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23/06/2010

Se jouer des corps pour se parer de liberté : Du bijou contemporain comme espace de normativité – Alexandre Klein

Résumé -

« Derrière l’apparent oxymore, la notion hybride de résistance_adhérence annonce sa fécondité. Performativité d’une notion qui, faisant écho au concept philosophique de normativité, précise les modalités du jeu que le je entretient avec les normes dans l’acte de création. Effectivité d’un couple improbable au travers duquel se déploie la liberté du sujet moderne dans son entrelacement avec le monde. L’union duel de la notion invite à la nuance et à la finesse, évitant l’écueil d’un choix d’engagement se réduisant à un extrême ou l’autre. Comme nous le montrent les créatrices de bijou contemporain telles Virginie Bois et sa série sur les draps, Françoise Jacquey et Valérie Larrondo d’Oncle John et leur série de bijoux blessants, ou encore Sophie Hanagarth et ses bourses, mais aussi le créateur Stéphane Landureau et son collier Dialyse, la résistance aux normes, de la joaillerie ou du corps, s’effectue dans un jeu nuancé où les positions radicales se troublent, au profit d’une liberté visqueuse qui colle aux corps des libertaires autant qu’aux doigts des conservateurs. Ainsi s’ouvre des «caisses de résonances» essentielles, ainsi que l’explicite Isabelle Stengers, à la survie du sujet humain contemporain, témoignant du potentiel de l’art à être l’une des rares pratiques sociales à permettre encore de lutter contre la normalisation galopante. Ce sont ces pistes de friction des corps et des représentations que nous explorerons afin de préciser la richesse de cette notion en chantier de résistance_adhérence, qui de la création à l’éthique dessine le chemin d’une liberté toujours à cultiver.« 

 

 

« Nous ne manquons pas de communication, au contraire nous en avons trop, nous manquons de création. Nous manquons de résistance au présent .  » (Gilles Deleuze et Félix Guattari) 1

Notions issues de la physique des matériaux et de la mécanique appliquée 2, la résistance comme l’adhérence ont acquis avec le temps une connotation politique marquée, en France au moins, d’un brin de Seconde Guerre mondiale. Couple de possibles semblant résumer la position du sujet face au monde, ces deux notions ne sont que les miroirs de l’absence de nuances dans la création d’une identité et d’une position subjective qu’elle soit politique ou existentielle. Elles caricaturent en fait l’engagement politique, mais plus largement l’interaction du sujet humain au monde. Si la résistance était à l’origine une non-action, une force qui s’oppose au mouvement, un refus d’agir, elle est aujourd’hui pensée – et la résistance française face à l’invasion nazie n’y est pas étrangère – comme réaction, comme action de refus, bref comme un combat… une action. Ainsi, la résistance apparaît toujours-déjà comme un paradoxe, puisque toute résistance à quelque chose implique un rapport à ce quelque chose, une connaissance, une admiration, un rejet, peu importe, mais un rapport. La résistance implique a priori ou a posteriori une certaine adhérence avec ce contre quoi on souhaite résister.   C’est en ce sens que la notion de résistance_adhérence se présente comme un outil heuristique pour le philosophe. C’est en ce sens que travaillent les bijoutier(e)s contemporains qui tentent de renouveler, sans s’en extraire, les codes et usages de la bijouterie classique. Á la croisée de ces deux approches, nous souhaitons donc mettre en lumière la fertilité de cette notion qui reste à penser.

De la normalisation comme modèle

Les travaux menés par les philosophes de tradition française 3 nous avaient en effet conduits à une certaine impasse. D’une part, Georges Canguilhem (1904-1995) avait mis en lumière, dès 1943 4, la qualité fondamentale de la vie qu’est la normativité, la création de nouvelles normes, seul outil apte à déjouer la mort qui dès notre naissance croît en nous, reprenant ainsi l’intuition du médecin français Xavier Bichat (1771-1802) qui en 1800 définissait la vie comme « l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort » 5. Á la suite de cette philosophie biologique, Michel Foucault (1926-1984), élève de Canguilhem, avait lui mis l’accent sur l’indéfinie normalisation qui touche notre société. Á la fois extension et exhibition de la norme, la normalisation est un processus à l’œuvre dans les sociétés occidentales contemporaines visant à la régulation et à la gestion des populations par l’adoption de comportements, d’habitus, de gestes, de postures et de représentation communes. Foucault avait ainsi produit la genèse de la biopolitique 6, forme de gouvernementalité des corps et des vivants qui qualifie nos sociétés contemporaines, montrant comment le capitalisme bourgeois et le libéralisme politique 7 favorisaient à leur profit l’adoption par les individus d’une norme unique d’existence et ce afin de mieux contrôler, gérer et réguler la population d’une société donnée. Entre l’appel à l’adhérence aux normes sociales définies au profit de l’accroissement du capital et la nécessité de création de normes propres par les individus et les groupes, le sujet humain apparaît alors déchiré, trop souvent fatigué de tenter d’être lui-même 8. Comment continuer à créer ses propres normes, à faire acte de liberté, dans une société où ce qui ne participe pas à la norme commune est exclu ? Telle est l’impasse dans laquelle nous sommes, nous, sujets occidentaux : comment continuer à transgresser les normes en place pour imposer ses normes propres et rester un sujet libre alors que toute nouvelle norme est trop rapidement récupérée par la normalisation ? Comment valoriser des valeurs propres, divergentes des valeurs   « prêtes-à-consommer » qui sont massivement diffusées, sachant qu’à terme, les cultures de résistance (telles le mouvement hippie ou la culture urbaine) sont vidées de leur contenu transgressif pour mieux être vendues au plus grand nombre ? Quels espaces reste-t-il dans ce mouvement galopant de normalisation ? Ainsi, entre la perte de valeurs et de repères qui caractérisent notre monde désenchanté 9 et la diffusion massive de valeurs « en kit », l’affirmation de sa liberté, la production de sa vie, de ses normes et de son identité propre reste un exercice de funambule tenant sur le fil d’un underscore , celui de la notion de résistance_adhérence. Un exercice vital au risque de voir la démocratie se transformer d’elle-même en totalitarisme 10, au risque de voir la science fiction d’un Ray Bradbury 11 ou d’un Georges Orwell 12 devenir réalité (si ce n’est pas déjà fait).

Mais rassurons-nous, tout n’est pas perdu. Il est possible de faire vivre un peu de liberté, d’une part, parce que la biopolitique n’est pas l’imposition d’un pouvoir issu du haut, mais bien le maintien par tous d’un pouvoir, de pouvoirs diffus et transversaux, pouvoirs sur lequel il est donc possible d’agir puisque nous en sommes les détenteurs autant que les gardiens. Comme le résume Paul Veyne reprenant la pensée de Foucault : « Nous ne pouvons échapper nulle part aux relations de pouvoir ; en revanche, nous pouvons toujours et partout les modifier ; car le pouvoir est une relation bilatérale ; il fait couple avec l’obéissance, que nous sommes libres (oui, libres) d’accorder avec plus ou moins de résistance. 13 ». D’autre part, parce que, comme l’exprime Guillaume Leblanc, la normalisation n’est pas encore totalement effective, elle le sera seulement lorsque nous assisterons à un « recouvrement tel de la normativité par la normalisation que la normativité sociale ne peut plus s’exercer dans la normalisation 14 ». Autrement dit, tant qu’il restera des espaces de créations, des mises en question et en jeu des normes en place, un espoir subsistera.

Mais comment s’exerce la résistance_adhérence ? Comment se réalise-t-elle en pratique ? C’est ce que nous pouvons découvrir avec des créateurs et créatrices se jouant de toutes parts des normes : les bijoutier(e)s contemporain(e)s qui font vivre la liberté et la normativité sur le fil de leur collier, sur les attaches de leurs bracelets ou les courbes de leurs broches.

