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26/11/2016

EXPO ‘20/20/20’ – Galerie Noel Guyomarc’h, Montreal (CA) – 26 Nov. 2016-25 Fevr. 2017

20/20/20

Galerie Noel Guyomarc’h‎ 

Inauguration vendredi 25 novembre à 17:00 – 20:00

20 Ans / 20 Artistes Canadiens / 20 Artistes Internationaux – Galerie Noel Guyomarch:

«La Galerie Noel Guyomarc’h est impliquée dans un grand dessein. Son objectif? Faire découvrir au plus grand monde qu’il existe une forme d’art que l’on peut porter» Susan Cummins, Présidente du Art Jewelry Forum, Conseillère en joaillerie pour la Fondation Rotasa.

Josée Desjardins -  Oracle, 2016 Bague en argent, orthose, porcelaine, linoleumJosée Desjardins -  Oracle, 2016 Bague en argent, orthose, porcelaine, linoleum

C’est en 1992 que Noel Guyomarc’h, alors assistant dans une bijouterie montréalaise, expérimente le choc de sa première rencontre avec le bijou contemporain. Ce jour, la créatrice québécoise Barbara Stutman présente un bracelet composé de tubes en plastique et de fil d’argent. Profondément intrigué par cette pièce unique, il cesse alors de percevoir le bijou comme un simple ornement et réalise que ce dernier peut véhiculer un message, une réflexion, et proposer une approche nouvelle, tant esthétique que conceptuelle. Au cours des années suivantes, Noel Guyomarc’h approfondit ses recherches sur le sujet et rencontre de nombreux artistes. Il n’aura dès lors de cesse de questionner le bijou et la pratique même de la joaillerie contemporaine. Il ouvre sa galerie, entièrement dédiée au bijou contemporain, en 1996. Depuis plus de 20 ans maintenant, Noel Guyomarc’h agit comme commissaire, diffuseur, promoteur et conseiller. Son expérience et son goût lui valent d’être aujourd’hui reconnu comme l’un des principaux spécialistes de la discipline au Québec et à l’international. Il a organisé plus de 90 expositions, individuelles et collectives, parfois itinérantes. Régulièrement invité en tant que jury et conférencier, il est depuis quelques années évaluateur, entre autres, pour le musée des Beaux Arts de Montréal. De par un dialogue personnel, la promotion d’expositions ou encore l’expérience d’ateliers créatifs, Noel Guyomarc’h a su accompagner et pousser les artistes dans leurs reflexions tout en leur offrant une nouvelle visibilité, à la galerie tout d’abord mais aussi sur la scène internationale comme récemment à SOFA Chicago. Questionner le bijou comme objet d’art, l’ouvrir à de nouvelles inspirations, explorer de nouvelles voies de fabrication et d’interprétation, voici quelques unes des pistes que la galerie choisit de mettre en avant. Elle valorise ainsi des artistes qui proposent une esthétique originale et innovatrice, qui questionnent le bijou, son impact, sa relation au corps, les possibilités et limites des matériaux et des techniques, et qui, en un mot, cherchent à le réinventer. D’un petit espace dans un édifice culturel rue Sainte Catherine, la galerie s’est ensuite installée au 137 avenue Laurier ouest avant de déménager Boulevard St Laurent il y a 5 ans. Elle est aujourd’hui la seule galerie dédiée uniquement à la discipline du bijou contemporain au Canada. Le 25 novembre prochain, c’est avec fierté et émotion que la galerie Noel Guyomarc’h célèbrera ses vingt années d’existence.  Une exposition anniversaire « 20/20/20 : 20 ans, 20 artistes canadiens, 20 artistes internationaux » présentera à cette occasion les travaux de plusieurs artistes avec lesquels Noel Guyomarc’h travaille régulièrement depuis des années : 20 créateurs de bijoux canadiens et 20 créateurs étrangers qui, tous, ont répondu présent à l’invitation. Ils présenteront de nouvelles pièces, spécifiquement créées pour l’exposition. Témoignage à la fois de la richesse de cette pratique artistique et de la tache colossale accomplie par Noël Guyomarc’h au cours de ces 20 dernières années, l’exposition mettra en scène des artistes reconnus internationalement comme l’espagnol Ramon Puig Cuyas, l’américaine Rebecca Hannon ou encore le canadien Paul McClure, récent récipiendaire du prestigieux Prix Saidye Bronfman, mais aussi de jeunes créateurs émergents (Gabrielle Desmarais, Silvie Altschuler, Anne-Marie Rébillard…) pour qui l’appui de Noel Guyomarc’h a été décisif.

 

20 Artistes Canadiens : Silvie Altschuler –  Bridget Catchpole –  Josée Desjardins –  Gabrielle Desmarais — Christine Dwane –  Anne Fauteux –  Vivienne Jones –  Janis Kerman –  Christine Larochelle – Petra Luz – Paul McClure –  Pierre-Yves Paquette –  Anne-Marie Rébillard –  Pamela Ritchie – Dorothée Rosen — Jan Smith –  Kye-Yeon Son – Despo Sophocleous –  Barbara Stutman –  Lawrence Woodford

20 Artistes Internationaux : Dina Abargil – Ela Bauer – Edith Bellod – Monika Brugger Ramon Puig Cuyas Sandra Enterline – Grego Garcia Tebar – Rebecca Hannon – Arthur Hash – Mirjam Hiller – Yu Hiraishi – Peter Hoogeboom – Yong Joo Kim Judy McCaig – Biba Schutz Silke SpitzerLuzia Vogt Andrea Wagner – Silvia Walz – Shu-Lin Wu

Bridget Catchpole, Dear, What Have You Done With Nana’s Pearl?, 2016, Perles, plastique, argent, rubanBridget Catchpole, Dear, What Have You Done With Nana’s Pearl?, 2016, Perles, plastique, argent, ruban

 Ramon Puig Cuyas -  N°1529, 2014 ‘Suite Dresden : An invisible Landscape’, nickel silver, enamelRamon Puig Cuyas -  N°1529, 2014 ‘Suite Dresden : An invisible Landscape’, nickel silver, enamel

 Silvia Walz, Wind from the South- West, 2016 Broche en acier et émail Silvia Walz, Wind from the South- West, 2016 Broche en acier et émail

 Mirjam Hiller, Arcanes cities and Landscapes, 2014 Broche en acier, titane et poudre thermoplastique Mirjam Hiller, Arcanes cities and Landscapes, 2014 Broche en acier, titane et poudre thermoplastique

Pamela Ritchie, Alien Landscape, 2016 Broche en bois, polymère, argent, peinturePamela Ritchie, Alien Landscape, 2016 Broche en bois, polymère, argent, peinture

Grego Garcia Tebar, Loro Extasiado, 2016 Pendentif en méthacrylate, plastique, argent, cristalGrego Garcia Tebar, Loro Extasiado, 2016 Pendentif en méthacrylate, plastique, argent, cristal

 

 

Galerie Noel Guyomarc’h
4836 boulevard St-Laurent
H2T 1R5 - Montreal CANADA
info@galerienoelguyomarch.com
tel (514) 840 9362   

 

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30/10/2016

EXCHANGE-BIJOU 1 – Marion Fillancq « brut et chic »

Marion Fillancq 
    Marion Fillancq - collier "Fragments & marionites" - Ligne "Archéo", 2015 métal doré à l'or fin fontes cire perdue, techniques de bijouterie Marion Fillancq – collier « Fragments & marionites » – Ligne « Archéo », 2015 métal doré à l’or fin fontes cire perdue, techniques de bijouterie

   » Verrier de formation, j’ai commencé mes recherches autour des techniques de taille préhistorique en 2009 au Centre Européen de Recherche et de Formation aux Arts Verriers (CERFAV) en Lorraine. Cette étude personnelle m’a permis de réaliser une première série d’objets utilitaires (coupes papier) mélangeant taille archéologique et taille moderne. Cette approche fut novatrice car les techniques de percussion et de pression habituellement utilisées en archéologie expérimentale sur les roches dures (silex, jaspe, obsidienne…) ne sont pas explorées dans le milieu du verre. Entre technicité et volonté artistique, j’ai développé ma démarche sur le concept de leur réutilisation contemporaine, partant d’un constat : Si les hommes préhistoriques taillaient la pierre pour leurs besoins fondamentaux, nous la taillons toujours, pour des besoins nouveaux, ceux du luxe.
     La taille n’est pas une technique anecdotique. Je la veux porteuse de sens : enlever, arracher des éclats, par pression de surcroit, sur des matières modernes, parfois nobles…
     Au fil de mon parcours, mes expériences professionnelles en passementerie, joaillerie, ou bijoux de mode nourrissent ma démarche, aiguisant ma pensée, et enveniment les questions qui me hantent. La faille, l’éclat, deviennent alors le fil conducteur de mes travaux, déjà amorcés avec Le Verre Voyageur en 2008, colis en verre postés sans protection.
     Ma rencontre avec Jean-Baptiste Sibertin Blanc, Designer, en 2009 me permet de créer Crognongnon, sculpture en bronze et obsidienne d’Arménie, éditée par Cub-ar (Michel der Agobian) dans le cadre de l’exposition collective «Un regard d’obsidienne» à la galerie Pierre Alain Challier, à Paris. J’ai ainsi rencontré Vincent Lascour, archéologue et spécialiste de la taille des roches dures (Crearchéo), qui prit en charge la taille de la pierre de grande dimension. Il deviendra un allié précieux pour la suite de mon travail.
    Désireuse de «psychanalyser» mon attirance vers les métiers du luxe alors que je combats le superflu et prône l’authenticité, je dessine mes «névroses de l’éclat», me découvrant d’autres obsessions… dans les Intrigues et Divagations Graphiques. Fascinée par la mise en oeuvre et l’implication physique que la taille archéologique demande, je contrebalance le geste en prenant le temps de dessiner mes outils de taille, ou en reproduisant des schémas techniques empreints d’ouvrages spécialisés.
     En parallèle, j’axe ma recherche sur l’objet autour de la problématique de la préciosité. Si la préhistoire apparaît souvent comme une période archaïque, il me semble que ces techniques cachent une préciosité humaine qui mérite qu’on lui rende hommage : celle de la naissance de l’intelligence de l’Homme.
     Enrichie d’une formation en bijouterie joaillerie à l’école Boulle de Paris, je poursuis mes recherches en miniaturisant le geste de taille de manière à réaliser des simulacres de diamants avec des matériaux pauvres comme le miroir. Inexplorées en bijouterie fantaisie comme en joaillerie, je suis convaincue du potentiel esthétique de ces techniques. Autant d’éléments en miroir que j’utilise aussi dans la sculpture et que je baptise «marionites». Le collier «Rivière de marionites» en comporte 52, travail de taille de longue haleine, ironisant sur le luxe de la parure traditionnelle. » (Démarche // Pensée « Taille », entre métiers d’art et design contemporain)

