illustre clairement qu’elle repousse, fait barrière, voire impose la limite, et est généralement associée à diverses sourates du Coran –dont celle de l’Aube Naissante :

Je cherche refuge auprès du seigneur de l’aube naissante contre le mal de la nuit obscure quand elle vient sur nous, et contre le mal de celles qui soufflent sur les noeuds etcontre le mal de l’envieux qui porte l’envie.1
En Amérique latine par contre les amulettes en forme de mains –connues depuis 4000 ans et encore largement usitées– s’attachent à une autre fonction de l’organe. Ici, la main qui qui semble avoir un rôle à jouer est celle qui manipule, travaille, permet commerce et échanges. Selon ce qui en agrémente la paume, l’amulette aura des effets variables, appelant les bienfaits –fortune, santé, prospérité…– pour qu’ils «remplissent les mains de son porteur», ou au contraire projetant les soucis vers la main de quelqu’un d’autre 2.

Khamsas, Tunisia: Mains de Fatma – Tunisie – Argent filigrané

L’oeil lui, qu’il s’agisse d’un «oeil d’Horus» –usité depuis l’Egypte Antique– ou d’une pendeloque en perle de verre bleu –à la manière de celles distribuées en Turquie ou dans divers pays méditerranéens– confronte le mauvais oeil, craint par-dessus tout, en lui opposant un oeil puissant. Ici, moins qu’à une représentation de l’oeil du porteur,«l’oeil-ornement» est un emprunt à une toute puissance extérieure. La conception, tant du mauvais oeil que de l’oeil protecteur, se fonde sur une représentation ancienne du fonctionnement de l’organe très différente de sa réalité physique telle qu’elle est aujourd’hui connue. En effet, toute cette construction se base sur l’idée que l’oeil n’est pas un récepteur d’informations et de lumières mais un émetteur de rayons, d’influx. Ces derniers sont source de crainte, puisqu’ils peuvent blesser et atteindre, mais portent également la possible parade, le mauvais rayon pouvant être réduit à néant par un rayon positif… L’usage des morceaux de miroirs dans le vêtement ou la parure ne fait que poursuivre cette même idée : le mauvais oeil se confrontant à son propre reflet s’autodétruit ou tombe en admiration… mais dans tous les cas perd son pouvoir sur autrui. Nous pouvons donc considérer que la fonction première de ces «organesornements» est celle de l’amulette, du charme ou encore du talisman, protégeant, apportant chance, santé et prospérité ou offrant des pouvoirs magiques3 à ses porteurs. Ces divers objets se saisissent des fonctions de l’organe représenté pour les fixer avant de les ramener sur le corps du porteur, leur délégant un rôle actif permanent.
Néanmoins, l’usage de «l’organe-ornement» ne se cantonne pas à ce besoin de protection ou à cette recherche de mieux-être. En effet, nous pouvons également noter que l’organe est très souvent utilisé comme composant d’un vocabulaire symbolique destiné à conserver un message. Deux mains entrelacées sur une bague gardent vivace la force d’une amitié malgré la séparation –au-delà de la mort même, ce qui explique la présence de cette même iconographie sur certaines pierres tombales. Deux petits coeurs accolés signent les accordailles et disent les coeurs blottis l’un près de l’autre pour prendre soin d’un même amour. Deux mains enserrant un coeur notifient un amour confié. Une bague portant un coeur et un L gravé disent à quel point «mon coeur est à elle», etc. Cet usage est encore aujourd’hui très fort, et décliné dans de multiples objets de la grande distribution, dont un des exemples peut être un coeur coupé en trois morceaux dont chacun est un pendentif, et portant l’inscription «Best Friend» qui peut ainsi servir d’expression sentimentale à un groupe d’amies. Ici, symbolismes, représentations et interprétations révèlent les fonctions affectives et sentimentales attribuées à la gestuelle de l’organe, disant combien le corps est objet de constructions. Dans l’histoire donc, les exemples ne manquent point –bijoux de riches ou de pauvres, de matières nobles ou non –et nous pourrions ainsi poursuivre l’inventaire à l’infini ou presque, puiser dans des cultures multiples, y rechercher ces «organesornements» et les raisons d’être de leurs conceptions et usages ; mais l’intérêt du propos n’est sans doute pas là. Partant de ce succinct état des lieux de la tradition de cette pratique, intéressons-nous maintenant aux travaux de quelques artistes du Bijou Contemporain, qui apportent de nouvelles tonalités à l’usage de l’organe dans l’ornement.

En premier lieu, il semble nécessaire de définir ce que nous nommons Bijou Contemporain. Ce mouvement, né après la seconde guerre mondiale mais en germe depuis le début du XXe siècle, regroupe des artistes qui, bien que maîtrisant un certain nombre de techniques artisanales propres au domaine de la bijouterie et de l’orfèvrerie, placent leurs recherches loin des seules préoccupations formelles de l’orfèvrerie et de l’artisanat d’art. Ils interrogent l’objet même de leurs recherches, à savoir le bijou, tout en élaborant un «parler du corps» ou même un «parler au corps», offrant à ce dernier des parures pour ce qu’il est ou est susceptible d’être, pour ce que les perspectives et interrogations contemporaines en ont dessiné ou redessiné. Ne reniant rien de l’histoire et de la tradition de leur «métier», ils en jouent et les réécrivent dans ce qu’ils perçoivent comme réalité actuelle. Mal connu en France, bien qu’il y possède quelques brillants représentants, ce mouvement est très fort dans d’autres pays européens, tels les Pays-Bas, la Belgique, l’Allemagne, et maintenant les pays méditerranéens (Portugal, Italie, Espagne…) et les pays de l’Est (Estonie, Tchéquie…) qui possèdent de nombreuses écoles, événements, galeries spécialisées et outils critiques. Comme on le voit, c’est bien de propositions d’artistes dont il va être question à présent, artistes créant des bijoux dont l’usage est certes moins généralisé que les objets historiques présentés plus haut, mais dont on peut estimer qu’ils sont à l’avant-garde des évolutions d’une pratique.

