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23/09/2012

EXPO ‘Le LABO’ – Galerie Noel Guyomarc’h (Montréal, (Québec, Canada) – 21 Sept.-7 Oct. 2012

Le Labo : Participants aux ateliers de créations dirigés par Noel Guyomarc’h

LE LABO est le nom donné aux ateliers de création dirigés par Noel Guyomarc’h. Du 21 septembre au 7 octobre, les participants exposeront le résultat de leur travail de recherche et bien plus encore.

Le Labo (Montréal (Québec), Canada)  21-Sep-2012 - 07-Oct-2012(collier Anne-Marie Rébillard)

Au cours de ces rencontres, les participants doivent réaliser des bijoux à partir d’un thème, d’une idée, d’un concept ou encore à partir de matériaux stimulants ou parfois contraignants. Les ateliers ont pour objectif de briser les routines de recherche et de fabrication par l’utilisation de matériaux traditionnels ou inhabituels afin d’explorer de nouvelles avenues créatives. Ces ateliers regroupent des étudiants récemment gradués mais également des joailliers actifs depuis plusieurs années. 
Deux groupes sont réunis pour cette exposition. Le premier est à sa deuxième année de participation et devait réaliser une collection de bijoux répondant aux nouvelles possibilités offertes pendant leur première année. Le second, au cours de cette première année, confrontait les thèmes imposés. 
Le résultat est surprenant. Bousculés mais inspirés par ces exercices, les participants ont créé des bijoux inusités, audacieux qui rivalisent d’originalité ; compositions inattendues, combinaisons de matériaux rare-ment employés dans la fabrication de bijoux comme le composite de bois, le ciment ou encore des boites de conserves. Ces ateliers ont offert une liberté expressive nouvelle, rarement permise durant leur formation. Abstraites ou narratives, les collections proposées ont une force plastique peu exploitée en joaillerie traditionelle.
Certaines des oeuvres réalisées dans le cadre de ces ateliers ont été présentées dans différents événements culturels au Québec et en Ontario. Gabrielle Desmarais s’est retrouvée finaliste au prix François Houdé en 2011. Un collier, fait de fils électriques et de trombones de Catherine Sheedy a été choisi pour le premier numéro de Exhibition in print du Metal Art Guild de l’Ontario. Lidia Raymond a été nommée artiste du mois (février 2012) par la revue Artère, et a remporté ex aequo avec Émilie Trudel les prix de la création et de la réalisation de bijou lors du Colloque québécois en joaillerie-bijouterie tenu à Québec en 2011. En juillet dernier, Émilie Trudel (finaliste cette année pour le prix François Houdé) et Anne-Marie Rébillard étaient sélectionnées par jury à participer à une exposition intitulée «Jewellery, Eh», présentée durant un événe-ment important de la Society of North American Goldsmiths, une association américaine de renom, qui se tiendra à Toronto en mai 2013.
La diversité des propositions présentées est surprenante et stimulante. On découvre les possibilités que ces ateliers leur ont offerts et l’impact qu’ils ont eu dans le cadre de leur pratique habituelle. Ils présenteront à la fois le résultat et de petites collections dérivées de leurs exercices.

 

 

Artists: Gabrielle DesmaraisJessie Grèves — Annie Loiseau — Katia Martel — Angela Marzinotto — Isabelle Métivier — Oriane Meyer — Camille Nyiri — Lidia Raymond — Anne-Marie Rébillard  — Nazanin Rostami – Marianne Séguin — Catherine Sheedy  — Ulrick Therrien  — Émilie Trudel

Anne-Marie Rébillard: Broche / Brooch 2012  Argent sterling / Sterling silverAnne-Marie Rébillard - Broche/Brooch 2012  Argent sterling/Sterling silverCatherine Sheedy : Découvertes et constatations - 2012 Brass, acrylic paint, cordCatherine Sheedy : Découvertes et constatations – Brass, acrylic paint, cordGabrielle Desmarais Brooch 2011 Silver, shibuichi, shell, epoxy, cementGabrielle Desmarais – Broche/Brooch  Shells, shibuichi, plaster, resin  (crédit photo: Jolianne L’allier Matteau)

Oriane Meyer  Brooch: Untitked 2012  CanOriane Meyer  Brooch: Untitked 2012  CanRing | Annie Loiseau  (Canada). 2011.  Sterling silver and paper. Photo: Michel GauvinAnnie Loiseau  – « Spécimen 1″ bague  argent sterling et papier  2011 -   photo: Michel GauvinIsabelle Métivier  Isabelle MétivierAngela MarzinottoAngela MarzinottoNazanin Rostami (Iran/Canada) - Nazanin Rostami (Iran/Canada)

 

 

Galerie Noel Guyomarc’h
4836 boulevard St-Laurent
Montréal H2T 1R5
tel +1 514-840-9362
http://www.galerienoelguyomarch.com
mail: info@galerienoelguyomarch.com

17/11/2011

« De l’organe à l’ornement » – Monique Manoha – Colloque

Actes du colloque international Projections : des organes hors du corps (13-14 octobre 2006)

Si mon attention fut immédiatement retenue par l’appel à communication «Projections : des organes hors du corps», c’est que dix années de pratiques dans le champ du bijou et de l’objet d’ornement m’ont régulièrement confrontée à des «organesornements», et ce, qu’il s’agisse d’objets anciens ou de créations d’artistes contemporains. Or ces diverses productions ne manquent pas de soulever de multiples questions. Quels sont les organes ainsi utilisés ou représentés et pourquoi ? Quelles sont les modalités de leurs représentations ? Pour servir quels propos ou quels intentions ? Qu’ont-ils à nous apprendre du rapport à l’ornementation et au corps ? Nous nous intéressons dans un premier temps à ce que l’histoire nous offre comme exemples d’objets et, par-là même comme pistes de réflexions et d’analyses.

C’est depuis des temps forts anciens que l’homme joue de la représentation d’organes pour ses bijoux, au nombre desquels les plus utilisés sont incontestablement les organes sexuels externes, les mains et les yeux. Ainsi, les nombreux bijoux ornés d’un phallus –symbole et image de l’énergie vitale et créative liés à un organe procréateur– sont connus pour offrir prospérité et protection. Si, à Rome, ils ornent tout particulièrement des bagues d’enfants des deux sexes, ils vont au fil des périodes et des régions trouver également des déclinaisons en pendentifs de tailles et matériaux variés (os, ivoire, céramique, métaux…). Et aujourd’hui encore, le port du fica, représentant un poing refermé sur un pouce tendu entre index et majeur, et dont l’usage remonterait à la période étrusque, est courant. Ici, le principe actif est le leurre. En effet, l’obscénité flagrante du geste ainsi mis en image a pour objet d’attirer l’attention des mauvais esprits, et de détourner leur intérêt du porteur, potentielle victime de leurs agissements. Bien entendu, les organes sexuels masculins ne sont pas les seuls représentés, et il nous est aussi possible de citer l’usage du cauri –petit coquillage qui sur sa face dorsale illustre le sexe féminin– ou encore celui du triangle dans les ornements touaregs –expression stylisée du triangle pubien– comme des figures de base d’un monde de fécondité. La main bénéficie également de multiples représentations dans l’ornement, parmi lesquelles l’exemple que nous connaissons tous sous l’intitulé de «Main de Fatma», usité dans le Maghreb et les pays musulmans. Cette amulette fixe le geste d’une maindont la posture illustre clairement qu’elle repousse, fait barrière, voire impose la limite, et est généralement associée à diverses sourates du Coran –dont celle de l’Aube Naissante :

Je cherche refuge auprès du seigneur de l’aube naissante contre le mal de la nuit obscure quand elle vient sur nous, et contre le mal de celles qui soufflent sur les noeuds etcontre le mal de l’envieux qui porte l’envie.1
En Amérique latine par contre les amulettes en forme de mains –connues depuis 4000 ans et encore largement usitées– s’attachent à une autre fonction de l’organe. Ici, la main qui qui semble avoir un rôle à jouer est celle qui manipule, travaille, permet commerce et échanges. Selon ce qui en agrémente la paume, l’amulette aura des effets variables, appelant les bienfaits –fortune, santé, prospérité…– pour qu’ils «remplissent les mains de son porteur», ou au contraire projetant les soucis vers la main de quelqu’un d’autre 2.