 "Crognongnon" de Marion Fillancq: « Crognongnon » de Marion Fillancq

Marion Fillancq - Ligne Diamant Brut & Géode 2015 - Nucléus & marionites, collier Marion Fillancq - Ligne « Diamant Brut & Géode » 2015 – Nucléus & marionites, collier 

Marion FILLANCQ Broches "Sexy Silex", 2015  Silex pailleté: Marion Fillancq Broches « Sexy Silex », 2015  Silex pailleté

Marion FILLANCQ - Barbara's Liquescens - Nucléus & Liquescens, 2015  bronze, cristal, fil argenté, lin poissé  bronze, cristal, fil argenté, lin poissé, feuille d'argent, maillechort  techniques de bijouterie, taille archéologique expérimentale, tressage: Marion FILLANCQ - « Nucléus & Liquescens », 2015  bronze, cristal, fil argenté, lin poissé  bronze, cristal, fil argenté, lin poissé, feuille d’argent, maillechort  techniques de bijouterie, taille archéologique expérimentale, tressage

Marion FILLANCQ - "Nucléus & Liquescens", détailMarion FILLANCQ – « Nucléus & Liquescens », détail

Marion Fillancq,  "Age of Obsidian #1", 2016 - collier - obsidienne, métal plaqué or taille archéologique en débitage laminaire, techniques de bijouterie: Marion Fillancq,  « Age of Obsidian #1″, 2016 – collier – obsidienne, métal plaqué or taille archéologique en débitage laminaire, techniques de bijouterie

 

Presse : Création de bijoux contemporains inspirés de l’archéologie

 nouveautés 2016-2017

Marion Fillancq -    I NOUVEAUTÉS I La nouvelle collection MARIONITE sera *aussi* présentée au salon Bijorhca du 2 au 5 septembre à Paris! stand D 137 - Espace Design Contemporain: La nouvelle collection MARIONITE sera *aussi* présentée au salon Bijorhca du 2 au 5 septembre à Paris

 

Formation
2007 : CAP verrier à la main, Sarrebourg
2009 : Compagnon verrier européen « verre et lumière, CAP Décorateur sur verre, CERFAV, Vanne le Chatel
2013 : CAP bijouterie joaillerie, Ecole Boulle, Paris

http://www.marionfillancq.com/

 

 

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15/08/2016

DECOUVERTE/COUP de COEUR : Snem Yildirim

Classé dans : COUP DE COEUR,DECOUVERTE,JOYA (ES),Snem YILDIRIM (TR),Turquie (TR) — bijoucontemporain @ 20:29

Snem Yildirim have been selected for Joya Barcelona 2016 ….. and it’s a refreshing BLUE « coup de coeur » :-)

Joya 2016 - Snem Yildirim

« Snem Yildirim & Didem Yildirim sont deux soeurs, originaires de Turquie et créatrices du Studio Zigzag, installé à Istanbul et à Ankara depuis 2013.
Leur particularité ? Tester les matériaux et créer des ponts entre art contemporain et bijouterie, entre tradition et modernité. » (Studio Zigzag interview on lenvers-du-decor)

Studio Zigzag is an Istanbul based contemporary jewelry studio, founded by Snem Yıldırım & Didem Yıldırım in 2013.
« For us, it was a step to go out of the frame of modern times’ enforced life, to flee to the dream world … Once we started to discover the materials, materials recreated us with the designs formed by our dreams. »
« We essentially take inspiration from cultural texture and the geography we live in. We experience the materials and production techniques by blending the contrasts such as the east and the west, the local and the global, the traditional and the modern, the geometric and the organic. »

Born in Ankara, Turkey, in 1984.
She graduated from Gazi University, Department of Architecture, and in 2011 she started to study Architectural Design Master Program at Istanbul Bilgi University.
By Inout Project she produced several projects within the scope of city and public space.
She continued Leather Footwear and Accessories Design Program at Istanbul Moda Academy in partnership with the University of the Arts London.
In 2013 she set up her contemporary jewelry studio “Studio Zigzag” with her sister.
Currently, she works at her studio and is a member of Yaygara Contemporary Art Initiative.

Snem Yildirim | Contemporary Art JewelrySnem Yildirim - Charm Series / Polaris Brooch, 2016 – one frame – several patterned and colored circles – many combinations!

Snem Yıldırım - Kanavice 2: Snem Yildirim - eni işler yolda!!! Kanavice 2 Series / necklace oxidized silver, nylon, wood, paint, cotton

Snem Yildirim - eni işler yolda!!! Kanavice 2 Series / necklace oxidized silver, nylon, wood, paint, cotton Snem Yildirim –   Kanavice 2 Series / necklace oxidized silver, nylon, wood, paint, cotton

Snem Yildirim -   Kanavice 2 Series / Three in One , Brooch: Snem Yildirim -   Kanavice 2 Series / Three in One , Brooch

Snem Yildirim - Kanavice 2 Series / Three of You , ring - Photo   Snem Yildirim.: Snem Yildirim -     Kanavice 2 Series / Three of You , ring – Photo Snem Yildirim

Snem Yildirim  -  Kanavice 2 - Brooch oxidized silver, nylon, gold plated bras: Snem Yildirim  -  Kanavice 2 / Brooch oxidized silver, nylon, gold plated bras

SNEM YILDIRIM - (c) Studio Zigzag: Snem Yildirim  -  (c) Studio Zigzag

Snem Yildirim Snem YildirimCharm Series / Polaris Interactive Brooch

(c) Studio Zigzag - SNEM YILDIRIM: Snem Yildirim  -  (c) Studio Zigzag

and because a little of yellow doesn’t hurt …. ;-)

Snem Yildirim | Contemporary Art Jewelry: Snem YildirimKanavice series -  silver, nylon 

Snem Yildirim -  Kanavice Brooch #snemyildirim  Snem Yildirim -  Kanavice Brooch

 

 

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28/08/2015

Salon « Révélations » – Grand Palais, Paris (FR) – 10-13 Sept. 2015

Salon REVELATIONS

salon REVELATIONS 2015 - Paris

2015 met à l’honneur la Corée du Sud à la veille du lancement des années croisées France-Corée et présentera ainsi les pièces de plus de 22 créateurs. La nouveauté de cette deuxième édition réside notamment dans la mise en scène du Banquet, l’exposition centrale, sous forme d’îlots réunissant les créations de pays ou groupes de pays présentant une unité de style. Résolument tournée vers l’international, la biennale se positionne comme un précurseur dans l’exploration de régions du monde dont la création est peu montrée en France.
Les 22 artistes présentés :
Bomi Park; Chunbok Lee; Heeseung Koh; Hyewook Huh; Hyunju Kim; Jaehyo Lee; Jimin Kim; Jinhee Kwon; Joohyung Park; Jucheol Yun; June Lee; Junggyu Yi; Junghong Park; Kanghyo Lee; Kyounghwa Jun; Kyoungtaek Roh; Myungsun Kim; Sejin Bae; Woorim Kang; Yeonhee Ryu; Youngkuwan Jung; Yunhee Lee.
Parmi eux, Heesung Koh, créatrice de bijoux contemporains, garde au fond de son inspiration des réminiscences bien coréennes. Mais la tradition ne prend pas le pas, dans son travail, sur une esthétique voulue résolument contemporaine. Formes souples et organiques, ou parfois strictement géométriques, mélange de rigueur et de rondeur, alliance de matériaux : bois peint, métaux précieux et pierres fines, gamme colorée réduite à l’argent, l’or, le rouge et le bleu composent des collections à la fois précises et tendres.

Heesung Koh - salon REVELATIONS 2015Heesung Koh

 

L’exposition Le Banquet

Point d’orgue du salon Révélations, l’exposition Le Banquet invite à une promenade muséale parmi les pièces les plus spectaculaires des métiers d’art contemporains à travers le monde entier.

Épine dorsale de Révélations, Le Banquet se déploie au centre de la nef du Grand Palais. La scénographie, toujours signée Studio Gardère, poursuit les mêmes objectifs que lors de la première édition mais le scénographe propose une nouvelle installation, d’inspiration géographique. L’avenue originelle se fait rivière ou bras de mer et les longues tables d’exposition sont remplacées par une dizaine d’archipels composés de plusieurs îlots, dédiés chacun à un pays, une région du monde, un continent.

 

Les portraits d’exposants

Une deuxième édition profondément renouvelée avec l’arrivée de galeries d’art, de jeunes talents et de créateurs d’exception.

Parmi eux, (ici, focus permanent sur le BIJOU !!)