Nous entamerons ce parcours par les travaux de la bijoutière Inni Parnanen, hollandaise d’origine finnoise, qui a produit en 2002-2003 une série de pièces dénommée Extraorganes – que nous pourrions traduire par Organes externes, véritable ode à la peau, magnifique interface entre dedans et dehors, entre soi et le monde : peau tout à la fois espace et actrice de la médiation sensorielle. Ces pièces, montées comme des broches ou des pendentifs, sont réalisées en parchemin –peau de porc tannée. Le parchemin, translucide et laissant nettement apparaître les veinules de la peau, permet de dessiner de petites structures sphériques ou ovalisées, comme de petites poches,
unies les unes aux autres par un fil de soie. L’artiste présente ce travail par ce texte :

« L’organe est une partie d’un être humain, d’un animal ou d’une plante remplissant une fonction déterminée, la peau est organe. La peau est aussi le premier ornement de l’homme.
De la peau vient le parchemin. Le bijou est un accessoire, à l’origine un symbole de victoire devenant ornementation de la peau. Parallèlement aujourd’hui la chirurgie plastique remanie le corps, sa forme, sa beauté. Le fil de soie reliant les différentes parties des extra-organes parcourt la peau : par la peau, sur la peau, sous la peau et dans la peau
« .

Bien sûr confrontés aux recherches et écrits de Didier Anzieu4 ou encore François Dagognet5, nous voici en proie à de multiples pistes de réflexions, dont nous n’avons malheureusement pas le temps d’explorer tous les possibles. La peau, ornement premier, premier lieu de l’ornement, dit bien que notre condition même d’humain ne sait échapper à cette réalité qui l’entoure, le limite, et réduit son échange avec autrui au mieux au contact d’une peau sur une autre, et aux sensations que ces deux peaux perçoivent et émettent. Mais les pièces de Inni Parnanen, par le fil qui en relie tous les éléments «par, sur, dans et sous» la peau nous invitent également, et clairement, à penser notre rapport contemporain à la chirurgie plastique ou reconstructrice, rapport dont quelques débats publics récents ont su nous rappeler combien il n’avait rien d’anodin… Et cette référence n’est-elle pas renforcée du fait que, plus que toute autre, c’est la peau de porc qu’elle a choisi de travailler ? Devons-nous considérer comme un pur hasard que cet animal soit, par ailleurs, au coeur des recherches et des enjeux sur les xénogreffes pour sa grande proximité corporelle avec l’humain ?

Inni Pärnänen, "Extra Organs" neckpieces, 2003. Parchment, silk thread, mother of pearl. Reproduced from http://www.inni.fi/gallery: Inni Parnanen – Extraorgan – Collier peau de porc parcheminée et fil de soie – 2002 – Tous droits réservés.

Cette mise en question du corps dans les bijoux d’Inni Parnanen existe également dans une série de pièces plus récente : « La belle au bois dormant« . Conçue en 2004, après la naissance de sa fille, il s’agit d’une série d’anneaux sur lesquels sont accrochés en pendeloques des sexes-corolles féminins, sculptés dans de fines plaques d’argent fin, et colorés dans des tons nacrés évoquant coquillages et perles. Il s’agit pour elle de jouer tout à la fois des usages de la bague dont elle rappelle que «de tous temps, embrasser une bague fut signe de soumission et respect», mais aussi du baise-main, «signe d’estime et de tendresse respectueuse», pour mettre en valeur sa certitude de «l’importance de chérir et respecter la féminité». Et jouant d’une proximité formelle entre sexe féminin et coquillage, ne s’inscrit-elle pas dans une tradition de la représentation et du symbole où érotisme et fécondité s’entrecroisent, et qu’en leurs temps des artistes tels Le Titien ou Botticelli ont bien illustré dans leurs Naissance de Vénus ? Ne pouvons-nous lire dans le rapprochement qu’elle propose, le temps d’un baiser, entre bouche et sexe, une allusion évidente à la sexualité ? Son traitement des matières, des couleurs, la fragilité visuelle de ses pièces contraignant porteurs et spectateurs à l’attention ne soulignent-ils pas sa volonté de respect et de tendresse, le geste du porteur ou de celui qui le touche, déchargés de ces notions pouvant endommager la bague ?

Inni Parnanen La Belle au Bois Dormant – pendant Argent fin: Inni Parnanen La Belle au Bois Dormant – pendant Argent fin – 2004 Tous droits réservés.