Khamsas, Tunisia: Mains de Fatma – Tunisie – Argent filigrané

L’oeil lui, qu’il s’agisse d’un «oeil d’Horus» –usité depuis l’Egypte Antique– ou d’une pendeloque en perle de verre bleu –à la manière de celles distribuées en Turquie ou dans divers pays méditerranéens– confronte le mauvais oeil, craint par-dessus tout, en lui opposant un oeil puissant. Ici, moins qu’à une représentation de l’oeil du porteur,«l’oeil-ornement» est un emprunt à une toute puissance extérieure. La conception, tant du mauvais oeil que de l’oeil protecteur, se fonde sur une représentation ancienne du fonctionnement de l’organe très différente de sa réalité physique telle qu’elle est aujourd’hui connue. En effet, toute cette construction se base sur l’idée que l’oeil n’est pas un récepteur d’informations et de lumières mais un émetteur de rayons, d’influx. Ces derniers sont source de crainte, puisqu’ils peuvent blesser et atteindre, mais portent également la possible parade, le mauvais rayon pouvant être réduit à néant par un rayon positif… L’usage des morceaux de miroirs dans le vêtement ou la parure ne fait que poursuivre cette même idée : le mauvais oeil se confrontant à son propre reflet s’autodétruit ou tombe en admiration… mais dans tous les cas perd son pouvoir sur autrui. Nous pouvons donc considérer que la fonction première de ces «organesornements» est celle de l’amulette, du charme ou encore du talisman, protégeant, apportant chance, santé et prospérité ou offrant des pouvoirs magiques3 à ses porteurs. Ces divers objets se saisissent des fonctions de l’organe représenté pour les fixer avant de les ramener sur le corps du porteur, leur délégant un rôle actif permanent.
Néanmoins, l’usage de «l’organe-ornement» ne se cantonne pas à ce besoin de protection ou à cette recherche de mieux-être. En effet, nous pouvons également noter que l’organe est très souvent utilisé comme composant d’un vocabulaire symbolique destiné à conserver un message. Deux mains entrelacées sur une bague gardent vivace la force d’une amitié malgré la séparation –au-delà de la mort même, ce qui explique la présence de cette même iconographie sur certaines pierres tombales. Deux petits coeurs accolés signent les accordailles et disent les coeurs blottis l’un près de l’autre pour prendre soin d’un même amour. Deux mains enserrant un coeur notifient un amour confié. Une bague portant un coeur et un L gravé disent à quel point «mon coeur est à elle», etc. Cet usage est encore aujourd’hui très fort, et décliné dans de multiples objets de la grande distribution, dont un des exemples peut être un coeur coupé en trois morceaux dont chacun est un pendentif, et portant l’inscription «Best Friend» qui peut ainsi servir d’expression sentimentale à un groupe d’amies. Ici, symbolismes, représentations et interprétations révèlent les fonctions affectives et sentimentales attribuées à la gestuelle de l’organe, disant combien le corps est objet de constructions. Dans l’histoire donc, les exemples ne manquent point –bijoux de riches ou de pauvres, de matières nobles ou non –et nous pourrions ainsi poursuivre l’inventaire à l’infini ou presque, puiser dans des cultures multiples, y rechercher ces «organesornements» et les raisons d’être de leurs conceptions et usages ; mais l’intérêt du propos n’est sans doute pas là. Partant de ce succinct état des lieux de la tradition de cette pratique, intéressons-nous maintenant aux travaux de quelques artistes du Bijou Contemporain, qui apportent de nouvelles tonalités à l’usage de l’organe dans l’ornement.

En premier lieu, il semble nécessaire de définir ce que nous nommons Bijou Contemporain. Ce mouvement, né après la seconde guerre mondiale mais en germe depuis le début du XXe siècle, regroupe des artistes qui, bien que maîtrisant un certain nombre de techniques artisanales propres au domaine de la bijouterie et de l’orfèvrerie, placent leurs recherches loin des seules préoccupations formelles de l’orfèvrerie et de l’artisanat d’art. Ils interrogent l’objet même de leurs recherches, à savoir le bijou, tout en élaborant un «parler du corps» ou même un «parler au corps», offrant à ce dernier des parures pour ce qu’il est ou est susceptible d’être, pour ce que les perspectives et interrogations contemporaines en ont dessiné ou redessiné. Ne reniant rien de l’histoire et de la tradition de leur «métier», ils en jouent et les réécrivent dans ce qu’ils perçoivent comme réalité actuelle. Mal connu en France, bien qu’il y possède quelques brillants représentants, ce mouvement est très fort dans d’autres pays européens, tels les Pays-Bas, la Belgique, l’Allemagne, et maintenant les pays méditerranéens (Portugal, Italie, Espagne…) et les pays de l’Est (Estonie, Tchéquie…) qui possèdent de nombreuses écoles, événements, galeries spécialisées et outils critiques. Comme on le voit, c’est bien de propositions d’artistes dont il va être question à présent, artistes créant des bijoux dont l’usage est certes moins généralisé que les objets historiques présentés plus haut, mais dont on peut estimer qu’ils sont à l’avant-garde des évolutions d’une pratique.

Nous entamerons ce parcours par les travaux de la bijoutière Inni Parnanen, hollandaise d’origine finnoise, qui a produit en 2002-2003 une série de pièces dénommée Extraorganes – que nous pourrions traduire par Organes externes, véritable ode à la peau, magnifique interface entre dedans et dehors, entre soi et le monde : peau tout à la fois espace et actrice de la médiation sensorielle. Ces pièces, montées comme des broches ou des pendentifs, sont réalisées en parchemin –peau de porc tannée. Le parchemin, translucide et laissant nettement apparaître les veinules de la peau, permet de dessiner de petites structures sphériques ou ovalisées, comme de petites poches,
unies les unes aux autres par un fil de soie. L’artiste présente ce travail par ce texte :

« L’organe est une partie d’un être humain, d’un animal ou d’une plante remplissant une fonction déterminée, la peau est organe. La peau est aussi le premier ornement de l’homme.
De la peau vient le parchemin. Le bijou est un accessoire, à l’origine un symbole de victoire devenant ornementation de la peau. Parallèlement aujourd’hui la chirurgie plastique remanie le corps, sa forme, sa beauté. Le fil de soie reliant les différentes parties des extra-organes parcourt la peau : par la peau, sur la peau, sous la peau et dans la peau
« .

Bien sûr confrontés aux recherches et écrits de Didier Anzieu4 ou encore François Dagognet5, nous voici en proie à de multiples pistes de réflexions, dont nous n’avons malheureusement pas le temps d’explorer tous les possibles. La peau, ornement premier, premier lieu de l’ornement, dit bien que notre condition même d’humain ne sait échapper à cette réalité qui l’entoure, le limite, et réduit son échange avec autrui au mieux au contact d’une peau sur une autre, et aux sensations que ces deux peaux perçoivent et émettent. Mais les pièces de Inni Parnanen, par le fil qui en relie tous les éléments «par, sur, dans et sous» la peau nous invitent également, et clairement, à penser notre rapport contemporain à la chirurgie plastique ou reconstructrice, rapport dont quelques débats publics récents ont su nous rappeler combien il n’avait rien d’anodin… Et cette référence n’est-elle pas renforcée du fait que, plus que toute autre, c’est la peau de porc qu’elle a choisi de travailler ? Devons-nous considérer comme un pur hasard que cet animal soit, par ailleurs, au coeur des recherches et des enjeux sur les xénogreffes pour sa grande proximité corporelle avec l’humain ?

Inni Pärnänen, "Extra Organs" neckpieces, 2003. Parchment, silk thread, mother of pearl. Reproduced from http://www.inni.fi/gallery: Inni Parnanen – Extraorgan – Collier peau de porc parcheminée et fil de soie – 2002 – Tous droits réservés.

Cette mise en question du corps dans les bijoux d’Inni Parnanen existe également dans une série de pièces plus récente : « La belle au bois dormant« . Conçue en 2004, après la naissance de sa fille, il s’agit d’une série d’anneaux sur lesquels sont accrochés en pendeloques des sexes-corolles féminins, sculptés dans de fines plaques d’argent fin, et colorés dans des tons nacrés évoquant coquillages et perles. Il s’agit pour elle de jouer tout à la fois des usages de la bague dont elle rappelle que «de tous temps, embrasser une bague fut signe de soumission et respect», mais aussi du baise-main, «signe d’estime et de tendresse respectueuse», pour mettre en valeur sa certitude de «l’importance de chérir et respecter la féminité». Et jouant d’une proximité formelle entre sexe féminin et coquillage, ne s’inscrit-elle pas dans une tradition de la représentation et du symbole où érotisme et fécondité s’entrecroisent, et qu’en leurs temps des artistes tels Le Titien ou Botticelli ont bien illustré dans leurs Naissance de Vénus ? Ne pouvons-nous lire dans le rapprochement qu’elle propose, le temps d’un baiser, entre bouche et sexe, une allusion évidente à la sexualité ? Son traitement des matières, des couleurs, la fragilité visuelle de ses pièces contraignant porteurs et spectateurs à l’attention ne soulignent-ils pas sa volonté de respect et de tendresse, le geste du porteur ou de celui qui le touche, déchargés de ces notions pouvant endommager la bague ?

Inni Parnanen La Belle au Bois Dormant – pendant Argent fin: Inni Parnanen La Belle au Bois Dormant – pendant Argent fin – 2004 Tous droits réservés.

Traduire en objets des questions de sexualité est également au coeur de la démarche de la Strasbourgeoise Cathy (Catherine) Abrial. Elle conçoit ses Bagues Poilues comme une illustration du rapport entre sexualité et relations sociales et affectives. Chacune de ses bagues est associée à une petite annonce découpée dans les rubriques Rencontres de diverses publications. Ces annonces peuvent venir d’hommes ou de femmes, et sont de caractère aussi explicite que «Femme, 48 ans, physique agréable, délaissée, désire faire connaissance avec monsieur 50/60 ans, bon niveau, de préférence marié, gentil,compréhensif, pour partager moments agréables» ou énonçant un désir plus large «Dame libre, caractère et physique agréable, désire rencontrer monsieur veuf ou divorcé, 50-60ans, pour sorties, voyages et plus si affinités». Elle conclut et résume son travail d’une manière qu’elle veut tout à la fois tendre et cynique : «Au fond tout se ramène toujours à enfiler une bague poilue». Et nous voici, nous spectateurs, renvoyés à ce que nous décrit Jacques Ruffié des stratégies élaborées par le vivant pour se transmettre, se reproduire, se poursuivre… au nombre desquelles la culture, et bien évidemment la culture amoureuse6.

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Cathy Abrial– Bagues poilues – Maillechort, laine et extraits de presse – 2003 – Tous droits réservés

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un organe, un autre élément corporel, le cheveu, appartient par  excellence au rapport aimant et charnel. Les traditions poétiques le savent bien et l’ont assez chanté. Puisant dans la tradition des bijoux en cheveux, matériau depuis longtemps collecté dans des foires et marchés ou dans l’intimité des familles pour devenir parure, Ana Goalabré se joue de cet usage en coupant une de ses mèches et en y taillant une bague qu’elle envoie à un homme accompagnée de la missive «J’aimerais tant passer mes doigts dans tes cheveux». Cette phrase, appel érotique d’un corps d’artiste, devient le titre d’une série déclinant divers contenus aimants et sensuels, traditionnellement gardés jusqu’alors implicites au nom d’une morale et d’une bienséance rigoureuse et qui tout à coup semblent avoir gagné le droit de dire clairement le désir, qu’il s’agisse de celui d’une mère, d’un père, d’une amante, d’un amant… et ce dans toute sa trivialité. Pourtant, il n’y a aucune charge obscène dans ces bagues. Qu’elles soient très travaillées ou reprennent le mouvement naturel d’une mèche de cheveux, elles nous renvoient à nos jeux tactiles dans les cheveux de l’autre, en fixant le mouvement, image arrêtée puis détachée du corps pour n’en garder que la sensation.