Claire Wolfstirn
Designer industriel et graphiste, Claire Wolfstirn s’est tournée vers le bijou par goût du contact intimement physique avec la matière et du rapport corps/objet. Inspirée par la cohérence et la puissance des formes géométriques et de la nature, elle présente des pièces sobres et raffinées et repousse les limites de la fragilité et de la délicatesse.

Claire WolfstirnClaire Wolfstirn

Elie Hirsch
Diplômé des Métiers d’Arts en Design Céramique et Sculpture sur Métal, Elie Hirsch est lauréat de plusieurs concours. D’abord sculpteur, il s’attèle aux grands formats puis au plus petits en créant une collection de bijoux pour Henri Selmer, fabricant de saxophones et de clarinettes. Il expose ses sculptures à Maison&Objet, au SOFA à New-York, avec la Saatchi Gallery de Londres au salon Collect et participe à différentes expositions comme celle d’AD Collection plus récemment.

 Elie Hirsch - bijoux-sculpturesElie Hirsch – bijoux-sculptures

 

LA JEUNE CRÉATION MÉTIERS D’ART AU GRAND PALAIS

Le Prix de la Jeune Création Métiers d’Art offre une visibilité exceptionnelle à l’avant-garde des métiers d’art en récompensant six artisans d’art de moins de 35 ans, choisis pour leur capacité d’innovation, leur sens esthétique et la maîtrise de leur savoir-faire. Le prix consiste à offrir la possibilité aux lauréats d’exposer leurs oeuvres dans un cadre prestigieux adapté à leur marché de prédilection : le Salon International du Patrimoine Culturel, Maison&Objet et… Révélations.

Parmi les six lauréats de cette année, trois ont été distingués dans la catégorie « pièce unique » et auront le privilège de dévoiler leurs créations auprès du public sous la nef du Grand Palais : Sébastien Carré, créateur de bijoux, Kaori Kurihara, céramiste, et Xavier Noël, doreur.

Sébastien Carré
Diplômé d’Arts Plastiques à l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg, section bijou, Sébastien Carré est atteint de la maladie de Crohn. Il a alors décidé d’exprimer ses émotions dans une série de bijoux contemporains, à la manière des ex-voto. Chaque bijou représente une traduction intime de ses émotions.

Sébastien Carré Sébastien Carré
Diplômé d’Arts Plastiques à l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg, section bijou,Sébastien Carré est atteint de la maladie de Crohn. Il a alors décidé d’exprimer ses émotions dans une série de bijoux contemporains, à la manière des ex-voto. Chaque bijou représente unetraduction intime de ses émotions.

Kaori Kurihara
D’origine japonaise, Kaori Kurihara étudie d’abord le dessin et les Beaux-arts au lycée Kohnan d’Osaka, au Japon. Elle explore ensuite les techniques de la céramique à Kyoto, avant de se former à la bijouterie en France. Se défi nissant à la fois comme céramiste et créatrice de bijoux, elle mêle dans son art des techniques empruntées aux deux univers. Elle allie le réel et l’imaginaire et s’inspire de formes naturelles pour créer des fruits tels qu’elle aimerait les voir exister.

Kaori Kurihara - céramiste bijoutière  - Salon REVELATIONS 2015Kaori Kurihara -   céramiste bijoutière

 

Sébastien Carré : J’ai le grand plaisir de vous annoncer que je suis l’un des Lauréats du Prix de la Jeune Création 2015 des Ateliers d’Art de France – je serai donc exposé lors du salon Révélations  Grand Palais de Septembre 2015: http://www.revelations-grandpalais.com/fr/ -  /// I am really proud to announce you that I am one of the Winners of the Prize for Young Creation 2015 by Ateliers d’Art de France – I will be exhibited at the Revelations fair in Paris, Grand Palais (Sept. 2015)

Sébastien Carré -  Pour voir le dossier de presse du Prix de la Jeune Création Métiers d'Art et découvrir le travail des autres lauréats : http://pdf.lu/NqSB/Sébastien Carré -   Prix de la Jeune Création Métiers d’Art et découvrir le travail des autres lauréats

 Parmi les LES GALERIES D’ART :

La Galerie Elsa Vanier
Depuis son ouverture en 2003, la Galerie Elsa Vanier expose des pièces de joaillerie contemporaine, aux styles très différenciés, réalisées par des créateurs du monde entier reconnus ou à découvrir. Elle a pour mission de promouvoir la dimension culturelle de bijoux réalisés par des créateurs qui ont choisi des matières rares, précieuses ou fascinantes comme mode d’expression. En parallèle d’un groupe d’artistes exposés en permanence, elle accueille des créateurs pour des expositions temporaires.
À Révélations, la galerie réunira les univers très diversifiés de trois artistes :  Agathe Saint Girons, Claire Wolfstirn et Martin Spreng.

  Agathe St Girons au Salon REVELATIONS 2015Agathe St Girons

UNE NOUVELLE ACTION DE MÉCÉNAT VIA LA FONDATION ATELIERS D’ART DE FRANCE

Pour sa deuxième édition, Révélations s’entoure de multiples partenaires, notamment des mécènes tels que des fondations qui soutiennent le secteur des métiers d’art à travers des programmes de prix ou de bourses. Les stands parrainés offrent ainsi la possibilité à des créateurs d’accéder à de nouveaux marchés.
La Fondation d’entreprise Banque Populaire, créée en 1992 et engagée notamment dans les métiers d’art, présentera sur son stand cinq de ses lauréats. Deux fois par an depuis 2013, elle sélectionne des projets d’artisans d’art talentueux de moins de 40 ans et leur accorde une bourse d’accompagnement pour réaliser leur projet.
C’est à Révélations que les pièces de la plumassière Janaïna Milheiro (lauréate 2014), l’artiste verrier Mathilde Caylou (lauréate 2013), le trio de créateurs de luminaires Mydriaz (lauréats 2013), les créatrices de bijoux Anaïs Rheiner (lauréate 2013) et Marion Delarue (lauréate 2013) seront exposées sur un stand commun.

Salon RevelationsJanaïna Milheiro © Magali Berthon / Mydriaz Paris © Photoproevent / Anais Rheiner © Olivier Braive / Charlotte Kaufmann © Benjamin Girard / Mathilde Caylou © DR / Marion Delarue © DR / Zoë Montagu © DR

HEAR (Strasbourg FR)     - Marion Delarue "Cracheh"HEAR (Strasbourg FR) / Marion Delarue « Cracheh 1″ Collier-minerve, laque coréenne, chambre à air, or 24 carats, 2011

 

CONFERENCES :

Vendredi 11 septembre - 15h15 à 16h15 – Drouot Formation

La place des métiers d’art sur le marché de l’art

Drouot Formation conviera un représentant d’une maison de vente et un expert en arts décoratifs pour évoquer la place des métiers d’art sur le marché de l’art, l’évolution de l’image de ces métiers sur ce marché, leur potentiel et les perspectives de développement.

Avec, entre autres, Valentine Herrenschmidt, Florence Croisier, Claire Wolfstirn, Bénédikt Aïchelé, l’Ecole HEAD Genève, Yannick Mur …..
FLORENCE CROISIER - REVELATIONS 2015YM - List of exhibitors 2015 | Révélations -  www.yannickmur.fr
Florence CROISIER  -   Yannick MUR
 
 
Grand Palais
Avenue Winston Churchill
75008 Paris

 

 

 

02/03/2015

Portes ouvertes – AFEDAP, Paris (FR) – 6-7 Mars 2015

Classé dans : AFEDAP (FR),PARIS,Portes ouvertes — bijoucontemporain @ 20:26

Portes ouvertes de l’AFEDAP formations bijou 2015

6 et 7 mars 2015, de 10h à 18h30

Portes ouvertes de l'AFEDAP formations bijou 2015(collier de Quan Hai Wang)

 L’Afedap formation bijou organise des journées « portes ouvertes » les 6 et 7 mars 2015, de 10h à 18h30. Venez rencontrer les étudiants et les équipes pédagogiques !
Depuis 1993, l’Association pour la formation et le développement des Arts Plastiques (Afedap formation bijou) déniche et forme des talents pour contribuer au renouveau de la bijouterie en France. Avec 3 niveaux de formation, elle offre aux futurs créateurs de bijou toutes les clefs pour exercer en entreprise ou en indépendant :
- CAP Arts et Techniques de la bijouterie joaillerie
– Bijoutier Concepteur
– Bijoutier Auteur, décliné en 3 options : bijoutier métiers d’art, designer bijoutier joaillier, bijoutier contemporain.
À l’occasion des portes ouvertes, la librairie Chrome Yellow proposera des ouvrages sur les métiers d’art et la bijouterie contemporaine.

 

AFEDAP formation bijou
15, rue Henri Murger,
75019 Paris
Tél : 01 42 02 04 14
contact@afedap-formation.com
http://www.afedap-formation.com/

25/10/2014

EXPO ‘ECLATement – regards croisés sur le bijoux contemporain’ – Espace Wallonie Bruxelles (BE) – 17 Oct. 2014 -10 janv. 2015

ECLATement – regards croisés sur le bijoux contemporain

Du 17 octobre 2014 au 10 janvier 2015

ECLATement - regards croisés sur le bijoux contemporain

Avec Patrick Marchal, Monique Voz , Dominique Thomas Vansteenberghe, Dorothée Van Biesen, Nelly Van Oost, Bernard François, Chris Delvoye, Maëlle Laduron, Laurent Diot, Bénédicte Monaville , Nadine Sizaire, Siegfried de Buck, et bien d’autres…

ECLATEMENT ...................