Le bijou contemporain comme acte de résistance_adhérance

Le choix du bijou contemporain pour illustrer les processus de résistance_adhérence n’est pas anodin. Tout d’abord, car le travail sur la matérialité, sur les matériaux, fait écho à l’origine même des notions de résistance et d’adhérence, mais surtout parce que le courant dit du « bijou contemporain » est lui-même un acte de résistance_adhérence.

Comme le rappelle Christian Alandete 15, ce mouvement est né, en France du moins, en réaction aux valeurs de la joaillerie qui estime l’importance d’un bijou à son poids de carats, et a ainsi engagé une réflexion sur la définition même de l’objet bijou. Non totalement en résistance, puisque le premier collectif de créateurs contemporains, l’EPOC 16, fondé en 1979, rassemble des bijoutiers, créateurs, joailliers de formation classique, souhaitant se détacher des techniques et représentations classiques avec lesquelles ils ont été formées. En voulant sortir la joaillerie de ses fonctions et usages normés, ils ont engagé une véritable révolution dans le monde du bijou allant jusqu’à questionner le lien même de l’objet au corps 17. Car c’est finalement toute une esthétique, et avec elle une politique 18, qui était mise en question par la critique des formes et matériaux classiques de la bijouterie de style « Place Vendôme ». Il n’y a pas que de l’or et des diamants pour faire des bijoux, qui eux-mêmes ne servent pas qu’à parer, qu’à embellir, mais qui peuvent déployer, par le biais de formes, de concepts et de matières autres, une symbolique et des valeurs neuves.

Ainsi, c’est tout le monde de l’objet corporel qui est mis en question par ces créateurs, attaquant ainsi de front la normalisation des corps résultant du gouvernement biopolitique 19. Et si les créateurs et créatrices se multiplient, leur reconnaissance est encore marginale. Ainsi en témoigne le titre du principal volume consacré au bijou contemporain en France un vrai bijou !   affirmant la volonté de ces artistes-artisans de résister, de produire de nouvelles normes, mais tout en s’intégrant au monde du bijou, tout en affirmant leur adhérence au champ qu’ils souhaitent changer. Bijoutiers à part, certes, mais à part entière. C’est ainsi que se définissent les créatrices et créateurs.

Virginie Bois, plasticienne, diplômée de l’École supérieure des Arts Décoratifs de Genève et de l’École Boulle, enseignant à l’AFEDAP 20, a ainsi décidé d’interroger réellement la matière sur laquelle elle travaille. Reprenant des draps de mariage, des draps d’union, des draps de solitude ou des draps de honte, elle a ainsi produit une série à partir de draps de famille, coupés, déchirés, brûlés afin de former par exemple le collier Être.

Etre
Virginie Bois, collier Être, 2004, drap de famille (2 places) déchiré et brulé

Elle interroge ainsi la symbolique du bijou et ce dès le choix des matériaux, questionnant les liens qui, de la famille à soi, en passant par le lit, nous font Être. C’est toute la structure sociale qui est mise en question par ce travail sur la famille, mais également le rapport que nous entretenons avec notre corps, la manière dont nous constitutions notre identité à son contact. Un contact qui se veut résistant_adhérant, puisque les objets qu’elle produit tente de matérialiser l’intime «  pour et contre le corps » 21.

Ainsi sont remis en cause les liens du bijou au corps : le corps fait-il le bijou ou le bijou fait-il le corps ? C’est toute la question que posent Françoise Jacquey et Valérie Larrondo d’Oncle John et leur série « Sublimes cicatrices ».   Les plus beaux bijoux sont ici pensés comme ceux qui marquent le corps : bracelet griffant les poignets ou bague mutilant les doigts 22 sont ces objets qui interrogent le statut du bijou comme du corps qui le porte. L’empreinte sur le corps laissée par le bijou est, selon elles, ce qui fait l’esthétique. Ce qui rend le corps sublime est moins le bijou que l’usage « anormal », selon d’autres normes, que l’on en fait. Ainsi, le marquage corporel, que certains pourraient qualifiés de pratiques déviantes 23, est ici le moyen de création d’une esthétique renouvelée. La résistance_adhérence du bijou et du corps est ici performée par le port d’un bijou qui marque le corps, un bijou qui adhère à un corps qui y résiste !

Un bijou qui ne se porte pas ou qui est insupportable à porter semble aller à l’encontre du rôle classique du bijou en tant que parure. Pourtant, l’essence symbolique du bijou qui, de l’anneau papale à la bague de fiançailles 24, est une donnée classique de la bijouterie est ici mise en exergue. Ce jeu à la limite des usages et des formes est habilement exécuté par le créateur Stéphane Landureau 25 et son « insupportable collier dialyse  », que l’on ne peut passer au risque de s’ouvrir l’artère carotide.

Dialyse
Stephane Landureau, collier Dialyse, 2002, aiguilles de dialyse, matières plastiques

 

L’ensemble d’aiguilles de dialyse pointées vers le cou du porteur improbable symbolise la souffrance inhérente à cette thérapeutique qu’a subi entre 2000 et 2005 son auteur « dans l’attente d’un vrai bijou : un rein 26 ».

Du bijou sur le corps au corps dans le bijou, il n’y a qu’un pas que franchit habilement Sophie Hanagarth 27 et ses bourses .

Bourses
Sophie Hanagarth, Bourses, 1999, silicone.

Renversant les codes imposés par le corps biologique, elle extériorise ce qui est normalement intérieur. Par l’affichage des parties génitales, dans sa série de Bijoux de famille, ou des excréments qui deviennent des ornements, dans sa série Médailles merdeuses.

Medailles
Sophie Hanagarth, Médailles merdeuses, 2000, broches, fer blanc recyclé, cuir, acier.

Elle résiste aux codes moraux et sociaux qui touchent habituellement le corps. Pour autant, elle parvient à rester au plus près de la texture naturelle de ces éléments, assurant, par exemple, une mollesse originale à ces étrons de fer. La transmutation du métal fait perdre à ses médailles d’excréments leur rapport à la souillure afin de les transcender en outils de divinisation du corps, mais avec le souci de conserver une similitude avec leurs modèles biologiques. Car derrière la résistance aux codes et usages, l’artiste revendique une adhérence avec les contenus premiers du bijou : « Le bijou, on le pense aujourd’hui comme un accessoire de mode mais ce qui me plaît en travaillant le bijou comme je le fais, c’est de rester garante de certains signes comme le faisait l’art brut […] Je trouve intéressant de me sentir garante de cette continuité-là, par rapport au monde où on vit » 28.

Sauvegarder un brin de liberté

Ainsi peut-on apercevoir, dans les interstices de ces jeux de symboles, dans ces créations d’objets et de sens, les nuances de la normativité, les difficultés d’une liberté qui veut s’affirmer sans pour autant être exilée. Dans les plis du corps et des matières, les créatrices et créateurs de bijou contemporain engagent « la constitution de « caisses de résonance » telles que ce qui arrive aux uns fasse penser et agir les autres, mais aussi que ce que réussissent les uns, ce qu’ils apprennent, ce qu’ils font exister, devienne autant de ressources et de possibilités expérimentales pour les autres » 29. Esquissant des espaces de liberté, ces bijoutier(e)s nous incitent tant à mettre en jeu notre je qu’à participer de cette résistance_adhérence. Car si l’existence d’espaces absolument autres, d’hétérotopies dans un monde proprement isotopique, assurent pour tous le maintien de la liberté, il reste à chacun de s’en emparer pour la faire croître. Car, certes, tant que certains lutteront pour faire exister et pour publiciser dans la société des pratiques alternatives et problématisantes (ouvrant la voie à des formes nouvelles de questionnement), alors la liberté, entendue avec Foucault, comme la possibilité de transgression des normes 30, perdurera. Tant que des espaces autres,   des espaces «  absolument différents : des lieux qui s’opposent   à tous les autres, qui sont destinés en quelque sorte à les effacer, à les neutraliser ou à les purifier » 31, des contre-espaces d’utopies localisées, existeront, la liberté sera effective.

