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28/08/2015

Salon « Révélations » – Grand Palais, Paris (FR) – 10-13 Sept. 2015

Salon REVELATIONS

salon REVELATIONS 2015 - Paris

2015 met à l’honneur la Corée du Sud à la veille du lancement des années croisées France-Corée et présentera ainsi les pièces de plus de 22 créateurs. La nouveauté de cette deuxième édition réside notamment dans la mise en scène du Banquet, l’exposition centrale, sous forme d’îlots réunissant les créations de pays ou groupes de pays présentant une unité de style. Résolument tournée vers l’international, la biennale se positionne comme un précurseur dans l’exploration de régions du monde dont la création est peu montrée en France.
Les 22 artistes présentés :
Bomi Park; Chunbok Lee; Heeseung Koh; Hyewook Huh; Hyunju Kim; Jaehyo Lee; Jimin Kim; Jinhee Kwon; Joohyung Park; Jucheol Yun; June Lee; Junggyu Yi; Junghong Park; Kanghyo Lee; Kyounghwa Jun; Kyoungtaek Roh; Myungsun Kim; Sejin Bae; Woorim Kang; Yeonhee Ryu; Youngkuwan Jung; Yunhee Lee.
Parmi eux, Heesung Koh, créatrice de bijoux contemporains, garde au fond de son inspiration des réminiscences bien coréennes. Mais la tradition ne prend pas le pas, dans son travail, sur une esthétique voulue résolument contemporaine. Formes souples et organiques, ou parfois strictement géométriques, mélange de rigueur et de rondeur, alliance de matériaux : bois peint, métaux précieux et pierres fines, gamme colorée réduite à l’argent, l’or, le rouge et le bleu composent des collections à la fois précises et tendres.

Heesung Koh - salon REVELATIONS 2015Heesung Koh

 

L’exposition Le Banquet

Point d’orgue du salon Révélations, l’exposition Le Banquet invite à une promenade muséale parmi les pièces les plus spectaculaires des métiers d’art contemporains à travers le monde entier.

Épine dorsale de Révélations, Le Banquet se déploie au centre de la nef du Grand Palais. La scénographie, toujours signée Studio Gardère, poursuit les mêmes objectifs que lors de la première édition mais le scénographe propose une nouvelle installation, d’inspiration géographique. L’avenue originelle se fait rivière ou bras de mer et les longues tables d’exposition sont remplacées par une dizaine d’archipels composés de plusieurs îlots, dédiés chacun à un pays, une région du monde, un continent.

 

Les portraits d’exposants

Une deuxième édition profondément renouvelée avec l’arrivée de galeries d’art, de jeunes talents et de créateurs d’exception.

Parmi eux, (ici, focus permanent sur le BIJOU !!)

Claire Wolfstirn
Designer industriel et graphiste, Claire Wolfstirn s’est tournée vers le bijou par goût du contact intimement physique avec la matière et du rapport corps/objet. Inspirée par la cohérence et la puissance des formes géométriques et de la nature, elle présente des pièces sobres et raffinées et repousse les limites de la fragilité et de la délicatesse.

Claire WolfstirnClaire Wolfstirn

Elie Hirsch
Diplômé des Métiers d’Arts en Design Céramique et Sculpture sur Métal, Elie Hirsch est lauréat de plusieurs concours. D’abord sculpteur, il s’attèle aux grands formats puis au plus petits en créant une collection de bijoux pour Henri Selmer, fabricant de saxophones et de clarinettes. Il expose ses sculptures à Maison&Objet, au SOFA à New-York, avec la Saatchi Gallery de Londres au salon Collect et participe à différentes expositions comme celle d’AD Collection plus récemment.

 Elie Hirsch - bijoux-sculpturesElie Hirsch – bijoux-sculptures

 

LA JEUNE CRÉATION MÉTIERS D’ART AU GRAND PALAIS

Le Prix de la Jeune Création Métiers d’Art offre une visibilité exceptionnelle à l’avant-garde des métiers d’art en récompensant six artisans d’art de moins de 35 ans, choisis pour leur capacité d’innovation, leur sens esthétique et la maîtrise de leur savoir-faire. Le prix consiste à offrir la possibilité aux lauréats d’exposer leurs oeuvres dans un cadre prestigieux adapté à leur marché de prédilection : le Salon International du Patrimoine Culturel, Maison&Objet et… Révélations.