***

L’Espace Wallonie à Bruxelles accueille, du 17 octobre 2014 au 10 janvier 2015, l’exposition « ECLATement », une mosaïque de regards croisés sur le bijou, à travers une sélection de créations de bijoutiers belges proposée par l’Institut d’enseignement des Arts, Techniques, sciences et Artisanats (IATA) et l’Office des Métiers d’Art du Service de la Culture de la Province de Namur.
Accueillie à Baccarat dans l’est de la France en 2011 sous le nom de «Fusion» et rebaptisée «Eclatement» lors de son passage au Musée de Groesbeeck de Croix à Namur en 2012, cette exposition présente les créations contemporaines de vingt-sept bijoutiers belges.
Parmi ceux-ci, se trouve une sélection de dix-huit créateurs de bijoux formés soit à l’IATA, soit à l’Ecole des Métiers d’Art de Maredsous et huit bijoutiers contemporains, proposés par les Métiers d’Art namurois parmi les artisans d’art reconnus par les cinq Provinces wallonnes.
Le patrimoine bijoutier namurois, et plus largement wallon et belge, est ainsi mis à l’honneur à travers le rôle indéniable joué par les écoles de la province de Namur, Ecole des Métiers d’Art de Maredsous et ensuite, IATA, dans ce qu’est le bijou belge contemporain aujourd’hui. Les quatre créateurs d’accessoires de mode associés à la manifestation dans le cadre de « Modo Bruxelles » sont Françoise Colpé, créatrice d’accessoires en feutrine; Magali Hertsens, créatrice, pour l’occasion, de chapeaux en papier; Bénédicte Monaville, créatrice de délicats et subtils accessoires de tête, d’épaule ou de dos associant textile et métal et Dorothée Van Biesen, créatrice de surprenantes cagoules aux couleurs et aux formes décalées.
Lors de la sélection des exposants, l’accent a été mis sur des créations réalisées dans un esprit contemporain et priorité a été donnée aux créateurs innovants, tant dans le choix des matières que dans la manière de les travailler mais également dans les formes et les couleurs.
Les œuvres variées, composées de métaux, précieux ou non, mais aussi de papier, plexiglas, résine, verre, textile, etc., proposées par ces trente et un exposants, témoignent de la diversité des matières et des techniques propres aux métiers de la parure et de l’habillement. Cette sélection de pièces uniques, qui se veut représentative de toutes les expressions de la bijouterie contemporaine et de la mode actuelle, toutes matières confondues, met à l’honneur la création pure, parfois inédite, de temps en temps décalée, souvent extravagante, toujours contemporaine et originale.

 "helmets" de Dorothée Van Biesen« helmets » de Dorothée Van Biesen

Nelly van Oost 2014Nelly van Oost 2014

Monique VozMonique Voz rings, necklaces, porcelain, wood, silver, silicon, glass

Nadine SizaireNadine Sizaire

25/27 Rue Marché Aux Herbes,
1000 Région de Bruxelles-Capitale
Tél. : 02-506.43.40
http://www.wallonie.be
Du lundi au vendredi de 11h à 18h et le samedi de 13h à 18h (fermé le dimanche et les jours fériés)

Adresse de contact :
Service de la Culture – Métiers d’Art de la Province de Namur
Tél. : 081/77 67 34
culture.metierart@province.namur.be

07/12/2013

EXPO ‘Et + si affinités… Muriel Laurent’ – Galerie Elsa Vanier, Paris (FR) – 12 Dec. 2013 – 14 Janv. 2014

Parcours du Bijou «Circuit Bijoux» – Paris – à partir de SEPT. 2013

De septembre 2013 à mars 2014

bannière Circuits Bijoux

Et + si affinités …  Galerie Elsa Vanier

D’affinité en affinité : Marianne Anselin invite Muriel Laurent

Et + si affinités : Muriel Laurent
Cette exposition, inscrite dans le cadres des « Circuits bijoux », a la particularité d’être un passage de témoin de créateur à créateur, sans intervention de la galeriste, qui donne toute liberté à la première artiste (Agathe Saint-Girons) pour choisir un créateur à qui elle offre une vitrine, pendant un mois, à la condition d’expliquer son choix, et ainsi de suite, chaque créateur choisissant son successeur.
Se succéderont ainsi à la galerie, chaque mois, dans une vitrine, Marianne Anselin, Muriel Laurent, Ambroise Degenève et Ariel Kupfer, du 14 novembre 2013 au 19 mars 2014
Agathe Saint Girons a initié ce «relais» en invitant Marianne Anselin le 13 novembre.
C’est maintenant au tour de Marianne Anselin de présenter Muriel Laurent qui exposera du 12 décembre au 14 janvier 2014.

« En invitant Muriel Laurent, Marianne Anselin propose d’offrir une vitrine parisienne à une artiste peu visible en France. Elle a choisi une créatrice issue comme elle de la HEAD (Haute École d’Arts et de Design – Genève) et dont elle respecte autant le travail technique que la recherche. Par ce choix,  elle poursuit le lien de générosité, et de respect insufflé par l’exposition. »

Bijoux de Muriel Laurent à la galerie Elsa Vanier

Le choix de Marianne Anselin :  «Amie d’un ami ; amie d’une amie … Je suis le parcours de Muriel Laurent depuis quelques années : entre design et joaillerie ; une maîtrise technique évidente… Mais avant toutes choses, ses bijoux m’attirent pour leur étrange beauté.  Inspirés du monde organique végétal et de l’infiniment petit, leur prolifération sur le corps nous surprend et permet une plongée dans ce qui constitue notre monde et nous-mêmes. Le thème central de son travail repose sur l’observation des liens paradoxaux que les hommes entretiennent avec la nature et les sciences; Muriel Laurent garde pourtant la sagesse de traiter ce thème avec ironie, voire sarcasme et absurde. Un univers riche à partager… »

« Des bijoux pour l’Etre et non le paraître
Après les bijoux tout en volume de Marianne Anselin,  la vitrine de « Et + si Affinités » de Muriel Laurent offre une vue «sous le microscope»… Inspirée de multiples observations de mousses et lichens sur les écorces, qu’elle perçoit comme des bijoux sur une peau, la créatrice travaille cette vision. Elle l’élargit, nomme ironiquement ses bijoux avec des termes semblant sortis d’un laboratoire et détourne les observations scientifiques pour servir son propos : «ce sont des bijoux de vie et à vivre, qu’ils prolifèrent !».
Néanmoins, nous ne sommes pas dans un propos conceptuel. Muriel Laurent crée ses bijoux avec le souci de qualité que ses années en atelier de joaillerie lui ont enseigné. Elle aime sculpter la matière, explorer les différents métaux et n’hésite pas à recourir aux «nouvelles technologies» , emploie des pierres comme l’étonnante ouvarovite qui fait écho aux mousses dont elle s’est inspirée, voire des textiles. Muriel Laurent a su faire la synthèse entre ses acquis techniques et son propos : une observation de la nature, le lien et l’impression que notre corps entretient avec elle, en des expériences parfois mystiques, in tenses et intimes. » (Le blog d’Elsa)

Muriel Laurent: Bagues PhilotonisMuriel Laurent : Bagues Philotonis

Muriel Laurent vit et travaille à Genève. Elle commence son parcours dans la bijouterie contemporaine à Paris. En 2003 elle est diplômée de l’AFEDAP et obtient un CAP en bijouterie(certificat d’aptitudes professionnelles). Afin de parfaire sa technique, elle pratique son savoir faire au sein de différentes entreprises, ateliers de bijouterie, et haute joaillerie. Durant quatre années elle produit des pièces en sous-traitance pour les marques Petra Dömling, Castany joaillerie, Vangelder, Capet, BRY, Harry Winston, Dior, Cartier, Van Cleef and Arpels. En 2006 Muriel Laurent choisit de quitter Paris et poursuivre un stage chez Jean François Pereña, dans le sud de la France. La rencontre avec cet artiste constitue un tournant dans la vie de la créatrice. Cette même année elle reprend ces études à la HEAD (Haute Ecole d’Art et de Design de Genève) et poursuit son objectif : devenir créatrice indépendante. En 2010 elle finit major de la section Design Bijou. Lauréate du Design Incubator, c’est au sein de cette pépinière de jeunes entreprises qu’elle développe son propre label. Actuellement en Master en Mode et Accessoires de la HEAD, Muriel continue le développement créatif de son univers.

  PHILONOTIS - collection de bagues - - argent noirci par PVD - Muriel Laurent Muriel Laurent – « PHILONOTIS » : collection de bagues – argent noirci par PVD

Muriel Laurent - Electroforming— bague argent et cuivre oxydéMuriel Laurent – Electroforming— bague argent et cuivre oxydé

Muriel Laurent (CH) - argent & ouvarovites
Muriel Laurent - argent & ouvarovites
7, rue du Pré aux Clercs,
75007 Paris
tel 01 47 03 05 00

mail galerie@elsa-vanier.fr

22/04/2012

VALENCIA … MELTING POINT – EXPO ‘Oh my!’ – Institut Français, Valencia (SP) – 4-31 Mai 2012

4 mayo/31 mayo Oh my!
Inauguración: 4 mayo, 18.00 h.
VALENCIA ... MELTING POINT - SCHMUCK 2012 in Valencia (Spain) but not only... - 4 avril-7 mai 2012 dans Espagne (ES) couvertureok%2521%2521
Traveling exhibition of Contemporary Jewellery
Our society keeps giving definitions. Each object has its own definition, its own function, so what happens when the rules are changed, when the object becomes poetry?
  It gives birth to a desire to understantd what is unknown, to file it in a familiar universe.
Nevertheless, the poetry of the object, of these contemporay jewels, implies feelings, discovery. You surrender to the desire of wearing a piece of the universe of an artist. It is a way to give it another identity, to find its own definition.
  Through this exhibition „oh My !“ I am introducing different artists from varied backgrounds, each in their own way telling us a story. And this is conveyed through these contemporary jewels which are so surprising, fascinating, and make us wonder… A special link develops between the public and these objects.
Nelly Van Oost – Curator of the traveling gallery projet.