Ana Goalabré - bagues 'j'aimerais tant passer mes doigts dans tes cheveux' 1997
Ana Goalabré – J’aimerais tant passer mes doigts dans tes cheveux – Cheveux et résine – 1997  tous droits réservés.

Explorer cette trivialité du corps est à la base du travail de Sophie Hanagarth, artiste d’origine suisse, aujourd’hui responsable d’enseignement «Parure du corps» à l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg. Elle a lié ses premières recherches à la phrase d’Antonin Artaud, «Là ou ça sent la merde ça sent l’être». Créant les immenses parures sautoirs Excréments, il est bien évident qu’elle provoque ses spectateurs. En effet, elle s’applique à faire accéder au titre d’ornement des productions du corps habituellement cachées, souvent perçues comme honteuses ou difficiles à assumer. Nous voici alors projetés face à la question du choix, du tri, de l’établissement des échelles de valeurs à partir desquelles va s’établir le jugement sur ce qui est digne d’être montré et ce qui doit rester une affaire de l’ombre, de l’intimité silencieuse et discrète.

Sophie Hanagarth - Médailles merdeuses, broche, cuir, fer-blanc, 2001-  -Shitty medals, brooch, leather, tin can, 2001-  http://sophie.hanagarth.free.fr/files/gimgs/vermerdaille.jpg: Sophie Hanagarth Médailles merdeuses – Broches – Fer oxydé tous droits réservés

Mettre en avant, mettre dehors, ramener à la surface du visible et au service de l’apparence ce qui est usuellement considéré comme un déchet est un geste qui atteint sans doute son paroxysme dans la série des Médailles Merdeuses. S’emparant de la médaille, objet de valorisation par excellence, signant la reconnaissance sociale de mérites multiples –politiques, économiques, guerriers, familiaux, etc.– l’artiste assume sans conteste sa volonté de reconnaître les mérites des travaux silencieux, quotidiens, souterrains de nos corps et aux produits qui en résultent. Sophie Hanagarth poursuit ses recherches par les Vermines, série de broches mettant en scène des insectes et micro-organismes surdimensionnés, créés dans du fer rouillé. Là encore, ce qui l’intéresse au plus haut point est de s’emparer de cette partie de notre histoire corporelle qui provoque un frisson d’horreur et que nous cherchons à faire taire, à nier en ne la nommant pas, à oublier. Puisque, au bout du compte, ces Vermines consommeront notre corps, et grouillent d’ores et déjà à sa surface, l’artiste nous invite à les accepter comme une part de l’humain, et comme tels à les honorer, les assumer en les faisant parures.

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Sophie Hanagarth – Vermines – Broches – Fer oxydé – Tous droits réservés

Dans un travail récent, elle se joue de l’expression Bijoux de famille. Elle en use pour décliner une série de colliers, dans des matériaux multiples allant du fer rouillé à la silicone, objets destinés tant à des hommes qu’à des femmes, portés longs et qui viennent placer sur l’aine des bourses de résine souple, conservant parfois certaines caractéristiques –toucher, pilosité…– du scrotum. Là encore, cet usage d’organes parfois traités de honteux et pourtant largement emprunts d’une valeur essentielle, inscrit le travail de l’artiste dans les questionnements sur la construction culturelle et sociale du corps, dont nous sentons bien ici les emprunts aux gender studies. Pourtant, son titre, volontairement ironique, nous invite également à un parcours réflexif sur les questions de la transmission patrimoniale, mais sans doute aussi culturelle, voire génétique.

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Sophie Hanagarth Bijoux de Famille Collier –capsules de bière  1997

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Sophie Hanagarth Bijoux de Famille Collier – Silicone – 1999 Tous droits réservés.

Cette notion de génétique, et par conséquent de constitution cellulaire, ne peut que nous conduire au travail de l’artiste Canadien Paul McClure, qui a construit son travail entre science et art visuel. Mettant l’imagerie médicale au service de ses objets, il reproduit des images de cellules fournies par une observation au microscope en une multitude de broches d’argent ou de cuivre enduites de résines colorées. Il se dit inspiré par leurs qualités formelles et primordiales, dans lesquelles il puise la possibilité de développer l’idée de «la vie comme principe ornemental». Mais, allant jusqu’à la représentation de structures cellulaires mitotiques, présentes seulement lors des phases de division cellulaire, il fait écho au mouvement perpétuel et insaisissable du vivant, tout en éclairant magistralement la dualité de la partition et de l’accroissement. En effet, si les cellules croissent pour donner la vie, elles peuvent parfois également le faire pour donner la mort, comme dans le cancer.

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Paul McClureCells, (broches), 1999-2002 silver, gold, copper, resin, neodymium, magnets, glass petri dishes

Et cette étroite imbrication entre vie et mort nous amène, pour terminer notre rapide tour d’horizon, aux travaux de Nanna Melland, artiste norvégienne résidant à Munich. Elle pense que «la technologie actuelle est la cause d’une complète aliénation de l’homme moderne par rapport à sa propre vie». En se voyant livrer des images du monde à une vitesse vertigineuse et au travers du filtre des pixels il perd le sens de la réalité de sa mort et cette dernière devient un genre de spectacle de l’ordre du «divertissement médiéval». Toute la démarche de Melland commence à une période où elle travaille dans la bijouterie industrielle. Créant une multitude de pendeloques en forme de coeur, elle se demande : «Qu’est-ce que j’offre dans ce symbole d’amour romantique à souhait ?» Pour tenter de répondre à cette question, elle délaisse l’espace clos et protégé de son atelier d’orfèvre pour s’ouvrir à d’autres conceptions, étudie l’anatomie, guette le coeur au milieu de réalités toutes différentes de celles auxquelles elle est habituée. Dans ses visites d’abattoirs et de boucheries, elle rencontre les odeurs fortes, le dégoût, la nausée, la chair et la matière, mais aussi la mort dans sa réalité. Par réaction, elle veut exprimer la vie. S’ouvre alors l’univers de la recherche sur les xénogreffes, et la découverte de la proximité entre le coeur de porc et le coeur humain, si forte que depuis 1968 on utilise des valves de porc pour réparer certains accidents mitraux humains, et qu’on envisage de plus en plus sérieusement l’élevage de porcs génétiquement modifiés pour utiliser leurs organes dans des transplantations humaines.

Elle met en scène son premier bracelet Heartcharm, dans lequel un coeur de porc plastiné vient s’insérer au milieu de multiples pendeloques argentées –fer à cheval,trèfles…– révélant ses pensées face à ce qu’elle voit naître «une frontière entre vie etmort, science et nature, quelque chose qui fait jaillir beaucoup de questions».

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Nanna Melland – Heartcharm – Bracelet – Résine, Coeur de porc, bracelet et pendeloques argentés
2003 – Tous droits réservés.

Puis, s’intéressant à la fonction essentielle de pompe de l’organe cardiaque, elle commence à mouler l’espace intérieur de coeurs de porcs, cet espace où circule le sang dans son mouvement vital pour nous. Une fois les moulages pris, elle les désincarcère de la chair leur ayant donné forme, et les place dans de petites sphères de verre devenant des broches et des pendentifs, reliquaires étranges baptisés Fragments de Vie. Ces reliques, qu’à première vue on peut imaginer être des végétaux desséchés ou momifiés, lui permettent d’amener l’intérieur vers l’extérieur, exposant «l’espace secret du coeur physiquement et métaphoriquement» en vue de faire transparaître «la fantastique fragilité de la sensation de la vie».

Nanna Melland Fragments of life Pendentif Résine, verre, acier et argent fin 2004 tous droits réservés.

C’est au cours de la réalisation des Fragments de Vie que naissent les Heartrings, bagues-coeurs issues des restes de viande, veines de coeur qui la frappent par leurs tailles s’adaptant parfaitement à un doigt humain, anneaux de l’intérieur pour orner l’extérieur. Moulés en métal précieux, les anneaux de viande transforment la réaction première de dégoût face à de restes corporels en un sentiment d’admiration et de reconnaissance, et entraînent vers un autre questionnement, celui «de notre rapport au corps que nous habitons, et qu’il semble que nous ayons beaucoup de mal à faire nôtre, et à reconnaître comme nôtre».

http://3.bp.blogspot.com/_hLZ7revcIpQ/Sq0VF4rkt1I/AAAAAAAAAOA/e01Y35IyYLY/s320/2004-untitled-.jpghttp://3.bp.blogspot.com/_hLZ7revcIpQ/Sq0U9ZESvwI/AAAAAAAAANw/_ANmrwmrUNs/s1600/2003-heart+ring.jpg
Nanna Melland – Heartrings – Bagues – Argent peint, or fin, argent oxydé et laque – 2003 Tous droits réservés.