Traduire en objets des questions de sexualité est également au coeur de la démarche de la Strasbourgeoise Cathy (Catherine) Abrial. Elle conçoit ses Bagues Poilues comme une illustration du rapport entre sexualité et relations sociales et affectives. Chacune de ses bagues est associée à une petite annonce découpée dans les rubriques Rencontres de diverses publications. Ces annonces peuvent venir d’hommes ou de femmes, et sont de caractère aussi explicite que «Femme, 48 ans, physique agréable, délaissée, désire faire connaissance avec monsieur 50/60 ans, bon niveau, de préférence marié, gentil,compréhensif, pour partager moments agréables» ou énonçant un désir plus large «Dame libre, caractère et physique agréable, désire rencontrer monsieur veuf ou divorcé, 50-60ans, pour sorties, voyages et plus si affinités». Elle conclut et résume son travail d’une manière qu’elle veut tout à la fois tendre et cynique : «Au fond tout se ramène toujours à enfiler une bague poilue». Et nous voici, nous spectateurs, renvoyés à ce que nous décrit Jacques Ruffié des stratégies élaborées par le vivant pour se transmettre, se reproduire, se poursuivre… au nombre desquelles la culture, et bien évidemment la culture amoureuse6.

http://abrial.catherine.free.fr/images/photos/innommable_poilues.jpg
Cathy Abrial– Bagues poilues – Maillechort, laine et extraits de presse – 2003 – Tous droits réservés

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un organe, un autre élément corporel, le cheveu, appartient par  excellence au rapport aimant et charnel. Les traditions poétiques le savent bien et l’ont assez chanté. Puisant dans la tradition des bijoux en cheveux, matériau depuis longtemps collecté dans des foires et marchés ou dans l’intimité des familles pour devenir parure, Ana Goalabré se joue de cet usage en coupant une de ses mèches et en y taillant une bague qu’elle envoie à un homme accompagnée de la missive «J’aimerais tant passer mes doigts dans tes cheveux». Cette phrase, appel érotique d’un corps d’artiste, devient le titre d’une série déclinant divers contenus aimants et sensuels, traditionnellement gardés jusqu’alors implicites au nom d’une morale et d’une bienséance rigoureuse et qui tout à coup semblent avoir gagné le droit de dire clairement le désir, qu’il s’agisse de celui d’une mère, d’un père, d’une amante, d’un amant… et ce dans toute sa trivialité. Pourtant, il n’y a aucune charge obscène dans ces bagues. Qu’elles soient très travaillées ou reprennent le mouvement naturel d’une mèche de cheveux, elles nous renvoient à nos jeux tactiles dans les cheveux de l’autre, en fixant le mouvement, image arrêtée puis détachée du corps pour n’en garder que la sensation.

Ana Goalabré - bagues 'j'aimerais tant passer mes doigts dans tes cheveux' 1997
Ana Goalabré – J’aimerais tant passer mes doigts dans tes cheveux – Cheveux et résine – 1997  tous droits réservés.

Explorer cette trivialité du corps est à la base du travail de Sophie Hanagarth, artiste d’origine suisse, aujourd’hui responsable d’enseignement «Parure du corps» à l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg. Elle a lié ses premières recherches à la phrase d’Antonin Artaud, «Là ou ça sent la merde ça sent l’être». Créant les immenses parures sautoirs Excréments, il est bien évident qu’elle provoque ses spectateurs. En effet, elle s’applique à faire accéder au titre d’ornement des productions du corps habituellement cachées, souvent perçues comme honteuses ou difficiles à assumer. Nous voici alors projetés face à la question du choix, du tri, de l’établissement des échelles de valeurs à partir desquelles va s’établir le jugement sur ce qui est digne d’être montré et ce qui doit rester une affaire de l’ombre, de l’intimité silencieuse et discrète.

Sophie Hanagarth - Médailles merdeuses, broche, cuir, fer-blanc, 2001-  -Shitty medals, brooch, leather, tin can, 2001-  http://sophie.hanagarth.free.fr/files/gimgs/vermerdaille.jpg: Sophie Hanagarth Médailles merdeuses – Broches – Fer oxydé tous droits réservés

Mettre en avant, mettre dehors, ramener à la surface du visible et au service de l’apparence ce qui est usuellement considéré comme un déchet est un geste qui atteint sans doute son paroxysme dans la série des Médailles Merdeuses. S’emparant de la médaille, objet de valorisation par excellence, signant la reconnaissance sociale de mérites multiples –politiques, économiques, guerriers, familiaux, etc.– l’artiste assume sans conteste sa volonté de reconnaître les mérites des travaux silencieux, quotidiens, souterrains de nos corps et aux produits qui en résultent. Sophie Hanagarth poursuit ses recherches par les Vermines, série de broches mettant en scène des insectes et micro-organismes surdimensionnés, créés dans du fer rouillé. Là encore, ce qui l’intéresse au plus haut point est de s’emparer de cette partie de notre histoire corporelle qui provoque un frisson d’horreur et que nous cherchons à faire taire, à nier en ne la nommant pas, à oublier. Puisque, au bout du compte, ces Vermines consommeront notre corps, et grouillent d’ores et déjà à sa surface, l’artiste nous invite à les accepter comme une part de l’humain, et comme tels à les honorer, les assumer en les faisant parures.