Parmi les six lauréats de cette année, trois ont été distingués dans la catégorie « pièce unique » et auront le privilège de dévoiler leurs créations auprès du public sous la nef du Grand Palais : Sébastien Carré, créateur de bijoux, Kaori Kurihara, céramiste, et Xavier Noël, doreur.

Sébastien Carré
Diplômé d’Arts Plastiques à l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg, section bijou, Sébastien Carré est atteint de la maladie de Crohn. Il a alors décidé d’exprimer ses émotions dans une série de bijoux contemporains, à la manière des ex-voto. Chaque bijou représente une traduction intime de ses émotions.

Sébastien Carré Sébastien Carré
Diplômé d’Arts Plastiques à l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg, section bijou,Sébastien Carré est atteint de la maladie de Crohn. Il a alors décidé d’exprimer ses émotions dans une série de bijoux contemporains, à la manière des ex-voto. Chaque bijou représente unetraduction intime de ses émotions.

Kaori Kurihara
D’origine japonaise, Kaori Kurihara étudie d’abord le dessin et les Beaux-arts au lycée Kohnan d’Osaka, au Japon. Elle explore ensuite les techniques de la céramique à Kyoto, avant de se former à la bijouterie en France. Se défi nissant à la fois comme céramiste et créatrice de bijoux, elle mêle dans son art des techniques empruntées aux deux univers. Elle allie le réel et l’imaginaire et s’inspire de formes naturelles pour créer des fruits tels qu’elle aimerait les voir exister.

Kaori Kurihara - céramiste bijoutière  - Salon REVELATIONS 2015Kaori Kurihara -   céramiste bijoutière

 

Sébastien Carré : J’ai le grand plaisir de vous annoncer que je suis l’un des Lauréats du Prix de la Jeune Création 2015 des Ateliers d’Art de France – je serai donc exposé lors du salon Révélations  Grand Palais de Septembre 2015: http://www.revelations-grandpalais.com/fr/ -  /// I am really proud to announce you that I am one of the Winners of the Prize for Young Creation 2015 by Ateliers d’Art de France – I will be exhibited at the Revelations fair in Paris, Grand Palais (Sept. 2015)

Sébastien Carré -  Pour voir le dossier de presse du Prix de la Jeune Création Métiers d'Art et découvrir le travail des autres lauréats : http://pdf.lu/NqSB/Sébastien Carré -   Prix de la Jeune Création Métiers d’Art et découvrir le travail des autres lauréats

 Parmi les LES GALERIES D’ART :

La Galerie Elsa Vanier
Depuis son ouverture en 2003, la Galerie Elsa Vanier expose des pièces de joaillerie contemporaine, aux styles très différenciés, réalisées par des créateurs du monde entier reconnus ou à découvrir. Elle a pour mission de promouvoir la dimension culturelle de bijoux réalisés par des créateurs qui ont choisi des matières rares, précieuses ou fascinantes comme mode d’expression. En parallèle d’un groupe d’artistes exposés en permanence, elle accueille des créateurs pour des expositions temporaires.
À Révélations, la galerie réunira les univers très diversifiés de trois artistes :  Agathe Saint Girons, Claire Wolfstirn et Martin Spreng.

  Agathe St Girons au Salon REVELATIONS 2015Agathe St Girons

UNE NOUVELLE ACTION DE MÉCÉNAT VIA LA FONDATION ATELIERS D’ART DE FRANCE

Pour sa deuxième édition, Révélations s’entoure de multiples partenaires, notamment des mécènes tels que des fondations qui soutiennent le secteur des métiers d’art à travers des programmes de prix ou de bourses. Les stands parrainés offrent ainsi la possibilité à des créateurs d’accéder à de nouveaux marchés.
La Fondation d’entreprise Banque Populaire, créée en 1992 et engagée notamment dans les métiers d’art, présentera sur son stand cinq de ses lauréats. Deux fois par an depuis 2013, elle sélectionne des projets d’artisans d’art talentueux de moins de 40 ans et leur accorde une bourse d’accompagnement pour réaliser leur projet.
C’est à Révélations que les pièces de la plumassière Janaïna Milheiro (lauréate 2014), l’artiste verrier Mathilde Caylou (lauréate 2013), le trio de créateurs de luminaires Mydriaz (lauréats 2013), les créatrices de bijoux Anaïs Rheiner (lauréate 2013) et Marion Delarue (lauréate 2013) seront exposées sur un stand commun.