Dans le prolongement de cette idée, elle crée le collier Décadence, pour la réalisation duquel elle conserve pendant plus d’un an les rognures de ses ongles à chaque fois qu’elle les coupe. A l’issue de cette collecte, moulées dans de l’or fin et minutieusement assemblées sur un fil de lin rouge elles deviennent collier. L’artiste raconte : «l’inspiration pour faire cette pièce, est venue de la découverte de mon dégoût pour les ongles. Pourtant ils peuvent sembler beaux sur le doigt, mais dès qu’ils tombent dans mon potage, c’est une histoire différente». Elle dit s’être sentie coupable après avoir accompli cette pièce : «vu le monde où nous vivons, avec tellement de pauvreté et de douleur, j’ai éprouvé un certain dépit face à ma capacité à faire quelque chose d’aussi indigne, impudent que mouler mes propres déchets corporels en or». C’est pourquoi elle a choisi de l’appeler Décadence. Cette pièce devient un quasi manifeste. En usant d’un matériau corporel que l’usage nous a appris à peindre, percer, limer pour servir notre ornementation, mais aussi à considérer comme un déchet repoussant et sale dès qu’il est détaché de nous, l’artiste met là encore en lumière notre rapport au propre et au sale, au beau et au laid. Immortalisant la rognure d’ongle en or –matériau de la pureté et de la permanence–, conservant avec exactitude sa forme et sa taille dans une forme de Vanité contemporaine, elle nous rappelle le caractère éphémère de l’ongle, sa croissance permanente qu’il faut dompter et contrôler. Faisant du précieux avec du non précieux –voire du sale–, elle signifie à quel point notre corps est vivant en dehors de nous, de notre volonté et de notre contrôle, dans le mouvement perpétuel de la vie qui fait battre notre coeur, pousser nos ongles et nos cheveux. Lors de sa présentation dans des expositions, il est intéressant de constater combien la matière or du collier attire d’emblée le public qui vient le contempler, puis prenant conscience de ce à partir de quoi il est fait, s’éloigne, décontenancé voire franchement écoeuré, et pouvant lancer des
remarques comme «porter mes ongles à la limite, mais ceux de quelqu’un d’autre quelle horreur».

Nanna Melland Necklace: Decadence, 2000 - 2003 Goldcast finger and toenails, linen 50 cm Photo by: Nanna Melland: Nanna Melland Necklace: Decadence, 2000 - 2003 Goldcast finger and toenails, linen 50 cm Photo by: Nanna Melland:
Nanna Melland – Decadence – Collier ( & détail) – Or fin et soie – 2004 collection Galerie Marzee – Tous droits réservés.

Comme on le voit, la limite de l’organe a parfois été dépassée dans la présentation de ces travaux, pour se déplacer vers l’usage d’éléments corporels projetés à la surface, devenant apparents, et servant l’apparence. Ce franchissement volontaire avait pour but de mieux éclairer le propos, outre un relevé des pièces et artistes existants (non exhaustif loin s’en faut), il faut en effet maintenant se poser la question du sens de ces productions et de ces parcours. Sans doute, nous éclairent-ils sur le changement de statut du corps ayant permit leur production et leur diffusion sans trop de heurts. Bien sûr, toutes les préoccupations de l’art des années 60-70, les multiples volontés de révéler un corps réel et organique ont-elles ouvert la porte à ces travaux, de même que toutes les expériences performatives et la défiguration du corps qui en a résulté. Cette jeune génération d’artistes offre une image d’adoucissement, dans ses travaux, tout comme dans la manière dont elle les met en scène, un adoucissement qui pourtant ne semble pas conduire à un délitement délitation du contenu. Leurs expressions sont moins revendicatrices ou révoltées, elles appellent le public à des expériences sensuelles et sensitives plus intimistes, plus ludiques également, comme empreintes d’une permissivité gagnée, de tabous déjà tombés ayant créé de nouveaux espaces d’expression possibles. Le corps et ses éléments deviennent oeuvres et ornements ou au moins semblent mériter d’être traités ainsi dans leur matière même, et non plus uniquement dans leurs projections ou leurs dimensions symboliques. En effet, même transfigurés par le passage de l’organique au métal ou à la résine, c’est bien l’organe en tant que tel qui est chanté, sa réalité charnelle, son mouvement, sa fonction, ses résidus, son action. Ce qui dans une société contemporaine qui fait l’apologie du bien-être ou du mieux être dans son corps, avec le développement d’une multitude de pratiques alternatives, ne peut qu’aller de soi.

Mais n’oublions pas qu’il est question ici d’une production liée au domaine du bijou et de l’ornement corporel, éléments qui condensent le double mouvement du normatif et de l’individualisation, interfaces significatives tant de notre insertion que de notre expression sociales, marqueurs et outils choisis (voire subis) de la construction de soi7.Or, à étudier l’histoire de ces bijoux et de ces ornements, nous découvrons que les matières, les techniques et les formes qui leurs ont donné corps parlent des multiples frontières franchies par celui qui les conçoit et celui qui les porte. Il y a tout d’abord les frontières géographiques (une nouvelle région découverte amenant de nouveaux types de matériaux jusqu’alors inconnus), culturelles (la confrontation avec d’autres populations maîtrisant d’autres techniques ou d’autres conceptions, qui fait naître de nouvelles formes), techniques et scientifiques (nouvelles possibilités d’extraction de matériaux, mise au point de nouveaux alliages, conception assistée par ordinateur en sont divers exemples), économiques, cultuelles, socio-économiques, etc. Mais il s’agit aussi des frontières individuelles : objets de naissance, baptême, communion, mariage…pour ceux socialement signifiants dans le monde occidental, mais également objets choisis de manière plus personnelle pour garder le souvenir d’une étape ou d’un moment décisif ou vécu comme tel.

Pouvons-nous alors supposer que la récente éclosion de ces multiples travaux sur les «organes-ornements» devient l’indicateur d’une frontière franchie ? Peut-être pouvons-nous considérer que le choix d’user majoritairement d’organes frontières (peau,organe génitaux, intestins, etc.) n’est pas le pur fruit du hasard, et que nous approchons d’une époque admettant la circulation entre dedans et dehors. Toute limite tombée n’en révèle-elle pas une nouvelle, inspirant le désir de son exploration, de son expertise, voire de son franchissement ? Cette acceptation, éclairée par les travaux sur et autour du mutant, nous conduit à une ultime question : quels seront les «organes-ornements» de demain ?


Bijoutière et plasticienne de formation, Monique Manoha a délaissé l’atelier à partir de 1999 pour créer la Biennale du Bijou Contemporain de Nîmes (4 éditions : 1999, 2001, 2003 et 2005), fonder Le Porte Objet, structure de promotion du Bijou Contemporain, et le GERCO (Groupe d’Etudes et de Recherches Corps et Objet), en charge de colloques et journées d’études sur le bijou. Auteure de divers articles sur l’objet bijou (dont « Bijou », Dictionnaire du Corps en Sciences Humaines et Sociales, dir. B. Andrieu, CNRS Editions,2006), elle a coordonné l’édition de Corps et Objet – Actes du colloque de septembre 2003 (Le Manuscrit Universitaire, 2004) et de Corps et Objet : du bijou… (L’Harmattan, à paraître). Elle travaille aujourd’hui audéveloppement du Pôle Bijou de la Communauté de Communes de Baccarat (54).

1 Cf. Wassyla Tamzali, ABZIM – Parures et bijoux des femmes d’Algérie, Dessain et Tolra, Entreprise Algérienne de
presse, 1984.
2 Cf. Sheila Paine, Amulets – a world of secret powers, charms and magic, Londres, Thames et Hudson, 2004.
3 Sheila Paine, op. cit.

4 Didier Anzieu, Le Moi Peau, Paris, Dunod, 1985.
5 François Dagognet, La Peau découverte, Paris, Synthelabo, « Les Empêcheurs de penser en rond », 1998.

6 Jacques Ruffié, Le Sexe et la mort, Paris, Odile Jacob, « Poche », 2000 
7 À ce sujet voir Monique Manoha, «Bijou», Dictionnaire du corps en sciences humaines et sociales, Bernard Andrieudir., Paris, CNRS Editions, 2006 ; Corps et Objet, actes du colloque des 19 et 20 septembre 2003, P. Liotard et Monique Manoha dir., Le Manuscrit Universitaire, 2004 ; et Corps et Objet : du bijou, Monique Manoha dir., L’Harmattan, «Le Mouvement des Savoirs», à paraître . 

Pour citer cet article, utiliser la référence suivante : MANOHA Monique, « De l’organe à l’ornement », in H. Marchal et A. Simon dir., Projections : des organes hors du corps (actes du colloque international des 13 et14 octobre 2006), publication en ligne, www.epistemocritique.org, septembre 2008, p. 137-151.
Pour joindre l’auteure  : manohamonique
@hotmail.fr

 

28/09/2011

DECOUVERTE : Felicie COLIN

Classé dans : AFEDAP (FR),COUP DE COEUR,Felicie COLIN (FR),France (FR) — bijoucontemporain @ 0:04

Félicie Colin

« Je ne crois pas en l’origine pure d’un individu.
Depuis toujours les peuples migrent de pays en pays, aujourd’hui plus que jamais ce sujet est au cœur des débats.
Le métissage est de plus en plus présent dans nos sociétés, et je pense que pour savoir qui l’on est, il est important de comprendre son passé et ses origines.
Pendant longtemps les hommes ont cru pouvoir se permettre de « classer » les différentes ethnies, attribuer une identité selon des caractéristiques physiques apparentes.
Mais aujourd’hui, dans un monde en perpétuel mouvement qui tend vers une créolisation certaine, peut-on encore se permettre de se baser sur ce système?
Savons-nous, nous même, qui nous sommes réellement?
De quelle partie du monde nos ancêtres proviennent ?
A travers ces bijoux, j’aimerais interroger les porteurs sur leur identité, leurs origines.
Pour ma part les traits de mon visage, la couleur de ma peau ne me donnent pas une identité pure et unique, cela me rend humaine.
Comme le disait Aimé Césaire: »liberté, égalité, fraternité, identité » mais une seule identité
L’Homme  »

formation : 
IATA Namur, promotion 2009, CAP bijouterie-joaillerie
AFEDAP, promotion 2011,  création contemporaine

Felicie Colin - "nos racines"  racines de bouleau, cuir naturel, argentFélicie Colin« nos racines » - cuir, racines de bouleau, argent -Afedap-diplome créateur contemporain 2011