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Sophie Hanagarth – Vermines – Broches – Fer oxydé – Tous droits réservés

Dans un travail récent, elle se joue de l’expression Bijoux de famille. Elle en use pour décliner une série de colliers, dans des matériaux multiples allant du fer rouillé à la silicone, objets destinés tant à des hommes qu’à des femmes, portés longs et qui viennent placer sur l’aine des bourses de résine souple, conservant parfois certaines caractéristiques –toucher, pilosité…– du scrotum. Là encore, cet usage d’organes parfois traités de honteux et pourtant largement emprunts d’une valeur essentielle, inscrit le travail de l’artiste dans les questionnements sur la construction culturelle et sociale du corps, dont nous sentons bien ici les emprunts aux gender studies. Pourtant, son titre, volontairement ironique, nous invite également à un parcours réflexif sur les questions de la transmission patrimoniale, mais sans doute aussi culturelle, voire génétique.

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Sophie Hanagarth Bijoux de Famille Collier –capsules de bière  1997

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Sophie Hanagarth Bijoux de Famille Collier – Silicone – 1999 Tous droits réservés.

Cette notion de génétique, et par conséquent de constitution cellulaire, ne peut que nous conduire au travail de l’artiste Canadien Paul McClure, qui a construit son travail entre science et art visuel. Mettant l’imagerie médicale au service de ses objets, il reproduit des images de cellules fournies par une observation au microscope en une multitude de broches d’argent ou de cuivre enduites de résines colorées. Il se dit inspiré par leurs qualités formelles et primordiales, dans lesquelles il puise la possibilité de développer l’idée de «la vie comme principe ornemental». Mais, allant jusqu’à la représentation de structures cellulaires mitotiques, présentes seulement lors des phases de division cellulaire, il fait écho au mouvement perpétuel et insaisissable du vivant, tout en éclairant magistralement la dualité de la partition et de l’accroissement. En effet, si les cellules croissent pour donner la vie, elles peuvent parfois également le faire pour donner la mort, comme dans le cancer.

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Paul McClureCells, (broches), 1999-2002 silver, gold, copper, resin, neodymium, magnets, glass petri dishes

Et cette étroite imbrication entre vie et mort nous amène, pour terminer notre rapide tour d’horizon, aux travaux de Nanna Melland, artiste norvégienne résidant à Munich. Elle pense que «la technologie actuelle est la cause d’une complète aliénation de l’homme moderne par rapport à sa propre vie». En se voyant livrer des images du monde à une vitesse vertigineuse et au travers du filtre des pixels il perd le sens de la réalité de sa mort et cette dernière devient un genre de spectacle de l’ordre du «divertissement médiéval». Toute la démarche de Melland commence à une période où elle travaille dans la bijouterie industrielle. Créant une multitude de pendeloques en forme de coeur, elle se demande : «Qu’est-ce que j’offre dans ce symbole d’amour romantique à souhait ?» Pour tenter de répondre à cette question, elle délaisse l’espace clos et protégé de son atelier d’orfèvre pour s’ouvrir à d’autres conceptions, étudie l’anatomie, guette le coeur au milieu de réalités toutes différentes de celles auxquelles elle est habituée. Dans ses visites d’abattoirs et de boucheries, elle rencontre les odeurs fortes, le dégoût, la nausée, la chair et la matière, mais aussi la mort dans sa réalité. Par réaction, elle veut exprimer la vie. S’ouvre alors l’univers de la recherche sur les xénogreffes, et la découverte de la proximité entre le coeur de porc et le coeur humain, si forte que depuis 1968 on utilise des valves de porc pour réparer certains accidents mitraux humains, et qu’on envisage de plus en plus sérieusement l’élevage de porcs génétiquement modifiés pour utiliser leurs organes dans des transplantations humaines.

Elle met en scène son premier bracelet Heartcharm, dans lequel un coeur de porc plastiné vient s’insérer au milieu de multiples pendeloques argentées –fer à cheval,trèfles…– révélant ses pensées face à ce qu’elle voit naître «une frontière entre vie etmort, science et nature, quelque chose qui fait jaillir beaucoup de questions».

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Nanna Melland – Heartcharm – Bracelet – Résine, Coeur de porc, bracelet et pendeloques argentés
2003 – Tous droits réservés.

Puis, s’intéressant à la fonction essentielle de pompe de l’organe cardiaque, elle commence à mouler l’espace intérieur de coeurs de porcs, cet espace où circule le sang dans son mouvement vital pour nous. Une fois les moulages pris, elle les désincarcère de la chair leur ayant donné forme, et les place dans de petites sphères de verre devenant des broches et des pendentifs, reliquaires étranges baptisés Fragments de Vie. Ces reliques, qu’à première vue on peut imaginer être des végétaux desséchés ou momifiés, lui permettent d’amener l’intérieur vers l’extérieur, exposant «l’espace secret du coeur physiquement et métaphoriquement» en vue de faire transparaître «la fantastique fragilité de la sensation de la vie».

Nanna Melland Fragments of life Pendentif Résine, verre, acier et argent fin 2004 tous droits réservés.