Salon RevelationsJanaïna Milheiro © Magali Berthon / Mydriaz Paris © Photoproevent / Anais Rheiner © Olivier Braive / Charlotte Kaufmann © Benjamin Girard / Mathilde Caylou © DR / Marion Delarue © DR / Zoë Montagu © DR

HEAR (Strasbourg FR)     - Marion Delarue "Cracheh"HEAR (Strasbourg FR) / Marion Delarue « Cracheh 1″ Collier-minerve, laque coréenne, chambre à air, or 24 carats, 2011

 

CONFERENCES :

Vendredi 11 septembre - 15h15 à 16h15 – Drouot Formation

La place des métiers d’art sur le marché de l’art

Drouot Formation conviera un représentant d’une maison de vente et un expert en arts décoratifs pour évoquer la place des métiers d’art sur le marché de l’art, l’évolution de l’image de ces métiers sur ce marché, leur potentiel et les perspectives de développement.

Avec, entre autres, Valentine Herrenschmidt, Florence Croisier, Claire Wolfstirn, Bénédikt Aïchelé, l’Ecole HEAD Genève, Yannick Mur …..
FLORENCE CROISIER - REVELATIONS 2015YM - List of exhibitors 2015 | Révélations -  www.yannickmur.fr
Florence CROISIER  -   Yannick MUR
 
 
Grand Palais
Avenue Winston Churchill
75008 Paris

 

 

 

12/06/2015

Portes ouvertes – AFEDAP, Paris (FR) – 26-27 Juin 2015

Classé dans : AFEDAP (FR),France (FR),Graduation Show,PARIS,Portes ouvertes — bijoucontemporain @ 0:04

Portes ouvertes de l’AFEDAP formations bijou 2015

26 et 27 juin 2015, de 10h à 18h30

AFEDAP - Evence Verdier Broche "Trésor" Or, soie, perle de verre peignée et lissée du XIVe s, Moyen-Orient. Photo © Marc Herzog, AFEDAP Formations Bijou(Evence Verdier – Broche « Trésor »
Or, soie, perle de verre peignée et lissée du XIVe s, Moyen-Orient.
Photo © Marc Herzog, AFEDAP Formations Bijou)

je vous invite à venir admirer les travaux de fin de formation des stagiaires BIJOUTIERS AUTEURS de l’Afedap promotion 2015!!!!
et bien entendu les résultats d’apprentissage des stagiaires en première année de formation BIJOUTIER CONCEPTEUR seront aussi présentés.

C.A.P Art et techniques de la bijouterie joaillerie
Bijoutier CONCEPTEUR
Bijoutier AUTEUR

Afedap - paris - portes ouvertes (collier Aiko Fujita)( collier Aiko Fujita )

Lu Fu - Afedap 2015Lu Fu

AFEDAP formation bijou
15, rue Henri Murger,
75019 Paris
Tél : 01 42 02 04 14
contact@afedap-formation.com
http://www.afedap-formation.com/

02/03/2015

Portes ouvertes – AFEDAP, Paris (FR) – 6-7 Mars 2015

Classé dans : AFEDAP (FR),PARIS,Portes ouvertes — bijoucontemporain @ 20:26

Portes ouvertes de l’AFEDAP formations bijou 2015

6 et 7 mars 2015, de 10h à 18h30

Portes ouvertes de l'AFEDAP formations bijou 2015(collier de Quan Hai Wang)

 L’Afedap formation bijou organise des journées « portes ouvertes » les 6 et 7 mars 2015, de 10h à 18h30. Venez rencontrer les étudiants et les équipes pédagogiques !
Depuis 1993, l’Association pour la formation et le développement des Arts Plastiques (Afedap formation bijou) déniche et forme des talents pour contribuer au renouveau de la bijouterie en France. Avec 3 niveaux de formation, elle offre aux futurs créateurs de bijou toutes les clefs pour exercer en entreprise ou en indépendant :
- CAP Arts et Techniques de la bijouterie joaillerie
– Bijoutier Concepteur
– Bijoutier Auteur, décliné en 3 options : bijoutier métiers d’art, designer bijoutier joaillier, bijoutier contemporain.
À l’occasion des portes ouvertes, la librairie Chrome Yellow proposera des ouvrages sur les métiers d’art et la bijouterie contemporaine.