Felicie Colin (BE) -nos racines - racines de bouleau, cuir naturel, argent  - AFEDAP Paris -diplome créateur contemporain 2011
Felicie Colin  -nos racines – racines de bouleau, cuir naturel, argent
Felicie Colin  - "les im-précieux"  - AFEDAP Paris -diplome créateur contemporain 2011Félicie Colin« les im-précieux  » – bague – 2010-2011
Felicie Colin  - "les im-précieux"  - AFEDAP ParisFélicie Colin« les im-précieux  » -
Félicie COLIN - 2011 Broche "Mobilis" Maillechort, Laiton, Fils de coton

Félicie COLIN – 2011 Broche « Mobilis » Maillechort, Laiton, Fils de coton

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Félicie Colin‘QUI SUIS- JE’ – Bague – Argent, Maillechort - Afedap-diplome créateur contemporain 2011

Félicie Colin -- « double je » -- 2011Félicie Colin« double je » – argent – 1 – 2011
FELICIE COLIN - - “double je” 2011Félicie Colin« double je » – 2
Félicie Colin  - diplome AFEDAP 2011 - bague "double-je"  http://www.feliciecolin.com/Félicie Colin« double je » – 3
Félicie Colin - diplome AFEDAP 2011 -  "mozaik Kreyol" Félicie - Maillechort, Laiton, cuivre, argentFélicie Colin – diplome AFEDAP 2011 – « mozaik Kreyol »  – Maillechort, Laiton, cuivre, argent

27/09/2011

Decouverte : Emmanuelle LOISON

Emmanuelle LOISON, pour les Bijoux « Mona Luison » ou la créatrice des bijoux TETSUKO

Lauréate concours jeunes créateurs 2011. Ateliers d’art de France. Lauréate du «Concours jeunes créateurs» 2011 des Ateliers d’art de France.  Ce concours offre aux 12 lauréats sélectionnés d’exposer leurs créations à la boutique talents (1 rue scribe,Paris dans le 9ème) et au salon «Maison & Objet» lors de deux cessions septembre ou janvier. J’exposerai mes créations au mois de janvier à «Maison & Objet»

 

« Sculptures textiles. Je crée des personnages sursignifiés témoignant de notre «Histoire». Statuettes réalisées entièrement avec des objets omniprésents de notre quotidien (boîte de conserve, vêtements usagés, jouets,…), qui évoquent notre situation actuelle, une information importante relatée dans les médias. Le corps humain dans ces créations est absent, il est reconstruit, et il n’est plus le support de mes idées. L’ «objet» acquiert son autonomie inondée d’informations appartenant à notre époque, dans l’étude de notre quotidien. »

Textile sculptures. I create characters testifying of our « History ». Statuettes realized completely with omnipresent objects of our everyday life (can, worn clothes, toys), which evoke our current situation, an important information told in the media. The human body in these creations is absent, it is reconstructed, and it is not any more the support of my ideas. The « object » acquires its autonomy flooded with information belonging to our period, in the study of our everyday life.

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Emmanuelle LOISON- collier ‘guerre’

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Emmanuelle LOISON- collier ‘guerre’ – détail

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Emmanuelle LOISON- collier ‘guerre’ – dos

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Emmanuelle LOISON- collier ‘guerre’ – détail

c’est baroque, c’est sauvage, c’est naïf et puissant, c’est SPLENDIDE !

 

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Emmanuelle LOISON- collier ‘Le cycle’

« «Le Cycle» a été réalisé lorsque j’étais enceinte. A connotation ethnique il représente notre mixage culturel par sa forme mais aussi par sa fabrication. Il empreinte sa forme aux larges colliers pectoraux africains ou tibétains. Il a été réalisé lors d’un long moment d’oisiveté, un temps de repos où les mains décortiquent,cousent, crochètent. Un éloge de la lenteur par la réhabilitation de nos rebuts omniprésents dans notre société de consommation qui s’affirment, se figent sur une parure pour façonner un objet intime, représentant de la mémoire d’un moment de la vie. La lenteur de son exécution, les motifs circulaires et arrondis, expriment l’importance de la maternité. Le rôle de la mère dans la transmission de ses valeurs aux générations futures. Ce collier mêle le travail de la bijouterie traditionnelle avec la tendance actuelle de l’utilisation des matériaux de récupération ( perles réalisées en boîte de conserve, tee-shirt…). « 

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Emmanuelle LOISON- ‘Le prix Nobel’ (série « les actualités »)

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Emmanuelle LOISON- ‘Grève dans le RER’  (série « les actualités »)

 

« Les Actualités » : « Une série de parures qui évoquent notre présent, notre vie actuelle. Les parures sont fixées dans le temps par l’inscription d’une date qui les relient à une actualité de l’histoire contemporaine. Comme un arrêt sur image, une parure qui symbolise et évoque une information importante relatée dans les médias. Mais ces objets ne sont que des esquisses, les débuts d’un travail que je veux approfondir. Je cherche à créer des parures comme des représentations, sortes d’ armures, de carapaces sociales conformes à notre époque afin que chaque détail évoque un moment précis de notre existence dans l’étude de notre quotidien. « 

03/05/2011

Portes Ouvertes aux ATELIERS de PARIS – 6-7-8 Mai 2011

Chaque année les Ateliers de Paris accueillent en résidence 7 projets de création indépendante.
Les portes ouvertes sont l’occasion pour les visiteurs de rencontrer les résidents et de découvrir leurs créations : design d’objet, de mode, de mobilier, broderie, graphisme et bijoux.

Tous les créateurs de l’incubateur reçoivent dans leurs ateliers, des créateurs invités de l’extérieur seront également présents. En tout, ils seront près d’une trentaine à investir les lieux. Les Ateliers se transforment en un immense showroom!

Les Ateliers de Paris reçoivent en supplément des invités également créateurs indépendants..

Portes Ouvertes aux ATELIERS de PARIS - 6-7-8 Mai 2011 dans Ateliers de Paris 187883_170319993023735_7173589_n

 

Les portes s’ouvriront :
- vendredi 6 mai de 16h à 21h
- samedi 7 mai de 13h à 19h
- dimanche 8 mai de 14h à 18h

Venez nombreux!

 

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Galatée Pestre, Artiste bijoutière – résidence des Ateliers de Paris, session 2010/2011
Au cours de ses quatre années passées à l’ENSAAMA, Galatée Pestre dessine, fabrique, s’épanouit à l’Atelier Métal. En séjour Erasmus à Budapest, elle découvre l’atelier de bijouterie de l’Ecole Moholy Nagy d’art et de design : son choix est fait, elle veut faire des bijoux. A l’AFEDAP, elle suit une formation de bijoutier contemporain, et confirme sa vocation de bijoutière. A la fois designer et fabricante, elle manipule métaux et plastiques dans une recherche amusante de signalétique. Son travail, basé sur l’observation du rôle donné aux bijoux, et l’image qu’ils renvoient, donne à ses créations une signification qui va au-delà de la coquetterie. En attirant l’attention, ils deviennent objets de communication et poussent ainsi à s’interroger sur les fonctions du bijou.
Avec l’ambition de créer son entreprise individuelle pour vendre et diffuser ses collections auprès d’un large public, son projet se veut porteur d’un message piquant, de revalorisation du bijou et de son contenu identitaire. (
Copyright: Matthieu Gauchet)

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Lily Alcaraz et Léa Berlier , Design textile – résidence des Ateliers de Paris, session 2009/2010
 Diplômées de l’école Duperré puis de l’ANAT-ENSCI Design Textile, Lily Alcaraz et Léa Berlier ont réuni leurs deux univers dans une écriture commune et évolutive.
Leur activité s’articule autour d’un bureau de design textile et d’un atelier de tissage manuel où elles mêlent savoir-faire et expérimentations. Leurs créations, pièces uniques ou petites séries, sont destinées à différents usages dans l’habitat.
Elles imaginent des surfaces sensibles empreintes de légèreté et de délicatesse. Au travers de textures et motifs, elles explorent les passages entre le blanc et la couleur, le lisse et le relief, l’opacité et la transparence. Leurs textiles sont le reflet de leur regard sur les choses qui les entourent, du plus infime détail au paysage tout entier.
(Copyright: Matthieu Gauchet)

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Marie Charpentier, Créatrice de bijoux – résidence des Ateliers de Paris, session 2009/2010
Les créations de Marie Charpentier mettent en scène l’entente spontanée, la rencontre sensuelle du corps et de l’objet: l’accord parfait entre un bijou et la forme qu’il vient épouser, là où souvent, on ne l’attend pas. Formée à l’ENSAAMA, en BTS Textile puis en DMA Métal, et titulaire d’un CAP Art du Bijou et du Joyau préparé auprès d’une bijoutière pendant un an, dans le cadre de la Bourse métiers d’art de la Ville de Paris, Marie Charpentier développe à présent sa première collection de bijoux et d’accessoires autour de la thématique originale du champignon.
Marie Charpentier est la lauréate du Grand Prix de la Création de la Ville de Paris 2009, dans la section Métiers d’Art Débutant.
Inattendues et délicates, ses « Parures Parasites » semblent naturellement intégrer le corps et ce qui l’habille. Inspirés des caractéristiques plastiques et formelles des champignons, des notions et de l’imaginaire étroitement liés à ce végétal, les objets témoignent d’un intérêt pour la relation corps/objets, les espaces occupés, et l’interaction textile/métal. Ancrés sur l’épaule, nichés dans le creux d’un pli, ou simplement posés sur la main, ces bijoux nous questionnent sur la « géographie de notre corps ».
Marie Charpentier est lauréate 2009 du Grand prix « Paris Capitale de la Création » en catégorie débutant métiers d’art.(Copyright: Matthieu Gauchet)

 

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Camille Lescure, Créatrice de bijoux - résidence des Ateliers de Paris, session 2007/2008 (collier « branches en fleurs »)


 

 

les Ateliers de Paris
30 rue du Faubourg Saint Antoine
75012 Paris, France
tél 0144738350
http://www.ateliersdeparis.com

07/04/2011

EXPO ‘Fusion’ – Pôle Bijou Baccarat (FR) – 6 Avril-19 Juin 2011

Le Pôle Bijou de Baccarat accueille du 6 avril au 20 juin l’exposition Fusion proposée par l’Institut d’Enseignement des Arts, Techniques, Sciences et Artisanats (IATA) et l’Office des Métiers d’Art de la Province de Namur (OMAPN), en collaboration avec
le Service de la Culture de la Province de Namur et le Service des Musées en province de Namur.