C’est au cours de la réalisation des Fragments de Vie que naissent les Heartrings, bagues-coeurs issues des restes de viande, veines de coeur qui la frappent par leurs tailles s’adaptant parfaitement à un doigt humain, anneaux de l’intérieur pour orner l’extérieur. Moulés en métal précieux, les anneaux de viande transforment la réaction première de dégoût face à de restes corporels en un sentiment d’admiration et de reconnaissance, et entraînent vers un autre questionnement, celui «de notre rapport au corps que nous habitons, et qu’il semble que nous ayons beaucoup de mal à faire nôtre, et à reconnaître comme nôtre».

http://3.bp.blogspot.com/_hLZ7revcIpQ/Sq0VF4rkt1I/AAAAAAAAAOA/e01Y35IyYLY/s320/2004-untitled-.jpghttp://3.bp.blogspot.com/_hLZ7revcIpQ/Sq0U9ZESvwI/AAAAAAAAANw/_ANmrwmrUNs/s1600/2003-heart+ring.jpg
Nanna Melland – Heartrings – Bagues – Argent peint, or fin, argent oxydé et laque – 2003 Tous droits réservés.

Dans le prolongement de cette idée, elle crée le collier Décadence, pour la réalisation duquel elle conserve pendant plus d’un an les rognures de ses ongles à chaque fois qu’elle les coupe. A l’issue de cette collecte, moulées dans de l’or fin et minutieusement assemblées sur un fil de lin rouge elles deviennent collier. L’artiste raconte : «l’inspiration pour faire cette pièce, est venue de la découverte de mon dégoût pour les ongles. Pourtant ils peuvent sembler beaux sur le doigt, mais dès qu’ils tombent dans mon potage, c’est une histoire différente». Elle dit s’être sentie coupable après avoir accompli cette pièce : «vu le monde où nous vivons, avec tellement de pauvreté et de douleur, j’ai éprouvé un certain dépit face à ma capacité à faire quelque chose d’aussi indigne, impudent que mouler mes propres déchets corporels en or». C’est pourquoi elle a choisi de l’appeler Décadence. Cette pièce devient un quasi manifeste. En usant d’un matériau corporel que l’usage nous a appris à peindre, percer, limer pour servir notre ornementation, mais aussi à considérer comme un déchet repoussant et sale dès qu’il est détaché de nous, l’artiste met là encore en lumière notre rapport au propre et au sale, au beau et au laid. Immortalisant la rognure d’ongle en or –matériau de la pureté et de la permanence–, conservant avec exactitude sa forme et sa taille dans une forme de Vanité contemporaine, elle nous rappelle le caractère éphémère de l’ongle, sa croissance permanente qu’il faut dompter et contrôler. Faisant du précieux avec du non précieux –voire du sale–, elle signifie à quel point notre corps est vivant en dehors de nous, de notre volonté et de notre contrôle, dans le mouvement perpétuel de la vie qui fait battre notre coeur, pousser nos ongles et nos cheveux. Lors de sa présentation dans des expositions, il est intéressant de constater combien la matière or du collier attire d’emblée le public qui vient le contempler, puis prenant conscience de ce à partir de quoi il est fait, s’éloigne, décontenancé voire franchement écoeuré, et pouvant lancer des
remarques comme «porter mes ongles à la limite, mais ceux de quelqu’un d’autre quelle horreur».

Nanna Melland Necklace: Decadence, 2000 - 2003 Goldcast finger and toenails, linen 50 cm Photo by: Nanna Melland: Nanna Melland Necklace: Decadence, 2000 - 2003 Goldcast finger and toenails, linen 50 cm Photo by: Nanna Melland:
Nanna Melland – Decadence – Collier ( & détail) – Or fin et soie – 2004 collection Galerie Marzee – Tous droits réservés.

Comme on le voit, la limite de l’organe a parfois été dépassée dans la présentation de ces travaux, pour se déplacer vers l’usage d’éléments corporels projetés à la surface, devenant apparents, et servant l’apparence. Ce franchissement volontaire avait pour but de mieux éclairer le propos, outre un relevé des pièces et artistes existants (non exhaustif loin s’en faut), il faut en effet maintenant se poser la question du sens de ces productions et de ces parcours. Sans doute, nous éclairent-ils sur le changement de statut du corps ayant permit leur production et leur diffusion sans trop de heurts. Bien sûr, toutes les préoccupations de l’art des années 60-70, les multiples volontés de révéler un corps réel et organique ont-elles ouvert la porte à ces travaux, de même que toutes les expériences performatives et la défiguration du corps qui en a résulté. Cette jeune génération d’artistes offre une image d’adoucissement, dans ses travaux, tout comme dans la manière dont elle les met en scène, un adoucissement qui pourtant ne semble pas conduire à un délitement délitation du contenu. Leurs expressions sont moins revendicatrices ou révoltées, elles appellent le public à des expériences sensuelles et sensitives plus intimistes, plus ludiques également, comme empreintes d’une permissivité gagnée, de tabous déjà tombés ayant créé de nouveaux espaces d’expression possibles. Le corps et ses éléments deviennent oeuvres et ornements ou au moins semblent mériter d’être traités ainsi dans leur matière même, et non plus uniquement dans leurs projections ou leurs dimensions symboliques. En effet, même transfigurés par le passage de l’organique au métal ou à la résine, c’est bien l’organe en tant que tel qui est chanté, sa réalité charnelle, son mouvement, sa fonction, ses résidus, son action. Ce qui dans une société contemporaine qui fait l’apologie du bien-être ou du mieux être dans son corps, avec le développement d’une multitude de pratiques alternatives, ne peut qu’aller de soi.