 

Exposition itinérante de Bijouterie Contemporaine
Notre société nous donne des définitions. Chaque objet a sa propre définition, sa fonction, alors que se passe-t-il quand on change les règles, que l’objet devient poésie ? Il nait alors une envie de comprendre cette inconnue, de la classer dans un univers connu.
    Cependant  la poésie de l’objet, de ces bijoux contemporains, passe par le ressenti, la découverte. Il faut se laisser surprendre par l’envie de porter un morceau de l’univers d’un artiste. Par ce geste il est possible de lui donner une autre identité, de lui trouver sa propre définition.
    Au sein de cette exposition « Oh My !»,  je présente différents artistes d’horizons très variés, qui chacun à leur façon nous content une histoire. Et cela se transmet au travers de ces bijoux contemporains qui nous surprennent, nous fascinent, nous interrogent… Il se crée un lien particulier entre le public et ces objets.
Nelly Van Oost – Commissaire du projet de galerie itinérante.
VALENCIA … MELTING POINT – EXPO 'Oh my!' - Institut Français, Valencia (SP) - 4-31 Mai 2012 dans Alexander FRIEDRICH (DE) 3Alexander Friedrich
05-Blei+XLcarmen dans Carmen HAUSER (DE)Carmen Hauser
br+exuvia dans Carolina GIMENO (Chili)Marielle Debethune
Hylonome dans Cristina Marti MATO (ES)
Tabea Reulecke
GIORGADSE+tatjana+-+mtredi1 dans Exposition/ExhibitionTatjana Giorgadse

Moro Zeit, 6 – 46001 Valencia
Tel. 0034 963 153 095
Fax 0034 963 920 681
info@ifvalencia.com
Lunes a viernes de 09.00 a 21.00 h.
Sábados de 09.00 a 14.00 h.

17/11/2011

« De l’organe à l’ornement » – Monique Manoha – Colloque

Actes du colloque international Projections : des organes hors du corps (13-14 octobre 2006)

Si mon attention fut immédiatement retenue par l’appel à communication «Projections : des organes hors du corps», c’est que dix années de pratiques dans le champ du bijou et de l’objet d’ornement m’ont régulièrement confrontée à des «organesornements», et ce, qu’il s’agisse d’objets anciens ou de créations d’artistes contemporains. Or ces diverses productions ne manquent pas de soulever de multiples questions. Quels sont les organes ainsi utilisés ou représentés et pourquoi ? Quelles sont les modalités de leurs représentations ? Pour servir quels propos ou quels intentions ? Qu’ont-ils à nous apprendre du rapport à l’ornementation et au corps ? Nous nous intéressons dans un premier temps à ce que l’histoire nous offre comme exemples d’objets et, par-là même comme pistes de réflexions et d’analyses.

C’est depuis des temps forts anciens que l’homme joue de la représentation d’organes pour ses bijoux, au nombre desquels les plus utilisés sont incontestablement les organes sexuels externes, les mains et les yeux. Ainsi, les nombreux bijoux ornés d’un phallus –symbole et image de l’énergie vitale et créative liés à un organe procréateur– sont connus pour offrir prospérité et protection. Si, à Rome, ils ornent tout particulièrement des bagues d’enfants des deux sexes, ils vont au fil des périodes et des régions trouver également des déclinaisons en pendentifs de tailles et matériaux variés (os, ivoire, céramique, métaux…). Et aujourd’hui encore, le port du fica, représentant un poing refermé sur un pouce tendu entre index et majeur, et dont l’usage remonterait à la période étrusque, est courant. Ici, le principe actif est le leurre. En effet, l’obscénité flagrante du geste ainsi mis en image a pour objet d’attirer l’attention des mauvais esprits, et de détourner leur intérêt du porteur, potentielle victime de leurs agissements. Bien entendu, les organes sexuels masculins ne sont pas les seuls représentés, et il nous est aussi possible de citer l’usage du cauri –petit coquillage qui sur sa face dorsale illustre le sexe féminin– ou encore celui du triangle dans les ornements touaregs –expression stylisée du triangle pubien– comme des figures de base d’un monde de fécondité. La main bénéficie également de multiples représentations dans l’ornement, parmi lesquelles l’exemple que nous connaissons tous sous l’intitulé de «Main de Fatma», usité dans le Maghreb et les pays musulmans. Cette amulette fixe le geste d’une maindont la posture illustre clairement qu’elle repousse, fait barrière, voire impose la limite, et est généralement associée à diverses sourates du Coran –dont celle de l’Aube Naissante :

Je cherche refuge auprès du seigneur de l’aube naissante contre le mal de la nuit obscure quand elle vient sur nous, et contre le mal de celles qui soufflent sur les noeuds etcontre le mal de l’envieux qui porte l’envie.1
En Amérique latine par contre les amulettes en forme de mains –connues depuis 4000 ans et encore largement usitées– s’attachent à une autre fonction de l’organe. Ici, la main qui qui semble avoir un rôle à jouer est celle qui manipule, travaille, permet commerce et échanges. Selon ce qui en agrémente la paume, l’amulette aura des effets variables, appelant les bienfaits –fortune, santé, prospérité…– pour qu’ils «remplissent les mains de son porteur», ou au contraire projetant les soucis vers la main de quelqu’un d’autre 2.

Khamsas, Tunisia: Mains de Fatma – Tunisie – Argent filigrané

L’oeil lui, qu’il s’agisse d’un «oeil d’Horus» –usité depuis l’Egypte Antique– ou d’une pendeloque en perle de verre bleu –à la manière de celles distribuées en Turquie ou dans divers pays méditerranéens– confronte le mauvais oeil, craint par-dessus tout, en lui opposant un oeil puissant. Ici, moins qu’à une représentation de l’oeil du porteur,«l’oeil-ornement» est un emprunt à une toute puissance extérieure. La conception, tant du mauvais oeil que de l’oeil protecteur, se fonde sur une représentation ancienne du fonctionnement de l’organe très différente de sa réalité physique telle qu’elle est aujourd’hui connue. En effet, toute cette construction se base sur l’idée que l’oeil n’est pas un récepteur d’informations et de lumières mais un émetteur de rayons, d’influx. Ces derniers sont source de crainte, puisqu’ils peuvent blesser et atteindre, mais portent également la possible parade, le mauvais rayon pouvant être réduit à néant par un rayon positif… L’usage des morceaux de miroirs dans le vêtement ou la parure ne fait que poursuivre cette même idée : le mauvais oeil se confrontant à son propre reflet s’autodétruit ou tombe en admiration… mais dans tous les cas perd son pouvoir sur autrui. Nous pouvons donc considérer que la fonction première de ces «organesornements» est celle de l’amulette, du charme ou encore du talisman, protégeant, apportant chance, santé et prospérité ou offrant des pouvoirs magiques3 à ses porteurs. Ces divers objets se saisissent des fonctions de l’organe représenté pour les fixer avant de les ramener sur le corps du porteur, leur délégant un rôle actif permanent.
Néanmoins, l’usage de «l’organe-ornement» ne se cantonne pas à ce besoin de protection ou à cette recherche de mieux-être. En effet, nous pouvons également noter que l’organe est très souvent utilisé comme composant d’un vocabulaire symbolique destiné à conserver un message. Deux mains entrelacées sur une bague gardent vivace la force d’une amitié malgré la séparation –au-delà de la mort même, ce qui explique la présence de cette même iconographie sur certaines pierres tombales. Deux petits coeurs accolés signent les accordailles et disent les coeurs blottis l’un près de l’autre pour prendre soin d’un même amour. Deux mains enserrant un coeur notifient un amour confié. Une bague portant un coeur et un L gravé disent à quel point «mon coeur est à elle», etc. Cet usage est encore aujourd’hui très fort, et décliné dans de multiples objets de la grande distribution, dont un des exemples peut être un coeur coupé en trois morceaux dont chacun est un pendentif, et portant l’inscription «Best Friend» qui peut ainsi servir d’expression sentimentale à un groupe d’amies. Ici, symbolismes, représentations et interprétations révèlent les fonctions affectives et sentimentales attribuées à la gestuelle de l’organe, disant combien le corps est objet de constructions. Dans l’histoire donc, les exemples ne manquent point –bijoux de riches ou de pauvres, de matières nobles ou non –et nous pourrions ainsi poursuivre l’inventaire à l’infini ou presque, puiser dans des cultures multiples, y rechercher ces «organesornements» et les raisons d’être de leurs conceptions et usages ; mais l’intérêt du propos n’est sans doute pas là. Partant de ce succinct état des lieux de la tradition de cette pratique, intéressons-nous maintenant aux travaux de quelques artistes du Bijou Contemporain, qui apportent de nouvelles tonalités à l’usage de l’organe dans l’ornement.