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Cette exposition, scindée en deux parties, retrace l’histoire du verre et du bijou à travers le développement de la cristallerie, d’une part, et à travers la formation aux métiers de la bijouterie, d’autre part. Le titre Fusion a été choisi pour son évocation de la fusion du verre et du métal, techniques de base du travail de ces deux matières étroitement liées aux métiers du verre et de la bijouterie.

La première partie, proposée par le Service des Musées en province de Namur, est consacrée au patrimoine verrier namurois et met l’accent sur les liens historiques entre Baccarat et Vonêche.

La seconde partie, proposée par l’IATA et l’OMAPN, en collaboration avec le Service de la Culture de la Province de Namur, est, quant à elle, consacrée au bijou contemporain et évoque l’histoire de la formation à la bijouterie en province de Namur ainsi que les nombreux bijoutiers belges de talent sortis des écoles de la province de Namur.

À l’instar du verre et du cristal, l’histoire de la bijouterie en Belgique est étroitement liée à la région namuroise et à ses filières de formation à l’artisanat d’art. Le patrimoine bijoutier namurois, et plus largement wallon et belge, est également mis à l’honneur dans cette exposition à travers le rôle indéniable joué par les écoles de la province de Namur, École d’Art de Maredsous et ensuite IATA, dans ce qu’est le bijou belge contemporain aujourd’hui.

Pour le volet sur le bijou contemporain de l’exposition Fusion à Baccarat, l’IATA propose une sélection de dix-huit bijoutiers belges formés soit à l’IATA, soit à l’École d’Art de Maredsous.

Neuf créateurs de bijoux, membres des Offices des Métiers d’Art wallons, ont également été sélectionnés pour participer à l’exposition Fusion.

Ce sont donc vingt-sept bijoutiers belges qui ont été sélectionnés pour exposer leurs créations à Baccarat. Lors de cette sélection, l’accent a été mis sur des créations réalisées dans un esprit contemporain et priorité a été donnée aux créateurs innovants, tant dans le choix des matières que dans la manière de les travailler mais également dans les formes et les couleurs. Les oeuvres variées, composées de métaux, précieux ou non, mais aussi de papier, plexiglas, résine, verre, textile etc. proposées par ces vingt-sept créateurs, témoignent de la diversité des matières et des techniques propres aux métiers de la bijouterie. Cette sélection de pièces uniques, qui se veut représentative de toutes les expressions de la bijouterie contemporaine, toutes matières confondues, met à l’honneur la création pure, parfois inédite, de temps en temps décalée, souvent extravagante, toujours contemporaine et originale.

 

Les dix-huit bijoutiers proposés par l’IATA et de l’Ecole des Arts de Maredsous :
Nathalie BEIJERS, Siegfried DE BUCK, Simon DELAHAYE, Chris DELVOYE, Sébastien DESMET, Laurent DIOT, Bernard FRANÇOIS, Maëlle LADURON, Patrick MARCHAL, Martine MAYENCE, Michel MOUSSET, Véronique OSHE, Emile SOUPLY, Gwennaël THERASSE, Nelly VAN OOST, Suzy VERQUERE, Julien WALRAEDT, Claude WESEL

Les neufs bijoutiers proposés par les Offices des Métiers d’Art wallons :
Cécile DALCQ, Christine KEYEUX, Sabine LONDOT, Thierry RIGATI, Françoise ROLIN, Frédéric ROSSIUS, Nadine SIZAIRE, Dominique THOMAS -VANSTENBERGHE, Monique VOZ

Siegfried De Buck/Ring Twin Peaks, 2009_Didier Verriest
Siegfried DE BUCK – Twin Peaks ring , gold, plexiglas – 2009

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Simon Delahaye « Entre Deux » est un bijou que j’ai créé en m’inspirant des extrêmes. Mon défi était d’équilibrer lourdeur et légèreté dans un même ensemble – 2008

chrisdelvoye dans Cecile DALCQ (BE)

 

Chris Delvoye (exposé au Chateau de Seneffe , été 2010)

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Maëlle LADURON – Collier aimant , 2008, résine, pyrex, ferofluid, bille acier inoxydable  

Dominique%20Thomas%20Vansteenberghe%20Artiste%20de%20la%20communautee%20francaise%20Parures%20contemporaines%202 dans Chris DELVOYE (BE)
Dominique THOMAS -VANSTENBERGHE – Parure en argent oxydé et écailles de poisson

photo
Cécile DALCQ

bijou+keyeux dans Christine KEYEUX (BE)
Christine KEYEUX

100
Nelly Van Oost (member of BORAX08001 )

brugescagessrect dans Claude WESEL (BE)
Monique VOZBijou de famille – bijoux-bourses 

photo_home_2 dans Dominique THOMAS-VANSTEENBERGHE (BE) photo_home_3 dans Emile SOUPLY (BE)
Frédéric ROSSIUSBague argent 925, verre acrylique et laiton
Broche aimantée argent 925 et verre acrylique noir

Pôle Bijou Galerie
Rue du Port, 13 à 54120 Baccarat (Meurthe & Moselle – France)
T. 00 33 (0)3 83 76 06 99 – mailto:info@polebijou.com - www.polebijou.com

20/02/2011

JOYA Barcelona 2011 – 15-16-17 Sept 2011 – inscription : deadline 15 Mai 2011

Classé dans : BARCELONA,Espagne (ES),Exposition/Exhibition,JOYA (ES),Salon — bijoucontemporain @ 0:09

JOYA Barcelona 2011


Tenemos el placer de comunicaros que JOYA, la Semana de la Joyería Contemporánea de Barcelona, celebrará su tercera edición los días 15,16 y 17 de Septiembre 2011 en el FAD (Plaza dels Angels, Barcelona).
La organización de JOYA estará presente en la feria de Inhorgenta (del 25 al 28 de febrero) para hacer oficial la convocatoria a todos los artistas que quieran participar como expositor en JOYA 2011. 
Pueden descargar también a partir de ahora la guía de participación junto con la convocatoria desde la pagina web www.joyabarcelona.com
Tienen hasta el 15 de mayo para mandar su solicitud.
Para cualquier pregunta, no duden en contactar los organizadores.

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We are very pleased to announce that JOYA, the Barcelona Contemporary Jewellery Week, will celebrate its third edition the 15th, 16th and 17th of September 2011 at the FAD (Plaza dels Angels, Barcelona).
JOYA’s Organization will also be present at Inhorgenta Fair (from 25th to 28th of February) in order to make official the Announcement to the artists who want to participate as exhibitor at JOYA  2011. From now you can also download the Application Form from the web page www.joyabarcelona.com
The deadline to send back your Application Form is: 15th May 2011.
If you got any question, please do no hesitate to contact the organizers.

 

Nous sommes ravis de vous informer que JOYA, la Semaine de la Bijouterie Contemporaine de Barcelone, célèbrera sa troisième édition le 15,16 et 17 Septembre 2011 au FAD (Plaza dels Angels, Barcelona).
Les organisateurs de JOYA seront aussi présent lors du salon d’Inhorgenta (du 25 au 28 février) afin d’annoncer officiellement l’évènement à tous les artistes voulant participer en tant qu’exposant à JOYA 2011. 
Il vous est aussi possible de télécharger dès maintenant le Guide d’Admission sur notre page web www.joyabarcelona.com
La date limite pour envoyer votre demande de participation : 15 mai 2011.
Pour toute demande d’information, n’hésitez pas à contacter les organisateurs.

 

 

 

DOWNLOAD :
Full de Registre JOYA 2011   (catalan)
Hoja de Registro JOYA 2011
(espagnol)
Application Form JOYA 2011
(anglais/english)
 

JOYA BARCELONA
Avenida Diagonal 313, 3ºB – 08009 Barcelona – Spain
Tel. +34 93 459 24 06
paulo@ledepartement.com
anthony@le‐departement.com.

21/10/2010

EXPO ‘MON BIJOU CAILLOU’ – Pôle Bijou Galerie, Baccarat (FR) – 16-31 Oct 2010

Présentation des dessins des enfants des écoles de la CCVC  (Communauté de Communes des Vallées du Cristal) à l’occasion du concours « Mon Caillou Bijou ».