 

AFEDAP formation bijou
15, rue Henri Murger,
75019 Paris
Tél : 01 42 02 04 14
contact@afedap-formation.com
http://www.afedap-formation.com/

01/04/2014

Journées Européennes des métiers d’Art – 4-5-6 Avril 2014

Journées Européennes des métiers d’Art

European Week of Crafts – Friday 4, Saturday 5 and Sunday, April 6, 2014

European Week of Crafts - Friday 4, Saturday 5 and Sunday, April 6, 2014

Tous les ans, le premier week-end d’avril 3 jours uniques pour découvrir des métiers d’exception IMMERGEZ-VOUS DANS LE MONDE DES METIERS D’ART

Des univers, des gestes, des matières, des outils, des passions, des talents.

  • Rencontres avec des professionnels des métiers d’art, hors les murs et en atelier
  • Découverte d’objets d’exception
  • Démonstrations de savoir-faire dans les ateliers
  • Expositions et salons
  • Portes ouvertes de centres de formation
  • Ateliers d’initiation et workshops
  • Circuits thématiques…

 

en région PARISienne

(sélection)

* Afedap formations bijou

15, rue Henri Murger
75019 PARIS
« Le temps de la création est au coeur du bijou : bien caché »

présentation dessin à l' Afedap
Nous vous proposons de vous révéler ce temps dans une lente déambulation d’une exposition qui vous fera découvrir la genèse d’un bijou : comment un trait, une esquisse, une manipulation, une image, une sensation peut devenir bijou. Comment d’une recherche on aboutit au geste, au faire. Suspendez l’instant dans nos ateliers pour vous familiariser avec le temps de fabrication d’un bijou, transmis par nos étudiants qui seront également en démonstration. L’Afedap formations bijou sera ouvert au public le samedi 5 et dimanche 6 avril de 11h00 à 18h00.

Samedi 5 avril 2014 : de 11h00 à 18h00
Dimanche 6 avril 2014 : de 11h00 à 18h00
Entrée libre

15, rue Henri Murger 75019 PARIS

 Franck MASSÉ, direction

Tél : 0142020414
contact@afedap-formation.com

AFEDAP - bague en cire destinée à être fondue et dessin technique de la baguebague en cire destinée à être fondue et dessin technique de la bague

 

* Atelier Claire Marfisi

174 rue de la Jarry
94300 VINCENNES
Ouverture de l’atelier le 4, 5 et 6 avril. Une exposition de bijoux contemporains : bijoux contemporains en céramique (Claire Marfisi) et en métal ( Marianne Anselin). Présence des créateurs pendant les 3 jours. Explications et dialogue autour du bijou et des matériaux utilisés.