En premier lieu, il semble nécessaire de définir ce que nous nommons Bijou Contemporain. Ce mouvement, né après la seconde guerre mondiale mais en germe depuis le début du XXe siècle, regroupe des artistes qui, bien que maîtrisant un certain nombre de techniques artisanales propres au domaine de la bijouterie et de l’orfèvrerie, placent leurs recherches loin des seules préoccupations formelles de l’orfèvrerie et de l’artisanat d’art. Ils interrogent l’objet même de leurs recherches, à savoir le bijou, tout en élaborant un «parler du corps» ou même un «parler au corps», offrant à ce dernier des parures pour ce qu’il est ou est susceptible d’être, pour ce que les perspectives et interrogations contemporaines en ont dessiné ou redessiné. Ne reniant rien de l’histoire et de la tradition de leur «métier», ils en jouent et les réécrivent dans ce qu’ils perçoivent comme réalité actuelle. Mal connu en France, bien qu’il y possède quelques brillants représentants, ce mouvement est très fort dans d’autres pays européens, tels les Pays-Bas, la Belgique, l’Allemagne, et maintenant les pays méditerranéens (Portugal, Italie, Espagne…) et les pays de l’Est (Estonie, Tchéquie…) qui possèdent de nombreuses écoles, événements, galeries spécialisées et outils critiques. Comme on le voit, c’est bien de propositions d’artistes dont il va être question à présent, artistes créant des bijoux dont l’usage est certes moins généralisé que les objets historiques présentés plus haut, mais dont on peut estimer qu’ils sont à l’avant-garde des évolutions d’une pratique.

Nous entamerons ce parcours par les travaux de la bijoutière Inni Parnanen, hollandaise d’origine finnoise, qui a produit en 2002-2003 une série de pièces dénommée Extraorganes – que nous pourrions traduire par Organes externes, véritable ode à la peau, magnifique interface entre dedans et dehors, entre soi et le monde : peau tout à la fois espace et actrice de la médiation sensorielle. Ces pièces, montées comme des broches ou des pendentifs, sont réalisées en parchemin –peau de porc tannée. Le parchemin, translucide et laissant nettement apparaître les veinules de la peau, permet de dessiner de petites structures sphériques ou ovalisées, comme de petites poches,
unies les unes aux autres par un fil de soie. L’artiste présente ce travail par ce texte :

« L’organe est une partie d’un être humain, d’un animal ou d’une plante remplissant une fonction déterminée, la peau est organe. La peau est aussi le premier ornement de l’homme.
De la peau vient le parchemin. Le bijou est un accessoire, à l’origine un symbole de victoire devenant ornementation de la peau. Parallèlement aujourd’hui la chirurgie plastique remanie le corps, sa forme, sa beauté. Le fil de soie reliant les différentes parties des extra-organes parcourt la peau : par la peau, sur la peau, sous la peau et dans la peau
« .

Bien sûr confrontés aux recherches et écrits de Didier Anzieu4 ou encore François Dagognet5, nous voici en proie à de multiples pistes de réflexions, dont nous n’avons malheureusement pas le temps d’explorer tous les possibles. La peau, ornement premier, premier lieu de l’ornement, dit bien que notre condition même d’humain ne sait échapper à cette réalité qui l’entoure, le limite, et réduit son échange avec autrui au mieux au contact d’une peau sur une autre, et aux sensations que ces deux peaux perçoivent et émettent. Mais les pièces de Inni Parnanen, par le fil qui en relie tous les éléments «par, sur, dans et sous» la peau nous invitent également, et clairement, à penser notre rapport contemporain à la chirurgie plastique ou reconstructrice, rapport dont quelques débats publics récents ont su nous rappeler combien il n’avait rien d’anodin… Et cette référence n’est-elle pas renforcée du fait que, plus que toute autre, c’est la peau de porc qu’elle a choisi de travailler ? Devons-nous considérer comme un pur hasard que cet animal soit, par ailleurs, au coeur des recherches et des enjeux sur les xénogreffes pour sa grande proximité corporelle avec l’humain ?

Inni Pärnänen, "Extra Organs" neckpieces, 2003. Parchment, silk thread, mother of pearl. Reproduced from http://www.inni.fi/gallery: Inni Parnanen – Extraorgan – Collier peau de porc parcheminée et fil de soie – 2002 – Tous droits réservés.

Cette mise en question du corps dans les bijoux d’Inni Parnanen existe également dans une série de pièces plus récente : « La belle au bois dormant« . Conçue en 2004, après la naissance de sa fille, il s’agit d’une série d’anneaux sur lesquels sont accrochés en pendeloques des sexes-corolles féminins, sculptés dans de fines plaques d’argent fin, et colorés dans des tons nacrés évoquant coquillages et perles. Il s’agit pour elle de jouer tout à la fois des usages de la bague dont elle rappelle que «de tous temps, embrasser une bague fut signe de soumission et respect», mais aussi du baise-main, «signe d’estime et de tendresse respectueuse», pour mettre en valeur sa certitude de «l’importance de chérir et respecter la féminité». Et jouant d’une proximité formelle entre sexe féminin et coquillage, ne s’inscrit-elle pas dans une tradition de la représentation et du symbole où érotisme et fécondité s’entrecroisent, et qu’en leurs temps des artistes tels Le Titien ou Botticelli ont bien illustré dans leurs Naissance de Vénus ? Ne pouvons-nous lire dans le rapprochement qu’elle propose, le temps d’un baiser, entre bouche et sexe, une allusion évidente à la sexualité ? Son traitement des matières, des couleurs, la fragilité visuelle de ses pièces contraignant porteurs et spectateurs à l’attention ne soulignent-ils pas sa volonté de respect et de tendresse, le geste du porteur ou de celui qui le touche, déchargés de ces notions pouvant endommager la bague ?

Inni Parnanen La Belle au Bois Dormant – pendant Argent fin: Inni Parnanen La Belle au Bois Dormant – pendant Argent fin – 2004 Tous droits réservés.

Traduire en objets des questions de sexualité est également au coeur de la démarche de la Strasbourgeoise Cathy (Catherine) Abrial. Elle conçoit ses Bagues Poilues comme une illustration du rapport entre sexualité et relations sociales et affectives. Chacune de ses bagues est associée à une petite annonce découpée dans les rubriques Rencontres de diverses publications. Ces annonces peuvent venir d’hommes ou de femmes, et sont de caractère aussi explicite que «Femme, 48 ans, physique agréable, délaissée, désire faire connaissance avec monsieur 50/60 ans, bon niveau, de préférence marié, gentil,compréhensif, pour partager moments agréables» ou énonçant un désir plus large «Dame libre, caractère et physique agréable, désire rencontrer monsieur veuf ou divorcé, 50-60ans, pour sorties, voyages et plus si affinités». Elle conclut et résume son travail d’une manière qu’elle veut tout à la fois tendre et cynique : «Au fond tout se ramène toujours à enfiler une bague poilue». Et nous voici, nous spectateurs, renvoyés à ce que nous décrit Jacques Ruffié des stratégies élaborées par le vivant pour se transmettre, se reproduire, se poursuivre… au nombre desquelles la culture, et bien évidemment la culture amoureuse6.

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Cathy Abrial– Bagues poilues – Maillechort, laine et extraits de presse – 2003 – Tous droits réservés

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un organe, un autre élément corporel, le cheveu, appartient par  excellence au rapport aimant et charnel. Les traditions poétiques le savent bien et l’ont assez chanté. Puisant dans la tradition des bijoux en cheveux, matériau depuis longtemps collecté dans des foires et marchés ou dans l’intimité des familles pour devenir parure, Ana Goalabré se joue de cet usage en coupant une de ses mèches et en y taillant une bague qu’elle envoie à un homme accompagnée de la missive «J’aimerais tant passer mes doigts dans tes cheveux». Cette phrase, appel érotique d’un corps d’artiste, devient le titre d’une série déclinant divers contenus aimants et sensuels, traditionnellement gardés jusqu’alors implicites au nom d’une morale et d’une bienséance rigoureuse et qui tout à coup semblent avoir gagné le droit de dire clairement le désir, qu’il s’agisse de celui d’une mère, d’un père, d’une amante, d’un amant… et ce dans toute sa trivialité. Pourtant, il n’y a aucune charge obscène dans ces bagues. Qu’elles soient très travaillées ou reprennent le mouvement naturel d’une mèche de cheveux, elles nous renvoient à nos jeux tactiles dans les cheveux de l’autre, en fixant le mouvement, image arrêtée puis détachée du corps pour n’en garder que la sensation.

Ana Goalabré - bagues 'j'aimerais tant passer mes doigts dans tes cheveux' 1997
Ana Goalabré – J’aimerais tant passer mes doigts dans tes cheveux – Cheveux et résine – 1997  tous droits réservés.

Explorer cette trivialité du corps est à la base du travail de Sophie Hanagarth, artiste d’origine suisse, aujourd’hui responsable d’enseignement «Parure du corps» à l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg. Elle a lié ses premières recherches à la phrase d’Antonin Artaud, «Là ou ça sent la merde ça sent l’être». Créant les immenses parures sautoirs Excréments, il est bien évident qu’elle provoque ses spectateurs. En effet, elle s’applique à faire accéder au titre d’ornement des productions du corps habituellement cachées, souvent perçues comme honteuses ou difficiles à assumer. Nous voici alors projetés face à la question du choix, du tri, de l’établissement des échelles de valeurs à partir desquelles va s’établir le jugement sur ce qui est digne d’être montré et ce qui doit rester une affaire de l’ombre, de l’intimité silencieuse et discrète.