Mais reste encore à faire que ces actes de résistance_adhérence, de créations, trouvent une place dans notre société, atteignent le plus grand nombre, puissent participer à la mise en question de la normalisation ; il faut publiciser ces actions. C’est ce que nous tentons ici modestement de faire, conscient qu’il est du rôle du philosophe de s’engager dans le monde qui est le sien pour tenter de voir jusqu’où il est possible de penser autrement 32. Le bijou contemporain est de ces espaces totalement autres, de ces hétérotopies qui n’existent que parce qu’ils résistent aux topographies imposées, ces initiatives créatrices qui ne laissent pas indifférents, qui adhèrent au combat de la vie, qui engluent les normes dans une résistance_adhérence qu’elles font littéralement, performativement, exister. Il est donc l’objet d’une philosophie qui se nourrit de domaines extérieurs 33 pour mieux, elle aussi, résister au présent. Car à bien y regarder, nous ne manquons peut-être pas tant que ça de création, au contraire, elle se fait jour partout, dans les interstices des normes, dans des espaces peu fréquentés, dans ces lieux discrets et anonymes qui maintiennent du rêve et de la liberté dans nos sociétés, mais nous manquons évidemment de résistance_adhérence au présent. Heureusement qu’il existe encore quelques espaces créatifs, critiques et engagés socialement, des espaces qui font une place à la résistance_adhérence et à des articles qui tentent de la valoriser.

Notes

1 Deleuze, G., Guattari, F., 1991, Qu’est-ce que la philosophie ? , Paris, Les éditions de minuit, p. 104.

2 Trésor de la Langue Française Informatisé

3 Cusset, F., 2003, French Theory: Foucault, Derrida, Deleuze, & Cie et les mutations de la vie intellectuelle aux Etats-Unis , Paris, éd. La Découverte.

4 Canguilhem, G., 1943, « Essai sur quelques problèmes concernant le normal et le pathologique (1943) », 1966, « Nouvelles réflexions concernant le normal et le pathologique (1963-1966) », repris dans Le Normal et le pathologique , 1966, PUF, 2005.

5 Bichat, 1800, Recherches physiologiques sur la vie et la mort .

6 Foucault, M., 1981, « Les mailles du pouvoir », Dits et écrits , texte 297, Paris, Quarto Gallimard, 2001, vol. 2, p. 1001-1012 ; Foucault, M., 1982, « The Subject and Power», H. Dreyfus et P. Rabinow, Michel Foucault : Beyond Structuralisme and Hermeneutics , Chicago, 1982, Dits et Ecrits , « Le sujet et le pouvoir », texte 306, trad. F. Durand-Bogaert, t.2, p. 1041-1062 ; Foucault, M., 2004, Naissance de la biopolitique. Cours au Collège de France. 1978-1979 , Paris, Gallimard-Seuil.

7 Entendu comme mode de gouvernement où l’on gouverne moins pour gouverner mieux, le libéralisme politique s’oppose à la théorie de l’Etat-providence.

8 Ehrenberg, A., 1998, La Fatigue d’être soi , Paris, Odile Jacob.

9 Gauchet, M., 1985, Le Désenchantement du monde , Paris, Gallimard.

10 Gauchet, M., 2002, La Démocratie contre elle-même , Paris, Gallimard

11 Bradbury, R., 1953, Farenheit 451 , Denoël, coll. Présence du futur, 1955 trad. Henri Robillot

12 Orwell, G., 1949, 1984 , Gallimard, 1991.

13 Veyne, P., 2009, Foucault, sa pensée, sa personne , Paris, Albin Michel, p. 143.

14 Le Blanc, G., 2002, La Vie humaine. Anthropologie et biologie chez Georges Canguilhem , PUF., p.238.

15 Alandete, C., 2005, « un vrai bijou ? », Un vrai bijou ! Bijoux contemporains en France , Paris, édition les sept péchés capitaux, p. 13-16, ici, p. 15.

16 Etudes et Propositions pour une Orfèvrerie Contemporaine

17 Manoha, M., (dir.), 2004, Corps et objet , Paris, Le Manuscrit ; Klein, A., Manoha, M., 2008,   Objet, Bijou et Corps. In – Corporer , Paris,   L’Harmattan.

18 Klein, A., Manoha, M., 2009 «  Et si se parer devenait un soin ? », Journée d’études,   Le Bijou, ses fonctions et ses usages, de la Préhistoire à nos jours, ENS Ulm, Paris. Conférence; à paraitre, 2010.

19 Fassin, D., Memmi, D., 2004, Le Gouvernement des corps , Paris, Editions de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales,

20 Association pour la Formation Et le Développement des Arts Plastiques

21 Un vrai bijou ! , op. cit. , p . 24, nous soulignons.

22 Sublimes Cicatrices

23 On pense ici aux pratiques d’automutilation et de scarification entendues comme déviantes par la psychiatrie et la psychologie pathologique contemporaine.

24 Seraidari, K., 2004, « Les bijoux entre vie et mort », Manoha, M., (dir.), 2004, Corps et objet , Paris, Le Manuscrit, p. 61-77.

25 Bijoux Landureau

26 Un vrai bijou ! , op. cit. , p. 70.

27 Depuis 2002, Sophie Hanagarth est responsable avec Florence Lehmann de l’atelier bijou de l’école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg qui est « un espace d’exploration et de réflexion propre au bijou. Qu’il soit objet de pouvoir ou simplement populaire, plus petit bagage et parcelle de matérialité, le bijou est un art transportable dont le lieu est le corps.

28 Interview de Sophie Hanagarth par Fanny Lasserre et Thierry Vasseur.

29 Stengers, I., 2009, Ces catastrophes qui s’annoncent , Paris, les empêcheurs de penser en rond/ La Découverte, p. 199

30 Foucault, M., 1984a, « l’éthique du souci de soi comme pratique de la liberté » (entretien avec H. Becker, R. Fornet-Betancourt, A. Gomez-Müller, 20 janvier 1984), Concordia. Revista internacional de filosofia , n°6, juillet-décembre 1984, p. 99-116, repris dans Dits et écrits , texte n° 356, Gallimard, quarto, vol. 2, 2001, p. 1527-1548.

31 Foucault, M., 1966, « Les hétérotopies », Conférence radiophonique, 21 décembre 1966, France culture, repris dans Foucault, M., 2009, Le Corps utopique, Les Hétérotopies , nouvelles lignes éditions, 2009, p. 23-36, ici, p. 24.

32 Foucault, M., 1984b, L’Usage des plaisirs. Histoire de la sexualité 2 , Paris, Gallimard, p. 16.

33 Canguilhem, G., 1966, Le Normal et le pathologique , Paris, PUF, 2005, p. 7.

Biographie

Alexandre Klein est philosophe et historien des sciences. Après deux ans d’enseignement en Sciences de l’éducation et auprès de professionnels de santé, il achève actuellement une thèse intitulé « Corps et sujet dans la médecine contemporaine » à l’université Nancy 2 au sein du LHSP Archives H. Poincaré (UMR 7117 CNRS/ Nancy Université). Ses travaux portent essentiellement sur les représentations et usages du corps et leurs relations avec la constitution de l’identité, principalement dans les pratiques de santé. Il prépare actuellement la publication d’un volume collectif sur Les sensations de santé à paraitre en 2010 au P.U. de Nancy.

Il travaille également autour du bijou contemporain, en présidant l’association Le Porte Objet, et a publié, avec Monique Manoha (Le pôle bijou), différents travaux dont Objet, Bijou et Corps. In – Corporer en 2008 chez L’Harmattan.