 Claire Marfisi & Marianne AnselinMarianne Anselin Claire Marfisi 

Claire Marfisi - collier  "oups"Claire Marfisi - collier  « oups » en porcelaine
Vendredi 4 avril 2014 : de 18h00 à 20h00
Samedi 5 avril 2014 : de 10h00 à 19h00
Dimanche 6 avril 2014 : de 10h00 à 19h00
Entrée libre
174 rue de la jarry
94300
VINCENNES
Claire Marfisi  – Céramiste
Tél : 01 45 79 90 45
clairemarfisi@hotmail.fr
LE TEMPS DE LA CREATION
Dans le cadre des Journées Européennes des Métiers d’Art,
j’ai le plaisir de vous inviter à venir découvrir Les Secrets de l’Atelier
Exposition, vente et démonstrations
Samedi 5 avril 2014 de 10h00 à 19h00
Dimanche 6 avril 2014 de 10h00 à 19h00
ATELIER : 4 rue Lazare Carnot 92140 CLAMART
Patricia Lemaire / SPO Créations -Tél : 0664311040
www.spo-creations.com contact@spo-creations.com
Patricia Lemaire    UNE ROSE DANS LE DESERT - 2012  bague  argent, grenat brut  Photo Ecliptique©
Patricia Lemaire UNE ROSE DANS LE DESERT – 2012 bague argent, grenat brut Photo Ecliptique©
L’OBJET RARE est à la fois un atelier et une galerie. Nous avons la volonté de montrer ce que peut être le métier de bijoutier-artisan en général et de mettre en lumière le bijou contemporain en France en particulier. Cet aspect du bijou réunit technicité et créativité, comme l’a montré le parcours des Circuits Bijoux, organisé par Ateliers d’Art de France et « D’un Bijou à l’Autre », de septembre 2013 à mars 2014, auxquels l’OBJET RARE a participé avec 3 expositions distinctes et successives mettant en valeur un savoir patrimonial et contemporain. Pendant ces journées JEMA 2014, nous serons au minimum 2 bijoutières-créatrices sur place. Nous illustrerons ce que peut être ce métier.Nous parlerons des bijoux que nous réalisons, et expliquerons certains aspects techniques de fabrication avec des exemples concrets. Nous exposerons aussi un large choix de bijoux contemporains réalisés par des créateurs travaillant, comme nous, à l’établi. et détaillerons la variété des techniques existantes, et la façon dont l’imagination n’est limitée que par la technique, celle-ci étant nécessairement réinventée à tout moment pour la réalisation de ces travaux. L’OBJET RARE entretient l’expérimentation et le partage, et encourage la singularité dans la réalisation du processus de création. Ce lieu se voudrait une balise éclairant un chemin relativement nouveau en France, celui du bijou d’art, à la fois oeuvre d’artisanat et d’art..
Galerie-Atelier L’Objet Rare  – 11 rue Paul Bert  75011 Paris
Caroline Volcovici, bijoutier
Tél : 06 07 21 26 36
contact@galerieobjetrare.fr
Samedi 5 avril 2014 : de 10h00 à 19h00
Dimanche 6 avril 2014 : de 10h00 à 19h00
Entrée libre
Caroline VOLCOVICI,bague "2 ronds dans l'eau" 2013, photo Tobias Kegler

Caroline VOLCOVICI,bague « 2 ronds dans l’eau » 2013, photo Tobias Kegler
Marielle DEBETHUNE, broche "Exuvia" 2013Marielle DEBETHUNE, broche « Exuvia » 2013
 * Atelier Michèle Forest

12, rue du Chalet – 92600 ASNIERES-SUR-SEINE

Michèle Forest, Créatrice textileTél : 0147334956
www.micheleforest.com
miforest22@gmail.com
Samedi 5 avril 2014 : de 10h00 à 19h00
Dimanche 6 avril 2014 : de 10h00 à 19h00
Entrée libre
Michèle Forest - "Barbare" PARURE MÉTAL ET PVCMichèle Forest – « Barbare » PARURE MÉTAL ET PVC

 

* à PRADES-LE-LEZ :

Atelier Suzanne Otwell-Nègre

139 Avenue des Baronnes
34730 PRADES-LE-LEZ

Exposition de ma production et explications pas à pas sur ma démarche et les techniques utilisées
Suzanne Otwell-Nègre - pendentif/broche argent, or et lapis lazuliSuzanne Otwell-Nègre pendentif/broche argent, or et lapis lazuli
Suzanne Otwell-Nègre pendentif or argent et tourmalineSuzanne Otwell-Nègre pendentif or argent et tourmaline
139 Avenue des Baronnes
34730
PRADES-LE-LEZ
Suzanne Otwell-Nègre
Tél : 04 67 79 13 72
Tél : 06 68 41 40 80
contact@suzanne-otwell-negre.com
* à CAGNES-sur-MER :
Visite guidée « Rencontre autour du bijou contemporain« Samedi 5 Avril 2014 «Rencontres» autour du bijou contemporain. A travers la découverte de l’Espace Solidor et de l’exposition en cours, laissez-vous conter l’histoire du bijou contemporain qui permit à la ville de Cagnes-sur-Mer d’obtenir le label «Ville et Métiers d’Art» en 1995. Notre guide vous amènera ensuite à la rencontre de l’univers d’Esty Grossmann créatrice de bijoux.
Vous découvrirez également le nouvel atelier de bijouterie installé dans «La Crypte». Visite guidée gratuite (durée : 1h30 à 2h). Rendez-vous à 15 h à l’O.T du Haut-de-Cagnes (place du Docteur Maurel). Navette gratuite toutes les 15 mn au départ de la Gare routière (Square Bourdet).
Office de Tourisme : 04 93 20 61 64
Horaires et jours d’ouvertures :
Samedi 5 avril 2014 : de 15h00 à 17h00
Dimanche 6 avril 2014 : de 14h00 à 17h00
Entrée libre
Sur rendez-vous
Adresse de la manifestation :
mairie de Cagnes-sur-Mer, Affaires culturelles – 06800 CAGNES-SUR-MER
* à NIMES
 Salon Bijoutiful
Vue sur le salon Bijoutiful, salon du bijou et de la mode