Sophie Hanagarth - Médailles merdeuses, broche, cuir, fer-blanc, 2001-  -Shitty medals, brooch, leather, tin can, 2001-  http://sophie.hanagarth.free.fr/files/gimgs/vermerdaille.jpg: Sophie Hanagarth Médailles merdeuses – Broches – Fer oxydé tous droits réservés

Mettre en avant, mettre dehors, ramener à la surface du visible et au service de l’apparence ce qui est usuellement considéré comme un déchet est un geste qui atteint sans doute son paroxysme dans la série des Médailles Merdeuses. S’emparant de la médaille, objet de valorisation par excellence, signant la reconnaissance sociale de mérites multiples –politiques, économiques, guerriers, familiaux, etc.– l’artiste assume sans conteste sa volonté de reconnaître les mérites des travaux silencieux, quotidiens, souterrains de nos corps et aux produits qui en résultent. Sophie Hanagarth poursuit ses recherches par les Vermines, série de broches mettant en scène des insectes et micro-organismes surdimensionnés, créés dans du fer rouillé. Là encore, ce qui l’intéresse au plus haut point est de s’emparer de cette partie de notre histoire corporelle qui provoque un frisson d’horreur et que nous cherchons à faire taire, à nier en ne la nommant pas, à oublier. Puisque, au bout du compte, ces Vermines consommeront notre corps, et grouillent d’ores et déjà à sa surface, l’artiste nous invite à les accepter comme une part de l’humain, et comme tels à les honorer, les assumer en les faisant parures.

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Sophie Hanagarth – Vermines – Broches – Fer oxydé – Tous droits réservés

Dans un travail récent, elle se joue de l’expression Bijoux de famille. Elle en use pour décliner une série de colliers, dans des matériaux multiples allant du fer rouillé à la silicone, objets destinés tant à des hommes qu’à des femmes, portés longs et qui viennent placer sur l’aine des bourses de résine souple, conservant parfois certaines caractéristiques –toucher, pilosité…– du scrotum. Là encore, cet usage d’organes parfois traités de honteux et pourtant largement emprunts d’une valeur essentielle, inscrit le travail de l’artiste dans les questionnements sur la construction culturelle et sociale du corps, dont nous sentons bien ici les emprunts aux gender studies. Pourtant, son titre, volontairement ironique, nous invite également à un parcours réflexif sur les questions de la transmission patrimoniale, mais sans doute aussi culturelle, voire génétique.

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Sophie Hanagarth Bijoux de Famille Collier –capsules de bière  1997

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Sophie Hanagarth Bijoux de Famille Collier – Silicone – 1999 Tous droits réservés.

Cette notion de génétique, et par conséquent de constitution cellulaire, ne peut que nous conduire au travail de l’artiste Canadien Paul McClure, qui a construit son travail entre science et art visuel. Mettant l’imagerie médicale au service de ses objets, il reproduit des images de cellules fournies par une observation au microscope en une multitude de broches d’argent ou de cuivre enduites de résines colorées. Il se dit inspiré par leurs qualités formelles et primordiales, dans lesquelles il puise la possibilité de développer l’idée de «la vie comme principe ornemental». Mais, allant jusqu’à la représentation de structures cellulaires mitotiques, présentes seulement lors des phases de division cellulaire, il fait écho au mouvement perpétuel et insaisissable du vivant, tout en éclairant magistralement la dualité de la partition et de l’accroissement. En effet, si les cellules croissent pour donner la vie, elles peuvent parfois également le faire pour donner la mort, comme dans le cancer.

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Paul McClureCells, (broches), 1999-2002 silver, gold, copper, resin, neodymium, magnets, glass petri dishes

Et cette étroite imbrication entre vie et mort nous amène, pour terminer notre rapide tour d’horizon, aux travaux de Nanna Melland, artiste norvégienne résidant à Munich. Elle pense que «la technologie actuelle est la cause d’une complète aliénation de l’homme moderne par rapport à sa propre vie». En se voyant livrer des images du monde à une vitesse vertigineuse et au travers du filtre des pixels il perd le sens de la réalité de sa mort et cette dernière devient un genre de spectacle de l’ordre du «divertissement médiéval». Toute la démarche de Melland commence à une période où elle travaille dans la bijouterie industrielle. Créant une multitude de pendeloques en forme de coeur, elle se demande : «Qu’est-ce que j’offre dans ce symbole d’amour romantique à souhait ?» Pour tenter de répondre à cette question, elle délaisse l’espace clos et protégé de son atelier d’orfèvre pour s’ouvrir à d’autres conceptions, étudie l’anatomie, guette le coeur au milieu de réalités toutes différentes de celles auxquelles elle est habituée. Dans ses visites d’abattoirs et de boucheries, elle rencontre les odeurs fortes, le dégoût, la nausée, la chair et la matière, mais aussi la mort dans sa réalité. Par réaction, elle veut exprimer la vie. S’ouvre alors l’univers de la recherche sur les xénogreffes, et la découverte de la proximité entre le coeur de porc et le coeur humain, si forte que depuis 1968 on utilise des valves de porc pour réparer certains accidents mitraux humains, et qu’on envisage de plus en plus sérieusement l’élevage de porcs génétiquement modifiés pour utiliser leurs organes dans des transplantations humaines.

Elle met en scène son premier bracelet Heartcharm, dans lequel un coeur de porc plastiné vient s’insérer au milieu de multiples pendeloques argentées –fer à cheval,trèfles…– révélant ses pensées face à ce qu’elle voit naître «une frontière entre vie etmort, science et nature, quelque chose qui fait jaillir beaucoup de questions».

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Nanna Melland – Heartcharm – Bracelet – Résine, Coeur de porc, bracelet et pendeloques argentés
2003 – Tous droits réservés.

Puis, s’intéressant à la fonction essentielle de pompe de l’organe cardiaque, elle commence à mouler l’espace intérieur de coeurs de porcs, cet espace où circule le sang dans son mouvement vital pour nous. Une fois les moulages pris, elle les désincarcère de la chair leur ayant donné forme, et les place dans de petites sphères de verre devenant des broches et des pendentifs, reliquaires étranges baptisés Fragments de Vie. Ces reliques, qu’à première vue on peut imaginer être des végétaux desséchés ou momifiés, lui permettent d’amener l’intérieur vers l’extérieur, exposant «l’espace secret du coeur physiquement et métaphoriquement» en vue de faire transparaître «la fantastique fragilité de la sensation de la vie».

Nanna Melland Fragments of life Pendentif Résine, verre, acier et argent fin 2004 tous droits réservés.

C’est au cours de la réalisation des Fragments de Vie que naissent les Heartrings, bagues-coeurs issues des restes de viande, veines de coeur qui la frappent par leurs tailles s’adaptant parfaitement à un doigt humain, anneaux de l’intérieur pour orner l’extérieur. Moulés en métal précieux, les anneaux de viande transforment la réaction première de dégoût face à de restes corporels en un sentiment d’admiration et de reconnaissance, et entraînent vers un autre questionnement, celui «de notre rapport au corps que nous habitons, et qu’il semble que nous ayons beaucoup de mal à faire nôtre, et à reconnaître comme nôtre».

http://3.bp.blogspot.com/_hLZ7revcIpQ/Sq0VF4rkt1I/AAAAAAAAAOA/e01Y35IyYLY/s320/2004-untitled-.jpghttp://3.bp.blogspot.com/_hLZ7revcIpQ/Sq0U9ZESvwI/AAAAAAAAANw/_ANmrwmrUNs/s1600/2003-heart+ring.jpg
Nanna Melland – Heartrings – Bagues – Argent peint, or fin, argent oxydé et laque – 2003 Tous droits réservés.

Dans le prolongement de cette idée, elle crée le collier Décadence, pour la réalisation duquel elle conserve pendant plus d’un an les rognures de ses ongles à chaque fois qu’elle les coupe. A l’issue de cette collecte, moulées dans de l’or fin et minutieusement assemblées sur un fil de lin rouge elles deviennent collier. L’artiste raconte : «l’inspiration pour faire cette pièce, est venue de la découverte de mon dégoût pour les ongles. Pourtant ils peuvent sembler beaux sur le doigt, mais dès qu’ils tombent dans mon potage, c’est une histoire différente». Elle dit s’être sentie coupable après avoir accompli cette pièce : «vu le monde où nous vivons, avec tellement de pauvreté et de douleur, j’ai éprouvé un certain dépit face à ma capacité à faire quelque chose d’aussi indigne, impudent que mouler mes propres déchets corporels en or». C’est pourquoi elle a choisi de l’appeler Décadence. Cette pièce devient un quasi manifeste. En usant d’un matériau corporel que l’usage nous a appris à peindre, percer, limer pour servir notre ornementation, mais aussi à considérer comme un déchet repoussant et sale dès qu’il est détaché de nous, l’artiste met là encore en lumière notre rapport au propre et au sale, au beau et au laid. Immortalisant la rognure d’ongle en or –matériau de la pureté et de la permanence–, conservant avec exactitude sa forme et sa taille dans une forme de Vanité contemporaine, elle nous rappelle le caractère éphémère de l’ongle, sa croissance permanente qu’il faut dompter et contrôler. Faisant du précieux avec du non précieux –voire du sale–, elle signifie à quel point notre corps est vivant en dehors de nous, de notre volonté et de notre contrôle, dans le mouvement perpétuel de la vie qui fait battre notre coeur, pousser nos ongles et nos cheveux. Lors de sa présentation dans des expositions, il est intéressant de constater combien la matière or du collier attire d’emblée le public qui vient le contempler, puis prenant conscience de ce à partir de quoi il est fait, s’éloigne, décontenancé voire franchement écoeuré, et pouvant lancer des
remarques comme «porter mes ongles à la limite, mais ceux de quelqu’un d’autre quelle horreur».

Nanna Melland Necklace: Decadence, 2000 - 2003 Goldcast finger and toenails, linen 50 cm Photo by: Nanna Melland: Nanna Melland Necklace: Decadence, 2000 - 2003 Goldcast finger and toenails, linen 50 cm Photo by: Nanna Melland:
Nanna Melland – Decadence – Collier ( & détail) – Or fin et soie – 2004 collection Galerie Marzee – Tous droits réservés.