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06/06/2010

PORTES OUVERTES JUIN 2010 – AFEDAP (Paris) – 25-26 juin 2010

Classé dans : AFEDAP (FR),France (FR),PARIS,Portes ouvertes — bijoucontemporain @ 18:05

L’AFEDAP, association pour la formation et le développement des arts plastiques, vous présente sa promotion 2010.

afedap portes ouvertes juin 2010

Au cours de cette année d’apprentissage intensif, des idées ont pris formes et sont devenues bijou.
L’exposition des 25 et 26 juin vous invite dans les univers de nos diplômés 2010 :
Les Bijoutiers Métier d’Art, les Designer Bijouterie Joaillerie et les Bijoutiers Créateurs Contemporain
Seront présentés également les travaux de nos stagiaires de 1ère année.
Les cursus sont ouverts à tout public à partir de 18 ans, jeunes, adultes en reconversion, mais aussi professionnels désirant approfondir leurs compétences.
L’AFEDAP depuis 1993, participe activement au renouveau du bijou contemporain en France, dans sa mission d’enseignement et de développement des métiers de la bijouterie.

 

AFEDAP   -
15 rue Henri Murger
75019 – Paris (FR)
Tél. : 01 42 02 04 14
contact pour information : Caroline Poincignon
contact@afedap-formation.com

05/04/2010

7eme Biennale des Métiers d’Art – Saint-Amand-Montrond (France) – 23-24-25 avril 2010

La 7ème édition de la Biennale des Métiers d’Art , organisée par la ville de Saint-Amand-Montrond se déroulera les 23, 24 et 25 avril 2010, Espace Serge Vinçon, dans la Cité de l’Or et salle Aurore de 9h à 19h. L’entrée est gratuite

expo

présents à la Biennale 2010 :
Pôles Villes et Métiers d’Art :
Pôle technologique de bijouterie Mairie de Saint Amand 18
Pôle du bijou Josette RENAUX Baccarat 54

Formations :
Bijouterie – Lycée Professionnel  Jean Guehenno Saint Amand18
Métiers du verre lycée Jean Monnet Yzeure 03
Arts et techniques verre LP Dominique Labrousse Sarrebourg 57
Arts plastique, sculpture, gravure, céramique, architecture – Ecole municipale d’art Saint Amand 18

 

7ème Biennale des Métiers d’Art
Cité de l’Or - Espace Serge Vinçon et complexe  “salle Aurore”
Avenue Pelletier Doisy
18200 Saint-Amand-Montrond (France)
contact :
Département culture et tourisme
Hôtel de Ville 2 rue Philibert Audebrand 18 200 Saint-Amand-Montrond
tél : 02 48 63 83 09 /  06 26 57 14 82 / courriel : dir1@orange.fr

23/03/2010

FLAMMES & FUSIONS – AFEDAP, Paris (FR) – 9 mai 2010

Le dimanche 9 mai , de 10h à 18h30

Les Bijoutiers de l’Afedap invitent les Perliers d’Art de France

pour une exposition vente de perles d’Art à l’AFedap.

Flammes : les perliers présenteront à la vente des créations de perles d’art et parures.
Les bijoutiers et les perliers participants feront chacun des démonstrations au public : travail du métal et travail du verre à la flamme.
Le symbole de ce rapprochement sera un sautoir d’anneaux en verre et métal monté au cours de cette journée.
Fusion : c’est la rencontre entre un bijoutier et un perlier.
Les bijoutiers vont découvrir des perles d’exception spécialement créées pour cette occasion. De la rencontre, naîtra peut-être, nous l’espérons, la fusion verre et métal.

AFEDAP - flammes & fusion

AFEDAP   -  10h à 18h30
15 rue Henri Murger
75019 – Paris (FR)
Tél. : 01 42 02 04 14
contact pour information : Caroline Poincignon
contact@afedap-formation.com

Association des Perliers d’Art de France : Anne BOURCIER
Tel 01 45 47 20 01
http://www.perliers-art.com/
abourcier@aliceadsl.fr

07/03/2010

Les Formations de la Bijouterie-Joaillerie en FRANCE

A chaque métier, sa formation. Il existe, en France et à l’étranger, de nombreuses écoles formant aux divers métiers de la Bijouterie Joaillerie.

bijoutier à son établi

Selon l’apprentissage que l’on recherche, la spécialité et l’approche artistique, mieux vaut être bien renseigné; car les écoles ont chacune leurs critères de formation.

Sur Paris par exemple, on compte 4 grandes écoles proposant des formations en bijouterie joaillerie:

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L’école Boulle – Nicolas Flamel
Située près de Nation, au numéro 9 de la rue Pierre Bourdan, cette grande école dont la réputation n’est plus à faire est affiliée depuis peu avec le lycée professionnel de la Bijouterie Joaillerie Nicolas Flamel.
Les formations proposées vont du CAP art du bijou et du Joyau, au DMA, équivalent à Bac+2; plus précisément:

CAP Art du Bijou et du Joyau
Formation Complémentaire en Polissage
Mention Complémentaire en Joaillerie
BMA Art du Bijou et du Joyau
DMA Art du Bijou et du Joyau

L’école De la Rue du Louvre ou BJO Formation
Très cotée également, cette école respecte l’apprentissage traditionnel des joailliers d’hier et d’aujourd’hui. Elle propose une vaste gamme de formations, pour tous les métiers de la joaillerie, et s’adapte aux contraintes de chacun avec des formations en alternances, ou continue, dès la 3ème jusqu’aux formations adultes.

On peut donc passer les diplômes suivants:
CAP Art du Bijou et du Joyau
CAP Sertissage en Haute Joaillerie
CAP Bijoutier option polissage
CAP de Lapidaire
CAP des métiers de la Gravure
CAP Orfèvre
Mention Complémentaire en Joaillerie
BMA Art du Bijou et du Joyau
Stages en formation professionnelle continue

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L’AFEDAP
Ecole privée du 19 ème arrondissement, elle forme surtout à l’approche artistique du métier. Gouachés, recherches créatives, modelage, tant de matière qui développent la créativité essentielle à ce métier. On y suit également des cours de fabrication en cire et métal.

Elle forme en 2 ans au CAP art du bijou et du joyau.
Elle propose aussi des diplômes spécifiques à l’établissement: ceux de fabrication métaux précieux; bureau d’étude (design) et bijou contemporain.

L’institut Cartier
Plus particulier, cet établissement, propose, avec seulement 10 places une formation en alternance en 20 mois au sein même de leur prestigieuse enseigne. Les diplômes sont spécifiques à l’institut, et celui-ci ne s’intègre qu’après obtention du BMA art du bijou ou du CAP avec expérience professionnelle.

enquete_bijoux

Ces écoles sont celles qui proposent le plus vaste choix de formations aux métiers de la Bijouterie Joaillerie, mais il en existe d’autres, en province par exemple, dans des lycées professionnels :

Par exemple, l’Ecole de Saumur, le lycée professionnel Jean Guéhenno de Saint-Amand Montrond, le lycée professionnel de la SEPR, à Lyon, le centre de formation à la bijouterie joaillerie Armelle, à Montpellier, l‘Ecole Tane, à Ploërmel,  etc….