Bijoutifoul, salon du bijou et de la mode

230, Avenue du Languedoc
30918 NIMES
Vendredi 4 avril 2014 : de 14h00 à 21h00
Samedi 5 avril 2014 : de 10h00 à 19h00
Dimanche 6 avril 2014 : de 10h00 à 19h00
Entrée libre
Tél : 0466849339
nimesparcexpo@nimes.cci.fr

à BACCARAT – Pôle Bijou
Affiche de la manifestation

L’art Méconnu des Facteurs de Perles

Le Facteur de Perles ou Perlier d’Art créé des perles en verre. Pour ce faire, le verre sous forme de baguettes est chauffé à la flamme d’un chalumeau. L’extrémité de la baguette fond, et la matière ainsi obtenue est déposée sur un support métallique (mandrin). Le premier dépôt va former le noyau, sur lequel un décor est ensuite déposé à l’aide de fines tiges de verre préparées au préalable. L’utilisation de baguettes de verre de différentes couleurs, opaques ou transparents, permet la création de motifs ou d’entrelacs. Ce processus peut durer de quelques minutes à plus d’une heure, en fonction de la complexité de la perle. Une fois la perle refroidie, le mandrin est retiré et ainsi se forme le trou qui servira à enfiler la perle. La perle achevée peut également être retravaillée « à froid » pour être dépolie, polie ou encore taillée … Mais d’autres techniques comme le soufflage ou encore le coulage peuvent également être utilisées. DAPHNE BINCKLI (France) – PEI CHEN CHANG (France) – NIRIT DEKEL (Israël) – ANNE GRAVALON (France) – CHANTAL HOENIG (France)- FLORIANE LATAILLE (France) – FLORENCE LEMOINE (France) – JULIETTE LEPERLIER (FRANCE) – MICHELE LUDOVICY-HANSEL (Luxembourg) – SUZANNE NEZOT FAILLES (France) – MICHI SUZUKI (France)

 
Pôle Bijou – CCVC
13 rue du Port
54120 BACCARAT
 Tél : 03 83 76 06 99
Tél : 06 73 48 14 72
monique.manoha@ccvc54.fr

Horaires et jours d’ouvertures :

Samedi 5 avril 2014 : de 10h00 à 18h00
Dimanche 6 avril 2014 : de 10h00 à 18h00
Entrée libre

 

18/06/2013

PORTES OUVERTES – GRADUATE SHOW – Afedap Formations Bijou, Paris – 28-29 Juin 2013

Classé dans : AFEDAP (FR),France (FR),Graduation Show,PARIS,Portes ouvertes — bijoucontemporain @ 0:08

OPENING DAYS – PORTES OUVERTES – GRADUATE SHOW AND MORE

Afedap Formations Bijou, Paris

OPENING DAYS - PORTES OUVERTES - GRADUATE SHOW AND MORE - Afedap Formations Bijou, Paris   - -  [recherche fil, structure fer par KuanLing Chen, Afedap 2012, photo François Kraemer][recherche fil, structure fer par KuanLing Chen, Afedap 2012, photo François Kraemer]

"Langage de la lèvre" Lijung Huang 2012 - Afedap Paris« Langage de la lèvre » Lijung Huang 2012 – Afedap Paris

Parcours-2012- Sautoir Verre Argent plaqué ruthénium de Ana Carolina Escobar  *pièce réalisée dans l'atelier du maître d'art Jean Pierre Baquère    copyright photo Ana Carolina Escobar  pièce réalisée pour le diplôme 2012 créateur bijoutier contemporain Afedap Formations BijouSautoir Verre Argent plaqué ruthénium de Ana Carolina Escobar  *pièce réalisée dans l’atelier du maître d’art Jean Pierre Baquère    copyright photo Ana Carolina Escobar  pièce réalisée pour le diplôme 2012 créateur bijoutier contemporain Afedap Formations Bijou, Paris

Bagues "Coup de Pinceau" Amélie Lair - Afedap formations bijou 2012 Paris crédit photo Krançois FraemerBagues « Coup de Pinceau » Amélie Lair – Afedap formations bijou 2012 Paris crédit photo Krançois Fraemer