« Nous avons associé 12 écoles du territoire et les classes cycle 1 (gde section maternelle + CP), cycle 2 (CE1 et CE2) et cycle 3 (CM1 et CM2 et CLIS). Chaque enfant devait ramasser un caillou et imaginer un bijou à partir de lui … Ensuite, c’est selon les enseignants, qui ont soit imposé un matériau (craie grasse…) soit laissé libre cours à la créativité (ajout de paillettes, collages divers …). Dans chaque classe participante les enfants devaient élire un projet qui était « nominé » d’où 24 dessins candidats (8 par niveau de cycle). Le jury se réunit demain après-midi (22 octobre) pour choisir le vainqueur dans chaque cycle. En parallèle, tous les enfants sont venus chez nous, au Pôle Bijou Baccarat, pour visiter l’exposition (« Bijoux Gemmes« ), assister à des démonstrations de taille lapidaire et participer à un atelier glyptique sur pierre savon .. et puis des gemmologues se sont déplacés dans les classes pour montrer des choses sur les gemmes aux enfants (dès la maternelle). Chaque école participante se voit récompenser par un livre sur les gemmes (mini encyclopédie) et par une boite initiation gemmologie (12 pierres roulées de différentes espèces), et chaque enfant « nominé » par un petit pendentif (une pierre sur un lien de cuir) et les 3 lauréats par un petit bouquin pour eux !!! … »

EXPO Pole Baccarat - Concours-mon-caillou-bijou - dessins gagnants
Concours « mon-caillou-bijou » – dessins gagnants

« A gauche Collier de Clémence Berné (GS-CP)(« Ruban rose, caillou peint en doré, fil de laiton ») –  Au milieu Boucles d’oreilles de Cindy Jacquel (CE1-CE2)(« Matériel : un caillou, du métal, du caoutchouc, deux tiges en métal, des morceaux de plaqué or, du fer. Fabrication : Placez le caillou au centre du métal. Ajoutez-y le caoutchouc (un petit rond). Courbez les deux tiges pour bien faire la forme des boucles d’oreilles. Collez les bouts de plaqué or pour faire des points noirs et gris. Incorporez à l’ensemble les bâtons gris ») — A droite Collier de Léa Schwartz (CM1-CM2) »  (blog « NotesPrécieuses« )

 

EXPO 'MON BIJOU CAILLOU' - Pôle Bijou Galerie, Baccarat (FR) - 16-31 Oct 2010 dans COUP DE COEUR Trio-Argent-Clara
les enfants d’Agathe Courtois- Bijoux créateur – Parure, trio « famille de Clara » argent

voir en parallèle « les enfants d’Agathe Courtois » : « La Société « Les enfants d’Agathe Courtois » offre à ses clients un concept inédit et original : « Un bijou vu par un enfant et créé pour un enfant ». » (Les enfants d’Agathe Courtois sont partenaires-associés au Pôle Bijoux de Baccarat. Voir l’Association « Label Parure » et les entrepreneurs du secteur de la bijouterie installés ou en cours d’installation sur le Pôle Bijou et dans ses environs géographiques)

 

Pôle Bijou galerie,

un bâtiment destiné à la valorisation -« A 5 minutes du « Pôle Bijou Taillerie », le « Pôle Bijou Galerie » est un bâtiment de 500 m2 situé en plein centre ville de Baccarat et rénové pour accueillir expositions, conférences, formations… Situé en bord de Meurthe, il se trouve dans un cadre privilégié verdoyant et à proximité immédiate des commerces (à 200 mètres), de zones de stationnement et des attraits touristiques de la ville (église Saint-Rémy, Parc…). »
nous contacter 03 83 76 06 99
ou info@polebijou.com

 

13/10/2010

EXPO ‘Henri GARGAT, L’Empreinte’ – Espace Solidor, Cagnes-sur-mer (FR) – 23 oct. 2010-13 Fevr. 2011

Henri GARGAT, L’Empreinte

EXPO Henri GARGAT

« Le bijou est un des accès à l’homme et l’exemple explicite de cette connexion intime est révélée ici. L’histoire du bijou, aujourd’hui, n’est plus limitée à cet empilage de périodes, de styles, d’évolutions parallèles à la société, mais porte son regard sur les êtres qui les créent, les portent, les révèlent. Cette approche est évidemment induite par l’art contemporain, l’impact de la psychanalyse et de la sociologie. Parler de résilience en bijouterie est certes nouveau, mais en soi n’a rien d’exceptionnel. Voir le bijou comme un simple objet serait réducteur, alors qu’il s’ouvre à l’interdisciplinarité. « 

EXPO 'Henri GARGAT, L'Empreinte' - Espace Solidor, Cagnes-sur-mer (FR) - 23 oct. 2010-13 Fevr. 2011 dans Agathe SAINT-GIRONS (FR) 33665_105077989558177_100001679291868_37590_4603995_n
Henri Gargat portant le bijou de main ‘Tatou‘, index main gauche, ébène, or, 1987

73094_105083236224319_100001679291868_37663_5564213_n dans Ateliers de Fontblanche (FR)

Henri Gargat - pectoral ebene, clef d'or- 1982 - photo Edouard Rousseau
Henri Gargat – pectoral ebene, clef d’or- 1982 –
(photo Edouard Rousseau)

73094_105083232890986_100001679291868_37662_6463811_n dans Claude PELLETIER (FR)
Henri Gargat préparant la maquette d’un pectoral en ébène à l’Ecole de Fontblanche*, lors du symposium d’E.P.O.C.,1979

Henri Gargat - bijou de main
Henri Gargat - bijou de main majeur et annulaire ‘Transparence’ – plexiglass- (photo Edouard Rousseau)

69385_105077892891520_100001679291868_37589_1558077_n dans Espace SOLIDOR Cagnes-sur-mer
Henri Gargat portant ‘l’Anneau de force‘, index main gauche, bronze doré, 1992

Henri Gargat - l'anneau de force
L’anneau de force

69853_105081142891195_100001679291868_37652_6246271_n dans Exposition/Exhibition
Henri Gargat Bijou de main, annulaire main gauche, or, diamant, 1985

http://mad.lesartsdecoratifs.fr/ow2/MADjanvier2008/images/FNAC89146-96455.JPG
Henri Gargat  - bracelet 1984 – collection du Musée des Arts Deco., Paris

Henri Gargat - bague spirale index gauche or
Henri Gargat – bague spirale index gauche or- 1983 - coll. du Musée des Arts Deco., Paris - (photo Edouard Rousseau)

73792_105078109558165_100001679291868_37592_6685552_n dans Florence LEHMANN (FR)
Henri Gargat portant un bijou de main, fil d’acier gainé noir, or, diamant, 1985

« Valoriser les liens par le bijou, permet de toucher à quelque chose de plus immortel, une énergie positive souhaitée ici en invitant six bijoutiers qui lui rendent hommage: Virginie Campion, Otto Künzli, Florence Lehmann, Franck Massé, Claude Pelletier, Agathe Saint Girons.
Chacun d’eux a choisi une pièce pour Henri. »

EXPO Henri GARGAT - Franck Massé
Franck Massé – bijou d’épaule ‘Pierre levée’ – pierre de Sologne, épingle acier inoxydable

EXPO Henri Gargat - Agathe St Girons - bague verre & mercure
Agathe Saint Girons – bague verre & mercure- 2010

EXPO Henri GARGAT - Florence Lehmann -
Florence Lehmann -’Autoportrait au miroir’ – photo d’un pendentif de la série ‘domino’, plexiglas, inox poli, miroir – 2010

Colloque de clôture        a été    ANNULé

« Les pionniers de l’Avant-Garde, du bijou d’auteur au design : présentation des pionniers de l’avant-garde français, l’implication des industriels, l’évolution des marchés et les positionnements aujourd’hui – Présence de bijoutiers, d’industriels, de spécialistes du design ou bureau de stylesEspace Solidor – Vendredi 11 février 2011 – Ouvert à tous

 

Plus on découvre le travail d’Henri Gargat, plus on est impressionné, émerveillé, et, personnellement, ému. Par le personnage, par sa simplicité et sa force, par son silence et son travail, par sa volonté, par son caractère entier, d’un autre temps ….. oui, émue. Ce serait un tel honneur de le rencontrer, mais, surtout, de porter un de ses bijoux ! …………

 

Espace Solidor
Place du Château – Haut de Cagnes
Cagnes-Sur-Mer
Renseignements : 04. 93. 73. 14. 42.

Télécharger le catalogue : Cliquez ici

 

* Ecole de Fontblanche
Les Ateliers de Fontblanche
30, rue des Marronniers,
30000 Nimes, France
Tél : +33 (0)4 66 29 55 41
Association fondée en 1976. Groupement de créateurs en arts plastiques et de personnalités du monde des arts, des lettres et des sciences.
Les objectifs de l’association sont d’assurer une formation supérieure (arts plastiques et bijoux contemporains) et de constituer un lieu de rencontres et de recherches dans les domaines de la création des formes.

14/09/2010

Diplômes AFEDAP-2010 (Paris) – BIJOUX CONTEMPORAINS

Avant d’aller m’émerveiller sur les Espagnols à Barcelone (pendant JOYA), un petit hommage aux Français, et en particulier aux élèves de l’AFEDAP, grâce à Patricia Lemaire qui m’a servi le travail sur un plateau ! MERCI  ! :-)

… Et le bonheur de découvrir que, OUI, en France AUSSI on a une belle « relève »  de jeunes talents !

« LES DIPLOMES BIJOUX CONTEMPORAINS DE L’AFEDAP PARIS SESSION 2010 !!!! Parce qu’on pense que tout reste à faire en France, le bijou contemporain y est extraordinairement libre.
Toutes les directions de recherche y sont autorisées et les créateurs émergeants mettent la barre haute, sachant qu’ils doivent souvent s’orienter vers l’international.
Quelle richesse d’assister à la matérialisation d’univers de créations si variés et déjà si forts que cette promotion 2010 des diplômes – bijoux contemporains – de l’AFEDAP de PARIS avec Judith Sitbon, Amira Gattas, Clémentine Despocq, Caroline Volcovici, Morgane Fieschi, Sylvia Burgoa et Naima Ourlis.
Elles sont toutes des femmes, certaines très jeunes, d’autres ayant déjà vécu une «autre vie» ailleurs, et pourtant elles proposent toutes également une production très originale et personnelle. Elles ont compris une chose essentielle à la création qu’on appelle encore en hésitant «art» ou «artisanat» : la nécessité d’une immense sincérité, d’une implication forte et d’une réflexion au service de la création.Devant la qualité de ces diverses réponses plastiques et techniques, on ne pourra que saluer la générosité et le talent de ces nouvelles actrices du bijou contemporain dont voici une sélection des travaux.