Comme on le voit, la limite de l’organe a parfois été dépassée dans la présentation de ces travaux, pour se déplacer vers l’usage d’éléments corporels projetés à la surface, devenant apparents, et servant l’apparence. Ce franchissement volontaire avait pour but de mieux éclairer le propos, outre un relevé des pièces et artistes existants (non exhaustif loin s’en faut), il faut en effet maintenant se poser la question du sens de ces productions et de ces parcours. Sans doute, nous éclairent-ils sur le changement de statut du corps ayant permit leur production et leur diffusion sans trop de heurts. Bien sûr, toutes les préoccupations de l’art des années 60-70, les multiples volontés de révéler un corps réel et organique ont-elles ouvert la porte à ces travaux, de même que toutes les expériences performatives et la défiguration du corps qui en a résulté. Cette jeune génération d’artistes offre une image d’adoucissement, dans ses travaux, tout comme dans la manière dont elle les met en scène, un adoucissement qui pourtant ne semble pas conduire à un délitement délitation du contenu. Leurs expressions sont moins revendicatrices ou révoltées, elles appellent le public à des expériences sensuelles et sensitives plus intimistes, plus ludiques également, comme empreintes d’une permissivité gagnée, de tabous déjà tombés ayant créé de nouveaux espaces d’expression possibles. Le corps et ses éléments deviennent oeuvres et ornements ou au moins semblent mériter d’être traités ainsi dans leur matière même, et non plus uniquement dans leurs projections ou leurs dimensions symboliques. En effet, même transfigurés par le passage de l’organique au métal ou à la résine, c’est bien l’organe en tant que tel qui est chanté, sa réalité charnelle, son mouvement, sa fonction, ses résidus, son action. Ce qui dans une société contemporaine qui fait l’apologie du bien-être ou du mieux être dans son corps, avec le développement d’une multitude de pratiques alternatives, ne peut qu’aller de soi.

Mais n’oublions pas qu’il est question ici d’une production liée au domaine du bijou et de l’ornement corporel, éléments qui condensent le double mouvement du normatif et de l’individualisation, interfaces significatives tant de notre insertion que de notre expression sociales, marqueurs et outils choisis (voire subis) de la construction de soi7.Or, à étudier l’histoire de ces bijoux et de ces ornements, nous découvrons que les matières, les techniques et les formes qui leurs ont donné corps parlent des multiples frontières franchies par celui qui les conçoit et celui qui les porte. Il y a tout d’abord les frontières géographiques (une nouvelle région découverte amenant de nouveaux types de matériaux jusqu’alors inconnus), culturelles (la confrontation avec d’autres populations maîtrisant d’autres techniques ou d’autres conceptions, qui fait naître de nouvelles formes), techniques et scientifiques (nouvelles possibilités d’extraction de matériaux, mise au point de nouveaux alliages, conception assistée par ordinateur en sont divers exemples), économiques, cultuelles, socio-économiques, etc. Mais il s’agit aussi des frontières individuelles : objets de naissance, baptême, communion, mariage…pour ceux socialement signifiants dans le monde occidental, mais également objets choisis de manière plus personnelle pour garder le souvenir d’une étape ou d’un moment décisif ou vécu comme tel.

Pouvons-nous alors supposer que la récente éclosion de ces multiples travaux sur les «organes-ornements» devient l’indicateur d’une frontière franchie ? Peut-être pouvons-nous considérer que le choix d’user majoritairement d’organes frontières (peau,organe génitaux, intestins, etc.) n’est pas le pur fruit du hasard, et que nous approchons d’une époque admettant la circulation entre dedans et dehors. Toute limite tombée n’en révèle-elle pas une nouvelle, inspirant le désir de son exploration, de son expertise, voire de son franchissement ? Cette acceptation, éclairée par les travaux sur et autour du mutant, nous conduit à une ultime question : quels seront les «organes-ornements» de demain ?


Bijoutière et plasticienne de formation, Monique Manoha a délaissé l’atelier à partir de 1999 pour créer la Biennale du Bijou Contemporain de Nîmes (4 éditions : 1999, 2001, 2003 et 2005), fonder Le Porte Objet, structure de promotion du Bijou Contemporain, et le GERCO (Groupe d’Etudes et de Recherches Corps et Objet), en charge de colloques et journées d’études sur le bijou. Auteure de divers articles sur l’objet bijou (dont « Bijou », Dictionnaire du Corps en Sciences Humaines et Sociales, dir. B. Andrieu, CNRS Editions,2006), elle a coordonné l’édition de Corps et Objet – Actes du colloque de septembre 2003 (Le Manuscrit Universitaire, 2004) et de Corps et Objet : du bijou… (L’Harmattan, à paraître). Elle travaille aujourd’hui audéveloppement du Pôle Bijou de la Communauté de Communes de Baccarat (54).

1 Cf. Wassyla Tamzali, ABZIM – Parures et bijoux des femmes d’Algérie, Dessain et Tolra, Entreprise Algérienne de
presse, 1984.
2 Cf. Sheila Paine, Amulets – a world of secret powers, charms and magic, Londres, Thames et Hudson, 2004.
3 Sheila Paine, op. cit.

4 Didier Anzieu, Le Moi Peau, Paris, Dunod, 1985.
5 François Dagognet, La Peau découverte, Paris, Synthelabo, « Les Empêcheurs de penser en rond », 1998.

6 Jacques Ruffié, Le Sexe et la mort, Paris, Odile Jacob, « Poche », 2000 
7 À ce sujet voir Monique Manoha, «Bijou», Dictionnaire du corps en sciences humaines et sociales, Bernard Andrieudir., Paris, CNRS Editions, 2006 ; Corps et Objet, actes du colloque des 19 et 20 septembre 2003, P. Liotard et Monique Manoha dir., Le Manuscrit Universitaire, 2004 ; et Corps et Objet : du bijou, Monique Manoha dir., L’Harmattan, «Le Mouvement des Savoirs», à paraître . 

Pour citer cet article, utiliser la référence suivante : MANOHA Monique, « De l’organe à l’ornement », in H. Marchal et A. Simon dir., Projections : des organes hors du corps (actes du colloque international des 13 et14 octobre 2006), publication en ligne, www.epistemocritique.org, septembre 2008, p. 137-151.
Pour joindre l’auteure  : manohamonique
@hotmail.fr

 

30/10/2011

et plonger la tête la première dans la HEAD …..

la HEAD ? la Haute Ecole d’Art & de design de Genève (Suisse), et plus particulièrement l’orientation design-bijou

EXPOSITION « PASSE-PASSE »  - la date de fin de cette exposition est largement dépassée (Exposition du 2 au 12 juillet 2008) mais je ne résiste pas à la tentation de la faire découvrir aux « retardataires » comme moi ! :-(
Le thème est passionnant, le(s) résultat(s) SUPERBE(s), et, surtout, ce qui me fascine, cette propension qu’ont les écoles étrangères (hors France s’entend) à COMMUNIQUER, INFORMER sur leurs élèves ………..
 UNE SÉLECTION DE TRAVAUX D’ÉTUDIANT(E)S DE L’ORIENTATION DESIGN BIJOU
Parallèlement à l’exposition «de main à main» au Mudac, l’orientation Design Bijou de la HEAD–Genève présente à Viceversa-L’Annexe une sélection de travaux d’étudiant(e)s réalisés lors des interventions des créateurs de bijou Sonia Morel et Dorothee Striffler ainsi que du designer Timo Kuechler.

Le collier et le mouvement ont été les thèmes proposés par Sonia Morel, créatrice de bijou Lausannoise, aux étudiant-e-s de première année durant son intervention au printemps 2008 à la HEAD – Genève. Le résultat, décliné en 11 parures, foisonne d’idées et démontre une richesse d’interprétation aussi bien d’un point de vue formel que conceptuel. L’ondulation d’une fine feuille de métal côtoie les traces d’un objet sur le corps ou la magie d’un bijou qu’on transforme d’un geste.

Cette exposition est également l’occasion de montrer des travaux résultant de l’intervention de Dorothee Striffler, bijoutière allemande formée à Pforzheim, qui a partagé son expérience d’un travail précieux et rigoureux autour de la chaîne. Éléments répétitifs par essence, qui nécessitent une parfaite maîtrise de l’assemblage et des proportions.

Timo Kuechler, responsable du design chez Niessing a initié des créations surprenantes en imposant le bois et la bague comme sujets de recherche. Les bijoux expérimentaux qui en découlent illustrent avec beaucoup d’humour la capacité des étudiant(e)s à innover.

L’exposition présente les travaux de  Fanny AgnierCaroline BarrasPaola BernasconiSandra BocquetCatherine ChevallayCharlotte CochetDaisy ConstantinAmbroise DegeneveEve DoylePia FarrugiaJulio GeiserIrène GonetAlla GuyPauline HeldSarrah KacemOya KozaciogluMuriel LaurentDorothée LoustalotManon MarboutyJulie SchmidLouise VurpasLaurie Zehnder

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Caroline Barras

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Pauline Held       –            Eve Doyle      –            Daisy Constantin

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Sarrah Kacem

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Ambroise Degeneve

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Julie Schmid

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Fanny Agnier

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Sandra Bocquet

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Catherine Chevallay

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Pia Farrugia

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Laurie Zehnder

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Oya Kozacioglu

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Paola Bernasconi

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Julio Geiser

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Pauline Held

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Dorothée Loustalot, diplômée 2009 en Design Bijou de la Head – Genève, remporte le Prix d’Excellence 2009 de la Fondation Hans Wilsdorf -
Ses collections Succession, Enchaînement et Spiro, développées pour son travail de diplôme et récompensées aujourd’hui par le Prix d’Excellence de la Fondation Hans Wilsdorf, reposent sur trois systèmes originaux de combinaison alliant métal et matières plastiques. Mêlant design industriel et bijouterie traditionnelle 

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