Mais n’oublions pas qu’il est question ici d’une production liée au domaine du bijou et de l’ornement corporel, éléments qui condensent le double mouvement du normatif et de l’individualisation, interfaces significatives tant de notre insertion que de notre expression sociales, marqueurs et outils choisis (voire subis) de la construction de soi7.Or, à étudier l’histoire de ces bijoux et de ces ornements, nous découvrons que les matières, les techniques et les formes qui leurs ont donné corps parlent des multiples frontières franchies par celui qui les conçoit et celui qui les porte. Il y a tout d’abord les frontières géographiques (une nouvelle région découverte amenant de nouveaux types de matériaux jusqu’alors inconnus), culturelles (la confrontation avec d’autres populations maîtrisant d’autres techniques ou d’autres conceptions, qui fait naître de nouvelles formes), techniques et scientifiques (nouvelles possibilités d’extraction de matériaux, mise au point de nouveaux alliages, conception assistée par ordinateur en sont divers exemples), économiques, cultuelles, socio-économiques, etc. Mais il s’agit aussi des frontières individuelles : objets de naissance, baptême, communion, mariage…pour ceux socialement signifiants dans le monde occidental, mais également objets choisis de manière plus personnelle pour garder le souvenir d’une étape ou d’un moment décisif ou vécu comme tel.

Pouvons-nous alors supposer que la récente éclosion de ces multiples travaux sur les «organes-ornements» devient l’indicateur d’une frontière franchie ? Peut-être pouvons-nous considérer que le choix d’user majoritairement d’organes frontières (peau,organe génitaux, intestins, etc.) n’est pas le pur fruit du hasard, et que nous approchons d’une époque admettant la circulation entre dedans et dehors. Toute limite tombée n’en révèle-elle pas une nouvelle, inspirant le désir de son exploration, de son expertise, voire de son franchissement ? Cette acceptation, éclairée par les travaux sur et autour du mutant, nous conduit à une ultime question : quels seront les «organes-ornements» de demain ?


Bijoutière et plasticienne de formation, Monique Manoha a délaissé l’atelier à partir de 1999 pour créer la Biennale du Bijou Contemporain de Nîmes (4 éditions : 1999, 2001, 2003 et 2005), fonder Le Porte Objet, structure de promotion du Bijou Contemporain, et le GERCO (Groupe d’Etudes et de Recherches Corps et Objet), en charge de colloques et journées d’études sur le bijou. Auteure de divers articles sur l’objet bijou (dont « Bijou », Dictionnaire du Corps en Sciences Humaines et Sociales, dir. B. Andrieu, CNRS Editions,2006), elle a coordonné l’édition de Corps et Objet – Actes du colloque de septembre 2003 (Le Manuscrit Universitaire, 2004) et de Corps et Objet : du bijou… (L’Harmattan, à paraître). Elle travaille aujourd’hui audéveloppement du Pôle Bijou de la Communauté de Communes de Baccarat (54).

1 Cf. Wassyla Tamzali, ABZIM – Parures et bijoux des femmes d’Algérie, Dessain et Tolra, Entreprise Algérienne de
presse, 1984.
2 Cf. Sheila Paine, Amulets – a world of secret powers, charms and magic, Londres, Thames et Hudson, 2004.
3 Sheila Paine, op. cit.

4 Didier Anzieu, Le Moi Peau, Paris, Dunod, 1985.
5 François Dagognet, La Peau découverte, Paris, Synthelabo, « Les Empêcheurs de penser en rond », 1998.

6 Jacques Ruffié, Le Sexe et la mort, Paris, Odile Jacob, « Poche », 2000 
7 À ce sujet voir Monique Manoha, «Bijou», Dictionnaire du corps en sciences humaines et sociales, Bernard Andrieudir., Paris, CNRS Editions, 2006 ; Corps et Objet, actes du colloque des 19 et 20 septembre 2003, P. Liotard et Monique Manoha dir., Le Manuscrit Universitaire, 2004 ; et Corps et Objet : du bijou, Monique Manoha dir., L’Harmattan, «Le Mouvement des Savoirs», à paraître . 

Pour citer cet article, utiliser la référence suivante : MANOHA Monique, « De l’organe à l’ornement », in H. Marchal et A. Simon dir., Projections : des organes hors du corps (actes du colloque international des 13 et14 octobre 2006), publication en ligne, www.epistemocritique.org, septembre 2008, p. 137-151.
Pour joindre l’auteure  : manohamonique
@hotmail.fr

 

09/06/2011

SODAwise – Margit Hart and Fritz Maierhofer – 14 juin 2011

Classé dans : Colloque,Fritz MAIERHOFER (AT),Margit HART (AT),Reflexion,Turquie (TR) — bijoucontemporain @ 2:41

As part of the SODAwise discussion series, SODA continues to bring together creative souls from different disciplines and careers to share and discuss various topics.

SODA will be entertained by the presence of Margit Hart and Fritz Maierhofer – two prominent names in Contemporary Art Jewellery – on Tuesday, June 14 at 18:00. Our two main speakers from Austria will discuss and share their knowledge and experiences and present examples of their artwork in the discussion titled “Nature and Structure”.