Pour toute information complémentaire, contacter l’AFEDAP 15, rue Henri Murger – Paris 75019
un Grand MERCI à Caroline VOLCOVICI et Pierre CAVALAN pour ces traductions précises et à Yann Sully-Heng et mon doigt pour les photos!!! » (Patricia Lemaire)

(et un grand merci à toi, Patricia Lemaire pour l’aide à la diffusion de cette information ! :-) )

 

Amira Gattas - Les cinq sens génèrent les émotions. On perçoit le monde à travers eux. Ils donnent de la richesse à la vie. Expérimenter les sens à travers le bijou nous relie intimement à notre passé.
L’odorat : rien ne déclenche plus la mémoire qu’une odeur.
- Souvenir de voyage
- My secret box
Le toucher : il nous enseigne que la vie a une profondeur de sensation.
- Caresse, un contact léger d’amour
- Pluie, la pluie tombe sur mes cheveux
- Frisson
Le goût : un sens intime, le goût sucré est le premier goût qui se développe chez le nourrisson.
- Téton, le lait de la mère a un goût sucré
- Caramel

Our five senses generate emotions. We perceive the world through them. They enrich our lives. Experimenting our senses through jewellery links us intimately to our past.
Smell:nothing trigger our memory more than a smell.
-Travel memento
-My secret box
Touch:it teaches us the deep sensations of life.
-Caress, a light touch of love
-Rain, raindrops on my skin
-Shiver
Taste:an intimate sense, sweetness is the first taste encountered by the newborn child.
-Nipple, sweetness of mother’s milk
-Caramel

Diplômes AFEDAP-2010 (Paris) - BIJOUX CONTEMPORAINS dans AFEDAP (FR) 46716_1270890750891_1788546471_495855_3176714_n
Amira Gattas - Caramel- Bague/Ring – Argent, verre, caramel./ Silver, glass, caramel -2010

59048_1270890990897_1788546471_495857_8119914_n dans Amira GATTAS (FR)
Amira Gattas – ‘pluie/rain’ – Pendentif/Pendant- Plexiglas, argent, aluminium/Perpex, silver, aluminium  -2010 

59048_1270891030898_1788546471_495858_7036440_n dans Caroline VOLCOVICI (FR)
 Amira Gattas – ‘Souvenir de voyage/Travel memento’ – Collier/Necklace – Laiton, nylon/Brass, nylon – 2010

59048_1270891070899_1788546471_495859_2454398_n dans Clementine DESPOCQ (FR)
Amira Gattas- ‘Téton/Nipple’ -Broche/Brooch – Laiton, acier, sucre/Brass, steel, sugar crystal – 2010

 

Caroline Volcovici 
Femme, au centre du monde
Les six stations du chemin de croire en soi
Tout d’abord, le nombril, notre centre de gravité, rappel de la naissance. Puis le fil rouge de la vie, de l’ovule à la rencontre avec le sexe opposé, les peurs et les doutes, la prise de conscience et la re-naissance, et, finalement, la prise en main de notre vie.
Le monde est créé.
Woman, at the center of the world
The six steps to believing in oneself
First, the bellybutton, our centre of gravity, mark of our birth. Then the red thread of our life, from the ovum to the encounter with the other sex, fears and doubts, awareness and rebirth, and at last control of our lives.
The world is created.

59048_1270891110900_1788546471_495860_7185956_n dans France (FR)
Caroline Volcovici -’Inside out’ – Bague/Ring – Argent, cuivre, fil rouge/Silver, copper, red cotton thread – 2010

59048_1270891270904_1788546471_495864_2902241_n dans Graduation Show
Caroline Volcovici -  ‘Re-naissance/Re-birth’- Pendentif,objet de méditation/pendant, Meditation item – Argent, prehnite/Silver, prehnite  -2010

59048_1270891310905_1788546471_495865_5173829_n dans Judith SITBON (FR)
Caroline Volcovici - ‘Réserves d’une vie/A life’s allotment’ – Pendentif bandoulière/Bandolier - Argent, cuivre, patine, graines de bois l’église ou sibipiruna/Silver, patinated copper, sibipiruna seeds2010

 

Clémentine Despocq
Une femme, un regard, un parfum, une chevelure…La séduction est un art, celui de tromper l’autre, lui montrer ce qu’il veut voir…
Mon diplôme parle de la séduction féminine, des leurres et apparats utilisés par les femmes pour obtenir les faveurs masculines.
Être une femme, séduire, s’assumer, se revendiquer, être une « Simone »*.
A woman, a look, a perfume, tresses of hair …
Seduction is an art, the art of deceit, showing him what he wants to see …
My diploma work tells of feminine seduction, of the lures and make-ups used by women to win men’s favours.
To be a woman, to seduce, to accept oneself, to claim one’s singularity, to be a Simone.

* « les Simones , c’est Simone Signoret pour la lutte sociale, Simone de Beauvoir, Simone Weil, et toutes les femmes qui ont fait l’histoire… nous sommes donc toutes des Simones! »

59122_1270891950921_1788546471_495867_8050546_n dans Morgane FIESCHI (FR)
Clémentine Despocq – ‘Cécile’ Loup/mask – Laiton argenté, plumes/ Silver plated brass, feathers -2010

59122_1270891990922_1788546471_495868_2255545_n dans PARIS
Clémentine Despocq – ‘Elizabeth’ – Collier de perles/Pearl necklace – Perles de bohème, laiton, nylon, papier magazine, plastique/Bohemia pearls, brass, nylon, paper from magazines, plastic -2010

et on arrive à mon coup de foudre !!! :-) )

59122_1270892110925_1788546471_495871_6928199_n dans Pierre CAVALAN (FR)
Clémentine Despocq -’Vénus’ – Parure de corps/Body ornament – Laiton, cheveux synthétiques/ Brass, synthetic hair – 2010

 

Judith Sitbon
«Ça ne prévient pas quand ça arrive ;
Ça vient de loin
Ça s’est promené de rive en rive…
Le mal de vivre qu’il faut bien vivre
Vaille que vivre»
Le mal de vivre, Barbara
Le mal de vivre apparaît lorsque l’être est au bord du gouffre.
Englué par ses peurs qui l’empêchent d’affronter l’inconnu et le vide de l’existence, il reste au bord.
Il se sent alors seul, sans volonté, sans désir propre, enfermé dans une cage absurde qu’il s’est lui même créée.
Exprimer ses peurs lui permet de s’en affranchir et de devenir libre.
Il rompt alors le cercle vicieux de son mal-être, prend son destin en main et tel un funambule traverse le vide qui jusque-là l’effrayait.

« It doesn’t warn when it comes;
It comes from afar
After wandering from shore to shore

The pain of living that one must endure, eventually »
The pain of living appears when one is on the edge of the abyss.
Bogged down with fears that keep one from facing the unknown and life’s emptiness, one remains on the edge.
One then feels alone, with no willpower, without desires, locked in the absurd cage that one has created for oneself.
To express one’s fears allows one to break free.
One then breaks the vicious circle of one’s ill-being to get hold of one’s destiny and, like a tightrope walker, walks across the void, no longer afraid.

59122_1270892150926_1788546471_495872_7682181_n dans Sylvia BURGOA (FR)
Judith Sitbon – Enfermement Absurde/Absurd Lockup – Broche/Brooch -Plexiglas, éponge, laiton/Perspex, sponge, brass – 2010

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Judith Sitbon- ‘Solitude’ – Collier/Neckpiece – Plexiglas, aimants, polymère, argent/Perspex, magnets, polymer, silver – 2010

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Judith Sitbon -’Wake up !’ – Pendentif/Pendant – Argent, laiton, nylon/Silver, brass, nylon -2010

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 Judith Sitbon -’Liberté’/'Freedom’ – Pendentif/Pendant – Maillechort, cuivre/German silver, copper – 2010

 

Morgane Fieschi
Le bijou jeu
L’importance du jeu dans notre vie
Le jeu est la base des rapports humains, il est donc nécessaire et plus que souhaitable dans la vie des Hommes.
Il apaise, rassure, divertit et même si le jeu peut être dangereux, le fait de jouer a une connotation positive.
On joue avant tout pour se faire du bien.

Les jeux sont omniprésents dans notre vie.
À la télévision, dans les bar-tabacs, sur les radios, dans nos portables, Ipod…
C’est cette influence (qu’elle soit positive ou pas), son côté insidieux et sa médiatisation importante que nous subissons, qui ont conduit mon choix.
Jewellery game.
The importance of games in our lives.
Playing is at the core of human relationship, so it is necessary and more than desirable in human beings’ lives.
It appeases us, it reassures us, and even if the game is dangerous, playing has a positive connotation.
Above all we play to feel good.
Games are omnipresent in our lives.
On tv, in bars, on the radio, in our cellphones, ipods …
It is this influence (wether positive or not), its insidious aspect and the important hype that we are submitted to, that have directed my choice.

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Morgane Fieschi – Bague ’2 Dames’/Ring ’2 Ladies’ -Bague/Ring – Cartes à jouer, PMMA, laiton/Playing cards, pmma, brass -2010

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Morgane Fieschi -’Le duel’/'The duel’ – Bague à deux doigts/Two-fingers ring – Argent, ardoise/ Silver, slate – 2010

 

Sylvia Burgoa
Le conte et sa mise en relation avec les sept péchés capitaux.
Mes bijoux sont une passerelle entre le monde des enfants et des adultes. Ils sont ludiques, interactifs et parfois sarcastiques. Ils associent sept contes classiques aux sept péchés capitaux.
The fairy tales in relation to the seven deadly sins.
My pieces of jewellery are a bridge between the world of children and that of adults. They are playful, interactive, and sometimes sarcastic. They associate seven classical tales to the seven deadly sins.

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Sylvia Burgoa -’Hansel et Gretel–La Gourmandise’/'Hansel and Gretel – Greed’ -Pendentif/ Pendant – Argent, porcelaine, pâte polymère, laiton, photographies diapositives, plexiglas/Silver, porcelain, polymer paste, brass, slides, perpex.. -2010

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Sylvia Burgoa -’Raiponce–La Colère’/'Rapunzel–Anger’ – Broche et Collier/Brooch and necklace – Argent, photographies acetate, fil d’or, fil d’argent, cuir/Silver, photographic acetate, gold thread, silver thread, leather – 2010

 

AFEDAP
15, rue Henri Murger
75019 – Paris (France)
tel : 01 42 02 04 14
fax : 01 42 41 77 83
bijouterie@afedap-formation.com
secretariat@afedap-formation.com

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