(informations données par le site de « made in joaillerie.fr« )

bijoutier

 

Pour plus d’informations sur les

-FORMATIONS en FRANCE : consulter la base de données de la SEMA / INMA :
SEMA INMA , Centre de ressources des métiers d’art,
Viaduc des Arts, 23, avenue Daumesnil, 75012 Paris.
Tél. : 01 55 78 85 85.
info@inma-france.org

http://www.institut-metiersdart.org/

Schéma des formations aux métiers d’art (fichier pdf à décharger)

France - Formation aux métiers d'art (cf site INMA : info@inma-france.org  http://www.institut-metiersdart.org/    Schéma des formations aux métiers d’art

Lexique des diplômes et formations

Financer sa formation

 

-FORMATIONS en EUROPE : consulter le site MOVEart 
(http://www.moveart.org/fr/accueil.html)

MOVEART - http://www.moveart.org/fr/accueil.html :  Réalisé avec le soutien financier de la Commission européenne dans le cadre du programme Leonardo moveart.org est le résultat d'un projet pilote européen SMART.  Site multilingue (Anglais, Français, Italien et Portugais), facilite la recherche d'opportunités de mobilité à des fins de formation et d'insertion professionnelle dans les métiers d'art.  La base de données sur les organismes de formations en Europe concerne 160 métiers

Dans l’univers de la joaillerie, les domaines d’application sont nombreux et variés.
Pour faire de votre croquis un bijou unique, une palette de talents s’activent, avec pour même passion, cet univers du précieux.

On retrouve donc, l’éventail de métiers suivants:

Le négociant en perles et pierres précieuses

Toujours à l’écoute du client, le négociant parcours le monde à la recherche de la pierre qui nous correspond. Il sait alors reconnaître les qualités qui font les valeurs de chaque pierres, et qui nous rendront toujours notre âme d’enfant devant tant d’émerveillement!

Le Bijoutier – Joaillier

Nous y sommes. Le bijoutier joaillier est le principal maître-d’oeuvre du bijou.
De la maquette à la finition, de la bague au collier, chaque pièce prend vie entre les mains de cet artiste. Après avoir réalisé avec le client le dessin de ses rêves, le bijoutier passe à la fabrication, et le bijou prend forme sous ses doigts de fées.

Le Sertisseur

Sous la demande du Joaillier, le sertisseur donne lumière au bijou. Après avoir étudié le type de sertissage le plus adapté à la forme et l’utilité du bijou, (serti grains, clos, à clous, à griffes) le sertisseur met en place les pierres, et fait entrer lumières et couleurs sur la pièce de joaillerie.

La Polisseuse

Oui, Polisseuse, car dans ce métier, on y trouve principalement des femmes (tout comme en sertissage, il existe très peu de femmes).
Cette magicienne de l’éclat, permet au bijou de s’offrir une finalité. Il est alors poli, miroir ou brossé, et naît une seconde fois en nous offrant tout son éclat. Plus une trace d’outil, plus aucun signe d’intervention humaine, le métal lui-même agit et resplendi.
La polisseuse s’occupe également des bains de rhodiage, effectué sur les bijoux (notamment pour les pièces en or gris afin de leur donner un éclat blanc et net).

Le Graveur

Il n’est pas exclusivement ouvrier en bijouterie, mais également en horlogerie, orfèvrerie, ou en gravure héraldiste.
Le graveur orne nos bijoux, de blasons, de mots doux, ou bien encore réalise des médailles en taille directe dans des matrices.
Il travaille souvent à son compte, et dans de très petites unités.
Pour vos alliances, vous savez maintenant qui aller voir!

(sur le site de la SEMA INMA vous pouvez consulter l’Annuaire Officiel des Métiers d’Art)

28/02/2010

Groupe ARCANES

Groupe Arcanes, Association pour la promotion du Bijou contemporain

Le Groupe Arcanes, est une association qui regroupe depuis 1999 quatorze artistes bijoutiers.

De formation, d’origines, de sensibilité diverses, ils ont choisi le bijou comme moyen d’expression et ils ont comme volonté commune de :
- Promouvoir « le bijou autrement » en créant des événements, pour aller à la rencontre du public dans des lieux autres que les bijouteries traditionnelles.
- Sensibiliser le public à des nouvelles interprétations du bijou.
- Aborder le bijou autrement, innover, utiliser des matériaux, des techniques, des formes, des positionnements sur le corps, moins traditionnels : tout est possible
- Créer un élan, un dynamisme, une émulation des énergies, entretenir une certaine ouverture et affirmer sa création, pour faire des bijoux autrement.
- Partager des savoirs, des informations, des expériences, des réseaux.Lorsque Arcanes expose il privilégie l’échange avec le public pour faire découvrir le bijou en se l’appropriant, en l’essayant, en jouant avec sa forme afin de mieux le comprendre. A chaque événement le groupe se fixe un thème de travail afin de montrer la multiplicité d’interprétations possibles. Pour le Groupe Arcanes la priorité est de provoquer l’émotion, des réactions, des rencontres.

Le Groupe Arcanes c’est :
Caroline Aubry France
Louise Barthélemy France
Anne Couteau France
Marta Caballero Espagne
Hyun Joung Lee Corée
Thierry Martin France
Eliane Michel France
Anne Milbeau France
Andrea Piñeros Colombie
Fabienne Tixier France
Claire Wolfstirn France

Les temps forts du groupe Arcanes :
-Juin 2005 : Exposition « D’un jardin à l’autre » à l’espace culturel cfdt –Paris
-Février 2004 : Exposition à la « Galerie Paupa » Saint Sébastien – Espagne.
-Octobre 2003 : Exposition «Bijoux d’expression» à la Société d’Encouragement des Métiers d’Art (SEMA) – Paris
-Août 2003 : Exposition «Deux rives» pour l’année de l’Algérie avec L’association Demain en main à la maison des métallos – Paris
-Juin 2003 : Exposition «Arcanes Nature» Fleuriste Beaufrère à Saint- Germain des Prés – Paris.
-Juin 2002 : Exposition «Le bijou et son emballage» Société Saxo. Paris
-Juillet 2001 : Séminaire de réflexion sur le bijou et le métier – Dordogne.
-Mai 2000 : Exposition « Les mains d’arcanes » Société Archipel – Paris.

Groupe Arcanes - presse Metiers d'Art Sema 09-2003
Groupe Arcanes – revue ‘Metiers d’Art’ Sema 09-2003

 » Je parle au nom du groupe Arcanes, groupe de bijoutiers, crée en 1999. Nous sommes tous passés par l’école de bijouterie l’AFEDAP en tant qu’élèves ou enseignants.  Notre union s’est produite suite à tous les questionnements et inquiétudes sur l’activité du bijoutier contemporain dont le statut n’existe pas en France.  Nous avions tous des choses à dire et la meilleur façon que l’on a trouvé a été d’agir, de montrer, de faire parler, de nous adresser aux gens, à ceux qui ne savent pas que le bijou peut exister autrement. Nous avons inauguré tout cela avec une expo en l’an 2000 : « les mains d’arcanes ». Cette aventure à continué avec d’autres événements et actuellement se trouve en veille malgré un projet presque fini. Des fois l’émulation faibli,  mais j’espère voir à nouveau les arcaniens en action! Voici une brève présentation du groupe qui comme dit « Manu » (la Manufacture) est plus un groupe de travail qu’une grande structure associative. Un site existe pour les intéressés: http://www.groupearcanes.org/

Et puis le jour où l’on arrivera à finir notre projet on vous tiendra au courant, maintenant aussi grâce a ce super forum (la Manufacture) que je découvre petit à petit.«  (Andrea PINEROS)

http://www.groupearcanes.org/

membres : Claire Wolfstirn, Andrea Piñeros, Louise Barthélémy, Damien Lutz, Fabienne Tixier, Eliane Michel, Anne Couteau, Anne Milbeau, Caroline Aubry, Hyun Joung Lee, Marta Caballero …..
groupe Arcanes - Claire Wolfstirn - tableau à bijou 2 - tableau laiton patiné à l'acide & feuille d'or-pendentif argent & feuille d'orGroupe Arcanes - Andrea Pineros - bagueGroupe Arcanes - Damien Lutz -Alys I & Alys II, colliers (Alys I argent, grenat, ebène - Alys II argent, jade, buis)Louise Barthélemy -sillon_de_plumes_objet_de_main_argent_et_plumes_2003Fabienne Tixier
Claire Wolfstirn - tableau à bijou – tableau laiton patiné à l’acide & feuille d’or-pendentif argent & feuille d’or
Andrea Pineros – bague
Damien Lutz -AlysI & AlysII, colliers (AlysI argent, grenat, ebène-AlysII argent, jade, buis)
Louise Barthélemy – ‘sillon de plumes’ objet de main – argent et plumes 2003
Fabienne Tixier - pendentif
Eliane Michel (Groupe Arcanes)Groupe Arcanes - Anne CouteauGroupe Arcanes - Anne MilbeauGroupe Arcanes - Caroline AubryGroupe Arcanes-  huyn joung Lee
Eliane Michel
Anne Couteau – pendentif
Anne Milbeau - bagues
Caroline Aubry – pendentif
Huyn Joung Lee - bague

Rym
Rym BELKHODJA  (Expo les mains d’Arcanes Mai 2000) – bague

PREVISION : exposition « RICOCHET » en préparation !  La date exacte sera fixé au mois d’avril mais sera aux alentours de février Mars 2011 !!! on l’attend avec impatience ! :-)

Groupe ARCANES - EXPO RICOCHET prévue pour 2011

et comme le dit joliment en image Andrea Pineros : Silence, ça pousse !

groupe arcanes - silence it grows !