This discussion was prepared with the valuable contributions of the two pioneers of contemporary art jewellery in Turkey, Ela Cindoruk and Nazan Pak.

We look forward to seeing you with us.

The discussion will be held with a limited number of seats. Please call 0212 231 8988 or email soda@sodaistanbul.com to make a reservation.

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MARGIT HART
A graduate of State University of New York and someone who has participated in many important exhibitons and fairs, what matters most for Margit Hart is that people can wear her jewelry art. Her primary concern resides not so much in creating an item of jewelry or merely depicting forms and shapes than in exploring the relationship – and interplay – between the human body, jewelry and the environment.

http://www.apparat.be/blog/wp-content/uploads/2010/02/Margit_Hart_1.jpghttp://www.eugenlendl.com/im/2010_five_bild_aa_02_m.jpg
Margit HART – broches 2006 – silver, email

 

FRITZ MAIERHOFER
Fritz Maierhofer’s work exists in a world that is vibrant and diverse. He is not the kind of artist who, having come across a successful idea, gladly replicates it ad infinitum. Improving and developing his work since the 1950’s, he is constantly discovering new materials, absorbing new inspiration into his work.

http://www.eugenlendl.com/im/2010_five_bild_al_03_m.jpg
Fritz MAIERHOFER « Faltarbeit » Silber Brosche

 

 

SODA
Şakayık Sok. No: 37/1 34365 Nişantaşı- İSTANBUL
Tel: +90 212 231 89 88
soda@sodaistanbul.com
www.sodaistanbul.com

24/02/2011

SchmuckDenken VII 2011 – Thinking jewellery – Symposium – Idar-Oberstein (DE) 17-18 Mai 2011

Classé dans : Allemagne (DE),BOOKS / BIBLIO,Colloque,IDAR-OBERSTEIN (DE),Reflexion — bijoucontemporain @ 16:48

SchmuckDenken VII  Thinking jewellery – Symposium – Idar-Oberstein

SchmuckDenken VII 2011 - Thinking jewellery - Symposium - Idar-Oberstein (DE) 17-18 Mai 2011 dans Allemagne (DE) Flyer_SDVII_FRONT

Topic 2011: « Identity and Responsibillity of Applied Art »

On the way to developing a theory of jewellery

‘SchmuckDenken’ is an attempt to reflect on what jewellery is. It concerns an interdisciplinary approach which extends beyond the respective categories of art or craft, applied or free: the exploration of what jewellery means – not what it looks like.

sd5_flyervorne_08 dans BOOKS / BIBLIO

In 2005 some initial intellectual approaches were developed in an interdisciplinary discourse between ethnologists, philosophers, cultural researchers and natural scientists. In 2006 the discussion concerned the works and activities of conceptual jewellery artists, in order to address the complex relationship between beauty and uniformity in 2007. After the debate on the meaning of ornamentation for jewellery in 2008, ‘SchmuckDenken’ 2009 focused on jewellery as an object. Finally, 2010 reflected on aspects of globalisation with an eye to the European conception of art in the context of oriental-islamic tradition.

The 7th ‘SchmuckDenken’ will strike a balance between the symposia to date and identify the initial contours of a theory of jewellery.

At the same time, possible parameters for strategies for action for an autonomous creative practice of applied art in the conflicting demands of craft, design and fine art will be developed. As a result, the focus this year will be on the artistic identity of jewellery creators and their social role and responsibility.

‘SchmuckDenken’ will be continued as part of the Idar-Obersteiner FormDiskurs 2012.

A book SchmuckDenken. Eine Theorie des Schmucks. [A theory of jewellery]’ will be published by the ARNOLDSCHE Verlagsanstalt Stuttgart to mark the 7th colloquium. The book includes a selection of articles from the years 2005-2010 and also contains around 100 illustrations of works of students and graduates which provide an appraisal of the current situation of the field of study of Precious Stone and Jewellery Design.

 

‘ThinkingJewellery’ is a project of the city of Idar- Oberstein and the University of Applied Sciences Trier, Department of Gemstone and Jewellery Design in Idar-Oberstein in cooperation with: Gesellschaft für Goldschmiedekunst e.V. Hanau

Forum für Schmuck und Design e.V. Bonn ARNOLDSCHE Verlagsanstalt Stuttgart Curator: Wilhelm Lindemann, City of Idar-Oberstein in cooperation with Ute Eitzenhöfer and Theo Smeets, Trier University of Applied Sciences Patron: Doris Ahnen, minister of education, science, youth and culture, Rheinland-Pfalz.