Repercé Corinne Halliez, Afedap Formations Bijou 2011, photo F.Kraemer« Repercé » Corinne Halliez, Afedap Formations Bijou 2011, photo F.Kraemer Ana Carolina Escobar MEDAILLONS - 2012 Collier Boites en plastique, maillechort et laiton plaqués or, objets divers ( AFEDAP Paris) crédit photo Patricia LemaireAna Carolina Escobar MEDAILLONS – 2012 Collier Boites en plastique, maillechort et laiton plaqués or, objets divers ( AFEDAP Paris) crédit photo Patricia Lemaire

 

 

 

Afedap Formations Bijou, Paris
15, rue Henri Murger
75019 Paris, France
tel 01 42 02 04 14
http://www.afedap-formation.com

17/04/2012

EXPO ‘Secret d’Alcôve’ – Espace Talents d’Ateliers d’Art de France, Paris (FR) – 20-25 Avril 2012

 Les jeunes talents de l’AFEDAP

A l’occasion de l’exposition Secrets d’Alcôves – Bijoux et Trésors de Patricia Lemaire à l’espace Talents Ateliers d’Art de France, vous pourrez découvrir du 20 au 25 avril 2012, les jeunes talents issus de l’Afedap que Patricia a invités en première partie.

ihd.net

Une rose dans le désert, par Patricia Lemaire, collection 2011 (Crédit photo : Ecliptique)Une rose dans le désert, par Patricia Lemaire, collection 2011 (Crédit photo : Ecliptique)
La flèche de Diane, broche par Patricia Lemaire, collection 2011Patricia Lemaire « La flèche de Diane », broche , collection 2011

En avant première, du 20 avril au 25 avril, Patricia Lemaire invite 11 jeunes talents. Mais pas n’importe lesquels : diplômés de la section Bijoutier Créateur Contemporain de l’AFEDAP, ils ont été suivis par elle durant toute leur formation.
Ces jeunes Talents, que vous pourrez découvrir à cette occasion, sont tous diplômés de la section Bijoutier Créateur Contemporain de l’Afedap Formations Bijou et ont été suivis dans cette section par Patricia Lemaire.

Venez nombreux admirer les joyaux de : Sylvia BurgoaFélicie ColinMorgane FieschiClémentine DespocqMathilde GarciaCaroline Volcovici Amira GattasAnne GoldfarbBaptiste OlivauxNour Bennani et Judith Sitbon.

 

Espace Talents d’Ateliers d’Art de France
Talents – Opéra
1bis, rue Scribe | 75009 Paris
tél. : 01 40 17 98 38
métro Opéra |
talents@ateliersdart.com
Ouvert du lundi au samedi de 11h à 19h

Ateliers d’Art de France - Siège social
6, rue Jadin – 75017 Paris
tél. : + 33 (0)1 44 01 08 30
info@ateliersdart.com

28/11/2011

EXPO ‘A FLEUR DE MOTS’ – Galerie l’Objet rare, Paris (FR) – 1er-15 Dec. 2011

GLA à l’Objet rare

« A FLEUR DE MOTS« -Plus qu’un simple ornement, le bijou est un medium de rencontre. Cet ensemble d’oeuvres de GLA vient interroger le langage du corps, par le bijou et ce qu’il raconte. C’est une invitation au dialogue, entre mots précieux et bijoux bavards.

EXPO ‘A FLEUR DE MOTS’ - Galerie l'Objet rare, Paris (FR) - 1er-15 Dec. 2011 dans Aude MEDORI (FR) 372971_247701001954860_1430322933_n

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GLA, collectif d’artistes bijoutières, s’empare du Verbe et propose chez Objet Rare une narration plastique avec ses bijoux de mots.