23/02/2010

Musée des Arts DECO, Paris – galerie des bijoux

Arts décoratifs – Collections – Parcours – Galerie des bijoux

Musee Arts Deco PARIS - Galerie des bijoux

Période contemporaine

À partir des années 1960 les créateurs modifient de façon spectaculaire l’usage des matériaux de la bijouterie traditionnelle. À l’étranger, plus encore qu’en France, certains cherchent à dépasser l’idée qu’un bijou puisse être seulement signe de richesse. L’Anglais David Watkins, le Néerlandais Onno Boekhoudt, le Suisse Christoph Zellwegger, la Norvégienne Tone Vigeland, pour ne citer que quelques-uns des artistes de la collection, travaillent volontairement sur des matériaux pauvres et proposent un nouveau rapport au corps. Traitant l’argent comme une dentelle, le torque Mains de la Néerlandaise Jacomijn van der Donck est caractéristique du bijou mi-parure mi-vêtement. Les étonnantes écharpes en papier bonbon ou pellicule photographique de la Suisse Verena Sieber Fuchs  jouent plus encore de la confusion entre vêtement et ornement. En Italie, en revanche, le travail de l’or garde tout son prestige. Une école située à Padoue (Le Arti Orafe) a notamment formé, depuis les années 1970, des créateurs remarquables qui travaillent essentiellement la matière précieuse tout en jouant sur les textures et en affirmant l’omniprésence de la géométrie. Le musée possède des œuvres de Francesco Pavan, Giampaolo Babetto et Annamaria Zanella.

Jacomijn VAN DER DONK, collier-col mains - 1994 -argent

Jacomijn VAN DER DONK, collier-col mains – 1994 -argent

Sur la scène internationale, la France s’illustre depuis les années 1970 par le renouvellement des matériaux sans mettre totalement de côté le travail des matières précieuses. Grande créatrice de bijou de ces années, Costanza utilise indifféremment or et altuglas pour de spectaculaires bagues ou pectoraux. Henri Gargat défend également les matières non conventionnelles, même si sa formation traditionnelle lui a laissé le goût des matériaux nobles qu’il glisse toujours subtilement dans ses bijoux, comme en témoigne le bracelet du musée, pièce en aluminium articulée grâce à des vis en or. Afin de faire sortir le bijou de son carcan traditionnel de préciosité, Jean Dinh Van puise ses sources dans le quotidien (pendentif Lame de rasoir) et dans certaines civilisations (pendentif Pi). Gilles Jonemann utilise ardoise, bois, plastique ou graines en y ajoutant toujours une note précieuse. Un collier en écailles de poisson et or, un autre en galets montés sur fil de pêche ainsi qu’une bague en graine de Ségou et argent illustrent cette tendance. Le travail sur la matière reste au centre des recherches : Claude et Françoise Chavent avec leurs étonnants effets de volume, Cathy Chotard avec ses accumulations de minuscules pastilles de métal, Monika Brugger avec son métal repercé.

Claude et François CHAVENT - collier pavés

Claude et Françoise CHAVENT – collier pavés

Cathy Chotard - Collier (2007),  or 750 18 carats de 16 grammes, fil synthétique «siglon». 20 cm de diamètre - «Ce collier est né de la vision d’une toile d’araignée traversée par la lumière. De minuscules débris végétaux reposaient sur cette toile. Ainsi a surgi l’idée de mettre l’or en suspension». Pour cette pièce, la créatrice a divisé 16 gr d’or en 3000 minuscules fragments. Reliés délicatement entre eux, ils semblent aimantés et forment une voie lactée lumineuse, presque immatérielleCathy Chotard – Collier (2007),  or 750 18 carats de 16 grammes, fil synthétique «siglon». 20 cm de diamètre

Musée des Arts DECO, Paris - galerie des bijoux dans Annamaria ZANELLA (IT) photo3Gilles Jonemann

Dans une veine totalement différente, les bijoux de Claude Lalanne utilisent ses deux techniques favorites : empreinte et galvanoplastie. Moulant tout ce qui l’inspire, elle reprend dans son collier Lèvres les audacieux moulages de seins qu’Yves Saint Laurent avait choisis pour ses défilés en 1969 tandis que son collier Ronces est étonnamment agressif pour un bijou.

Tout en restant à l’écart des grandes maisons de joaillerie, Jean Vendôme a aussi su mettre admirablement en valeur le travail des pierres. Sa bague Ferret, articulée sur la main, témoigne de ses recherches sur la mobilité du bijou.

Ces dernières années, la joaillerie a connu un nouveau souffle. Les œuvres récentes de JAR, Cartier, Boucheron, Chanel, Van Cleef et Arpels, Lorenz Baümer et Solange Azagury Partridge témoignent de ce renouvellement. L’importance de la couleur dans la joaillerie contemporaine est particulièrement évidente dans ces pièces qui puisent leur inspiration à des sources très diverses. Le bracelet de JAR est exemplaire de la liberté d’expression de son créateur qui privilégie couleur, mouvement et emploi d’une grande variété de matériaux. Les références aux collections lointaines, qui ont toujours été si importantes chez Cartier, trouvent dans des collections récentes comme Baiser du dragon une nouvelle expression. Deux jeunes créateurs de joaillerie, Solange Azagury Partridge et Lorenz Baümer, ne se laissent pas enfermer dans des thèmes traditionnels : la bague Days of the week de la première et le bracelet Légumes du second sont emblématiques de leur humour associé à la perfection et à la rigueur.

 

Musée des Arts déco­ra­tifs
107, rue de Rivoli
75001 Paris

Tél. accueil : 01 44 55 57 50
- du mardi au dimanche de 11h à 18h – dernier billet vendu à 17h30
- le jeudi : nocturne jusqu’à 21h – dernier billet vendu à 20h30
- fermés le lundi.

Département Art nouveau, art déco, bijoux
Evelyne Possémé, conservatrice en chef
Tél. : 01 44 55 58 15
Mél. : Evelyne.Posseme@lesartsdecoratifs.fr

http://www.lesartsdecoratifs.fr/

Bibliothèque des Arts décoratifs
Tél. : 01 44 55 59 36
Fax : 01 44 55 59 89
Mél. : bibliotheque.artdeco@lesartsdecoratifs.fr

107RIVOLI, l’espace boutique
Tél. : 01 42 60 64 94
Tél. librairie : 01 42 60 64 95
Mél. : artcodif@lesartsdecoratifs.fr

Book bijoux Musee sArts Deco

BOOK : La Collection de bijoux du musée des Arts décoratifs à Paris
36 pp, 106 ill. – broché
Edns Les Arts Décoratifs, 2004
Distribution Vilo
20€ – commande possible à commandes-editions@lesartsdecoratifs.fr

15/02/2010

EXPO ‘ L’Education sentimentale ‘- Espace Solidor, Cagnes-sur-mer (FR) -27 février – 23 mai 2010

L’Espace Solidor de Cagnes sur Mer propose, à partir du 27 février, une nouvelle exposition de bijoux de créateurs contemporains :  “L’Education sentimentale”, en référence au roman de Flaubert où le narrateur doit se tailler son propre chemin sans se laisser influencer par les idées préconçues. Les sept artistes internationaux présentés puisent leur inspiration dans le répertoire de formes de la bijouterie traditionnelle et repensent leurs modèles en fonction des caractéristiques du monde actuel.