Theo Smeets, February 14, 2011

 

 

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Kontakt (Contact):
Kulturamt Idar-Oberstein
Georg-Maus-Straße 1
D-55743 Idar-Oberstein
T: +49 (0)6781 64 118
F: +49 (0)6781 64 449
wilhelm.lindemann@idar-oberstein.de
www.idar-oberstein.de/formdiskurs
Tagungsadresse (Venue):
Fachhochschule Trier
Fachrichtung Edelstein- und Schmuckdesign
Vollmersbachstraße 53a
D-55743 Idar-Oberstein

28/04/2010

CONFERENCE- ‘innovare conservando’ – Museo Antiquarium, Corciano (Italie) – 30 avril 2010

Classé dans : AGC Italia,Anna FORNARI (IT),Colloque,Italie (IT),Reflexion — bijoucontemporain @ 18:03

Passato, presente, futuro-memoria, anima, identità : innovare conservandoConvegno e dibattito sul tema del recupero dell’eccellenza nei mestieri manuali, attraverso l’esperienza dell’arte orafa a cura di Anna Fornari e Claudio Franchi

CONFERENCE- 'innovare conservando' - Museo Antiquarium, Corciano (Italie) - 30 avril 2010 dans AGC Italia fornari_2

Il tema del recupero del valore della manualità è sempre più presente nei dibattiti culturali, con forti connotazioni sociologiche e sociali. In un’epoca caratterizzata da una forma sempre più diffusa d’isterismo tecnologico, che promette progresso e gratificazioni -entrambi puntualmente disattesi- l’homo faber diviene la vera proposta innovante per rispondere all’attuale stato di crisi.
 Il Museo di Corciano propone un’idea-prototipo funzionale allo stimolo di identificare nel luogo-museo lo spazio ideale per il recupero dell’immaginazione, dell’esercizio del saper vedere, della capacità di applicare l’insegnamento della storia ai nuovi linguaggi del contemporaneo. 
     Le arti orafe da sempre costituiscono l’avamposto della sperimentazione tecnica, della ricerca formale, della costruzione di linguaggi, il cui studio in ambito archeologico ha permesso la conoscenza degli usi e costumi delle società più remote della storia dell’uomo.  Abilità manuale e sperimentazione formale possono restituire all’uomo moderno la dignità perduta, la libertà a lungo desiderata, il recupero di una serie di valori necessari a riequilibrare gli scompensi di una società che rischia una pericolosa involuzione nella direzione del “disimparare”, anche per i processi più semplici di intervento manuale. 


Il tema della riscoperta di una qualità nuova, intesa come insieme di forma, tecnica, logica, capacità di comunicare una storia, testimoniare una tradizione o un rapporto unico con la realtà territoriale, si pone come logica evoluzione del luogo della memoria. 



 

 

Per informazioni:
annafornari@netemedia.net
tel : 347-4962697
 
claudio.franchi@hotmail.it 
333-4699793

Dove: Museo Antiquarium di Corciano (PG)

Quando: 30 aprile 2010 ore 9.30

12/03/2010

ACJ – Association for Contemporary Jewellery (UK) – Conference 2010 « CROSSINGS » – 19-21 Juil 2010

Supporting & developing the voice, audience & understanding of contemporary jewellery

-groupes regionaux qui organisent des expositions, rencontres, echanges de techniques, des masterclass avec artistes invites -conferences de temps en temps
-petit magazine tous les 3 mois avec articles, revues d’expos, de livres, profils de membres, news
« findings is the ACJ magazine for members. It reviews shows, technical innovations, materials and subjects of interest to makers, collectors, galleries and museums. »

Findings

Findings – n° de juin 2009(avec 1 article sur « La manufacture » et 1 sur l’exposition « Also known as Jewellery  » !)

CROSSINGS
a convergence of ideas, materials and technologies

ASSOCIATION FOR CONTEMPORARY JEWELLERY CONFERENCE 2010
WEST DEAN COLLEGE, WEST SUSSEX, ENGLAND, 19th – 21st  JULY 2010
The conference will explore the crossing points, intersections and collaborations that feed and stimulate exchange, debate and the development of new ideas and directions within contemporary jewellery practice.
How do collaborations, partnerships, and interfaces between differing practices and approaches feed into individual practice?
How do cultural and geographical cross-overs influence ideas?
Can the material and technological constraints imposed by cross-disciplinary practice lead to new thinking and novel solutions?
What happens when disparate practices and approaches intersect?

crossings

REGISTRATION AND BOOKINGS NOW AVAILABLE ONLINE !

programme of presentations and workshops :

The conference will be chaired by Stephen Bottomley, former ACJ Chair, now Head of Jewellery and Silversmithing Department at Edinburgh College of Art.
The keynote speech will be given by Wendy Ramshaw and David Watkins (UK) on their collaboration over many years
*Professor Robert Ebendorf (USA) workshops : Design on the Edge
*Philip Renato & Courtney Starrett (USA)  Remote resources – contemporary collaboration & production in a post studio age
*Cynthia Eid (USA)  workshops : Techniques for Argentium silver
*Coilin O Dubhghaill (Sheffield Hallam University)   Irogane – Japanese alloys & patination
*Susan Cross (Edinburgh College of Art) Jewellery / textiles / travel
*Roberta Bernabei - (Loughborough University) Diffusion & development of contemporary jewellery in Europe
*Jessica Turrell (University of the West of England)  Innovation in vitreous enamel surfaces for jewellery
*Bridie Lander (AUS / School of Jewellery, Birmingham) Contemporary Australian Jewellery
*Trish Woods (University of Plymouth) Integrating science, craft & industry in the colouration of pewter
*Dauvit Alexander (Scotland) workshops : Electrolytic etching for small workshops

 

The Association for Contemporary Jewellery (ACJ)
PO Box 37807
London SE23 1XJ (United Kingdom)
Telephone: + 00 44 (0)20 8291 4201
Fax: + 00 44 (0)20 8291 4452
Email: enquiries@acj.org.uk
http://www.acj.org.uk/

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