Les créations de l’américaine Anya Kivarkis font le lien, entre période ancienne – principalement de style Victorien – et contemporaine. Ses pièces détournent les images du luxe et de la joaillerie pour n’en laisser paraitre que l’illusion ; les pierres précieuses sont ici réduites à leur seule forme. Son travail, présenté pour la première fois en France, à déjà fait l’objet de nombreuses expositions aux Etats-Unis. Les bijoux de la britannique Lin Cheung s’inscrivent dans une réflexion sur les relations que chacun entretient avec ses bijoux. En s’appuyant sur des standards anciens, elle parvient à créer des bijoux nouveaux : une boucle d’oreille en forme de perle dorée ou un pendentif en forme de coeur sont par exemple laissés dans leurs écrins ouverts pour les transformer en broches.

Anya Kivarkis, DOUBLE CUP BROOCH

Anya Kivarkis, « DOUBLE CUP » brooch

Si les pièces de la suédoise Åsa Lockner ont l’apparence de bijoux classiques, elles n’en révèlent pas moins de menues imperfections, des parties inachevées, des traitements d’oxydations particuliers … Ces “défauts” délibérés traduisent la volonté de rendre perceptible le « process » de fabrication et de révéler les subtilités de la métamorphose progressive du métal selon son degré d’échauffement. Ses bijoux semblent en évolution permanente. Récemment diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg, la française Carole Deltenre part, elle, de formes traditionnelles comme le camée ou la chevalière. Mais c’est pour écrire une histoire du bijou passée par le prisme des combats féministes et la réappropriation de leur corps par les femmes.

Carole Deltenre, 'Nymph' Brooch

Carole Deltenre, ‘Nymph’ Brooch

La néerlandaise Gesine Hackenberg prélève dans des pièces de céramiques usuelles des détails qui constituent les éléments de ses bijoux. Ses créations sont les éléments d’un puzzle dont les pièces sont indissociables de l’objet dans lequel ils ont été prélevés et forment un ensemble que la créatrice expose toujours de manière conjointe. Éloigné de l’esthétique dominante dans le bijou contemporain espagnol, Marc Monzó, pour sa part, préfère une réinterprétation d’une esthétique produite en Catalogne entre les années 30 et 70. Son travail associe souvent des matériaux précieux à des bouts de plastiques récupérés. Il s’agit de faire entrer le bijou dans la vie quotidienne !

Gesine hackenberg - collier céramique.jpg

Gesine HACKENBERG – collier céramique

Les pièces sélectionnées à Cagnes-sur-Mer portent toutes un regard ironique sur la bijouterie précieuse et sa valeur symbolique.

Travaillant à partir d’images photographiques anciennes, l’allemande Bettina Speckner suscite la libre interprétation de chacun car elle ne donne aucune indication sur les lieux, l’époque, l’identité des personnages. Associées à des perles, des pierres précieuses ou des objets du quotidien, ces images/bijoux ouvrent les portes d’une mémoire collective où chacun peut projeter son propre parcours.

(merci pour l’information -et l’article- au blog « Notes Précieuse« -  parce que sinon, AUCUNE information nulle part ailleurs ! comme si tout ce qui concernait le bijou contemporain en France devait rester secret …..  :-( rien sur culture.fr, le « portail » de la culture … ;-) , rien sur le/les sites de Cagnes-sur Mer …. si ! après moult recherches, enfin une information sur  http://www.cagnes-sur-mer.fr/  (dossier de presse disponible) aaah ! quel soulagement !)

Espace SOLIDOR expo

 

présentation par Christian Alandete :
L’éducation sentimentaleRépertoire de formes pour une histoire du bijou contemporain
- repertory of forms for an History of contemporary jewellery – L’Education Sentimentaleis is an exhibition initiated by Christian Alandete.
« Le bijou contemporain a fait l’objet de nombreuses spéculations esthétiques depuis sa sécession du champ de la bijouterie traditionnelle. Si la grande Histoire du bijou contemporain reste encore à écrire, celle de la bijouterie traditionnelle a, d’un point de vue, tant esthétique, technique, qu’historique, fait l’objet de multiples publications et offre des points de référence qui servent aujourd’hui d’appuis au travail de nombreux bijoutiers contemporains, privilégiant la réinterprétation de formes anciennes ou puisant dans des oeuvres du passé une manière de repenser le présent.Dans le champ élargi des arts visuels, la question théorique de la fin de la modernité et sa quête de formes toujours nouvelles a laissé la place à une relecture contemporaine de formes historiques aujourd’hui communes, qui, à l’instar de la littérature cherche moins à inventer qu’à se réinventer à partir d’une langue partagée. Ainsi des artistes originaires de régions culturelles très différentes puisent dans un même répertoire formel les bases d’une pratique artistique, devenue en quelque sorte générique, dont les sources relèvent plus de l’expérimentation des différentes avant-gardes historiques que des contextes géographiques particuliers.

Dans le champ du bijou contemporain, de plus en plus d’artistes puisent à leur tour dans un répertoire de formes que la bijouterie a constitué depuis ses origines, pour en dégager la charge symbolique, rappelant combien le bijou est non seulement affaire de formes mais aussi et surtout de signes. Une alliance, une chevalière, une boucle d’oreille, un camée, une parure, chaque typologie de bijoux porte en elle des significations particulières que les bijoutiers contemporains s’attachent à détourner pour mieux en révéler les mécanismes à l’œuvre dans le jeu des relations sociales. Procédant par modifications d’échelles, collusion de périodes historiques contradictoires, additions de formes, recyclage ou réassignations sociales, les artistes de l’exposition nous invitent à repenser l’histoire, non plus selon un axe linéaire mais sur un mode cyclique, dans lequel les évènements se répètent toujours, sans toutefois jamais être tout à fait les mêmes. Ainsi, les formes du passé resurgissent dans le présent, nous évoquant des objets familiers sans qu’il soit pour autant possible d’en déterminer totalement l’origine.

À ce titre, les travaux de Gesine Hackenberg et Bettina Speckner ouvrent les portes d’une histoire à la fois collective et individuelle, faite de souvenirs incertains. La première propose un rapprochement entre le bijou et les objets du quotidien en prélevant dans des céramiques usuelles anciennes, les détails qui serviront à façonner le bijou. La seconde, en empruntant des images photographiques anonymes, construit une fiction dans laquelle chaque bijou est une pièce d’un vaste puzzle où personnages, lieux et paysages se rencontrent, laissant à la libre interprétation de chacun les possibles liens qui pourraient les réunir. Elles pointent ainsi le rapport singulier qu’entretient le bijou avec l’histoire familiale où traditionnellement, le trésor de guerre amassé par les mères était transmis, d’une génération à l’autre, à leurs filles. Dans le modèle de société patriarcal, qui a longtemps privilégié le masculin comme unique héritier (et du patronyme et du patrimoine), les femmes ont maintenu ainsi une forme de passation parallèle par le biais des bijoux.

Carole Deltenre explore à son tour cette histoire des femmes en se réappropriant la chevalière (un des rare bijoux exclusivement masculin). De cette bague, sur laquelle sont habituellement gravées les armoiries de la famille et qui servait à cacheter à la cire, courriers et contrats, elle en propose une version au féminin, remplaçant les emblèmes par un moulage de clitoris. Elle nous rappelle ainsi le long combat des femmes pour l’égalité devant la loi et le droit de disposer de leur propre corps.

Les pièces d’Anya Kivarkis, elles, trouvent leurs sources à la fois dans une histoire classique des formes (souvent empruntées à la période victorienne) et dans un réinvestissement de l’ornementation. L’éducation artistique a longtemps consisté à approcher les maîtres en les copiant au point de maîtriser leurs techniques. Chez Anya Kivarkis, il s’agit moins de reproduire les pièces elles-mêmes que de partir de reproductions qui seraient passées par le filtre appauvrissant de l’image documentaire. Elle imagine ainsi des combinaisons de formes dont on pourrait aisément retrouver les sources dans les ouvrages historiques bien qu’elle prenne soin d’en évacuer délibérément les caractéristiques physiques pour n’en conserver plus que la matrice. Aussi, ce qui devait être à l’origine une composition de pierres précieuses colorées disparaît, dissoute sous une couche homogène d’émail.

Ce rapport du bijou à sa surface est plus encore mis en jeu dans le travail d’Åsa Lockner avec une préférence pour l’époque baroque et ses débauches de courbes et d’entrelacements. Cette fois les formes semblent familières, mais n’ont aucun référent historique. Ici, il importe moins de réinvestir un répertoire de formes identifiables que d’en adopter le style au point de le transposer dans le processus même de fabrication. Ses pièces apparaissent alors dans un certain état d’inachèvement, comme si l’artiste avait souhaité rendre visibles tous ses tâtonnements. Ses pièces révèlent ainsi les multiples variations d’aspects, que le métal a imprimé, suite aux différents traitements d’échauffement et d’oxydation qu’elle lui a fait subir.

Marc Monzó et Lin Cheung proposent une approche qui peut sembler plus conceptuelle, chacun prenant, à sa manière, la mesure du bijou dans le champ social et en réinterroge le statut dans le jeu relationnel. L’utilisation de la bague solitaire chez Marc Monzó, pointe les contradictions d’une société faite de promesses illusoires et de faux-semblants. En augmentant, de manière outrancière, la taille d’un solitaire, qui peut alors être exhibé en broche, l’artiste souligne le caractère ostentatoire et le désir de reconnaissance (sociale) que le bijou peut combler. De même, en multipliant les occurrences d’un solitaire sur une même bague, il souligne l’évolution du couple moderne et son incapacité à pouvoir tenir ses voeux d’union éternelle. 

Lin Cheung privilégie une approche périphérique en interrogeant le système des bijoux. Dans la série des Wear Again, elle conserve des bijoux anciens dans leurs écrins ouverts, pour les transformer alors en broches, renvoyant le porteur à un rôle de vitrine. En l’absence d’une littérature conséquente sur le bijou, qui puisse être en mesure d’ouvrir un véritable débat critique et théorique sur son histoire, ses fonctions et ses usages, elle propose une bibliothèque idéale dans laquelle toutes les disciplines de la philosophie à la sémiologie en passant par l’histoire prendraient le bijou pour objet d’étude. Elle remplace ainsi les couvertures de livres référents par des jaquettes blanches qui conservent l’esthétique d’origine mais dont le titre a été adapté au sujet, ouvrant le champ des possibles d’une vaste littérature de la bijouterie qui reste à écrire.

Dans le roman de Flaubert, L’éducation sentimentale, auquel l’exposition emprunte le titre, le narrateur doit trouver son propre chemin dans l’histoire en tentant de faire tomber les idées préconçues que chaque milieu tente de lui imposer. De la même manière, les artistes rassemblés dans l’exposition naviguent entre des temps contradictoires, puisant dans un passé indéterminé, les bases d’un renouvellement de formes à minima et faisant par la même occasion voler en éclats les frontières entre les différents segments de la bijouterie »  Christian Alandete

Espace Solidor
Place du château – Haut-de-Cagnes
06800 CAGNES SUR MER
FRANCE
Téléphone renseignement public : 04 93 22 19 25
Téléphone administration : 04 9322 19 25
Télécopie : 04 93 22 19 09
courriel / email :  m.lopez@cagnes.fr

chaque exposition qui a lieu à l’Espace Solidor est mise en ligne sur le site de la ville :
www.cagnes-sur-mer.fr, onglet “culture”.
  (MERCI de cette précision donnée par le Centre Solidor ! :-) )

14/02/2010

AFEDAP (FR) – Portes Ouvertes – édition 2010 – 5 et 6 mars 2010

Classé dans : AFEDAP (FR),ECOLE / SCHOOLS,FORMATION,France (FR),METIERS d'ART,PARIS — bijoucontemporain @ 22:30

L’AFEDAP, association pour la formation et le développement des arts plastiques, forme aux métiers de la bijouterie.

AFEDAP portes ouvertes 2010

Les Portes Ouvertes, c’est l’occasion, guidé par les stagiaires et l’équipe pédagogique, de visualiser les étapes nécessaires à la création d’un bijou.

Les cursus sont ouverts à tout public à partir de 18 ans, jeunes, adultes en reconversion, mais aussi professionnels désirant approfondir leurs compétences.

AFEDAP
15 rue Henri Murger – 75019 PARIS
Contact : Franck MASSE &  Caroline POINCIGNON
Tél. : 01 42 02 04 14
Portes ouvertes de 10h à 18h30

http://www.afedap-formation.com/index_new.htm

AFEDAP

 

08/02/2010

Bonjour & WELCOME ! :-)

Classé dans : Arcangelo BUNGARO (IT),nacre/coquillage,Non classé — bijoucontemporain @ 4:22

Passionnée de bijoux, admirative de tout ce savoir-faire, à défaut de savoir créer moi-même, je souhaiterais mieux faire connaître les créateurs de bijoux contemporains, partager mes coups de coeur, transmettre l’information quant aux expositions, lieux où rencontrer « du bijou » (galeries, magasins…), les « bouquins » à voir (en ce qui concerne les LIVRES sur le Bijou, voir mon « board » Pinterest )

(Jewelry BOOKS board on Pinterest)

Books graphics

La France n’est pas très « amie-amie » avec les créateurs de bijoux ! Elle a la « Place Vendôme », et puis ….

Comme le dit joliment « Quibus31″, un créateur de bijoux, sur le site de La Manufacture « en France ….il y a la cour des grands, la verroterie …. et le désert de Gobi entre les deux…. »

Il faut déjà savoir que lorsqu’on parle « bijou » il y a trois grands domaines : la joaillerie (or, diamants et pierres précieuses pour schématiser), la « bijouterie fantaisie » (généralement fabriquée en masse) et enfin le « bijou de création », fait, lui, à la main et en séries limitées. De plus le « bijou de création »peut être fait à partir de n’importe quel matériau, l’or, le diamant si l’on veut, mais aussi le papier, les plastiques, tissus, objets de récupération, etc etc  ….

Ici, c’est du « bijou de création » que je souhaite parler !

Peu développé et peu connu en France, parce que peu de galeries, à priori pas de formation spécifique « création bijoux » (parce que, tout simplement, à la base, il n’est pas défini, identifié, dans la liste officielle des Métiers d’Arts, ce qui implique beaucoup de choses : pas de statut, pas de formation, pas de Syndicat ou d’Association nationale, etc etc … on tourne en rond !)  pas de grande « messe » annuelle, pas de presse spécifique, et même dans la presse dite « féminine » il est rarissime de trouver mention de créateurs de bijoux !

donc, ta-taaam ! me voilà !!! :-) )

Marianne Gassier

Arcangelo BUNGARO -bague - 2002Arcangelo BUNGARO -bague coquillage

(bague d’Arcangelo Bungaro (Italie) – coquillage et … nooon pas crustacés ! perles & argent)

TRES IMPORTANT !

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