GLA, group of jewellery artists, seize the word and propose a plastic narration with its jewellery of words. It is an invitation to a dialogue,between precious words and talkative jewels.

http://2.bp.blogspot.com/-vqitue2HK6I/TooekKQeFeI/AAAAAAAAAAs/IGZbYYwAqQg/s1600/Image+2.png
Bracelets bulle de Galatée Pestre – Bagues cadavre exquis de Laurence Verdier – Bague menu d’Aude Medori

Galatée Pestre invites us to enter into comic strip bubbles, while Laurence Verdier plays with exquisite corpses, and will exhibit a work of art realized with the writer Joelle Guillais. Aude Medori transforms our favourite texts into wearable art.
more information :  http://lesbijouxdugla.blogspot.com/

 

Le bijou est bien plus qu’un simple ornement, il est un media de rencontre. Tel un roman, il peut avec un anneau nous conter une histoire d’amour. Tel un carnet de voyage, il peut avec ses matériaux surprenants nous emmener ailleurs. Tel un pamphlet, il peut à l’aide de ses badges revendiquer. Cette exposition vient interroger le langage du corps, par le bijou et ce qu’il raconte. C’est une invitation au dialogue, entre mots précieux et bijoux bavards.GLA, collectif d’artistes bijoutières, s’empare du Verbe et propose chez Objet Rare une narration plastique avec ses bijoux de mots. Galatée invite à entrer dans des bulles de BD. Laurence se joue des mots avec des bagues “cadavre exquis” et expose un travail réalisé en binôme avec une écrivain, Joëlle Guillais. Aude rend portables nos textes préférés. 

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Galatée Pestre - sautoir 350 bulles

Galerie l’Objet rare
11 rue Paul Bert
75011Paris
06.07.21.26.36

17/11/2011

« De l’organe à l’ornement » – Monique Manoha – Colloque

Actes du colloque international Projections : des organes hors du corps (13-14 octobre 2006)

Si mon attention fut immédiatement retenue par l’appel à communication «Projections : des organes hors du corps», c’est que dix années de pratiques dans le champ du bijou et de l’objet d’ornement m’ont régulièrement confrontée à des «organesornements», et ce, qu’il s’agisse d’objets anciens ou de créations d’artistes contemporains. Or ces diverses productions ne manquent pas de soulever de multiples questions. Quels sont les organes ainsi utilisés ou représentés et pourquoi ? Quelles sont les modalités de leurs représentations ? Pour servir quels propos ou quels intentions ? Qu’ont-ils à nous apprendre du rapport à l’ornementation et au corps ? Nous nous intéressons dans un premier temps à ce que l’histoire nous offre comme exemples d’objets et, par-là même comme pistes de réflexions et d’analyses.

C’est depuis des temps forts anciens que l’homme joue de la représentation d’organes pour ses bijoux, au nombre desquels les plus utilisés sont incontestablement les organes sexuels externes, les mains et les yeux. Ainsi, les nombreux bijoux ornés d’un phallus –symbole et image de l’énergie vitale et créative liés à un organe procréateur– sont connus pour offrir prospérité et protection. Si, à Rome, ils ornent tout particulièrement des bagues d’enfants des deux sexes, ils vont au fil des périodes et des régions trouver également des déclinaisons en pendentifs de tailles et matériaux variés (os, ivoire, céramique, métaux…). Et aujourd’hui encore, le port du fica, représentant un poing refermé sur un pouce tendu entre index et majeur, et dont l’usage remonterait à la période étrusque, est courant. Ici, le principe actif est le leurre. En effet, l’obscénité flagrante du geste ainsi mis en image a pour objet d’attirer l’attention des mauvais esprits, et de détourner leur intérêt du porteur, potentielle victime de leurs agissements. Bien entendu, les organes sexuels masculins ne sont pas les seuls représentés, et il nous est aussi possible de citer l’usage du cauri –petit coquillage qui sur sa face dorsale illustre le sexe féminin– ou encore celui du triangle dans les ornements touaregs –expression stylisée du triangle pubien– comme des figures de base d’un monde de fécondité. La main bénéficie également de multiples représentations dans l’ornement, parmi lesquelles l’exemple que nous connaissons tous sous l’intitulé de «Main de Fatma», usité dans le Maghreb et les pays musulmans. Cette amulette fixe le geste d’une maindont la posture illustre clairement qu’elle repousse, fait barrière, voire impose la limite, et est généralement associée à diverses sourates du Coran –dont celle de l’Aube Naissante :

Je cherche refuge auprès du seigneur de l’aube naissante contre le mal de la nuit obscure quand elle vient sur nous, et contre le mal de celles qui soufflent sur les noeuds etcontre le mal de l’envieux qui porte l’envie.1
En Amérique latine par contre les amulettes en forme de mains –connues depuis 4000 ans et encore largement usitées– s’attachent à une autre fonction de l’organe. Ici, la main qui qui semble avoir un rôle à jouer est celle qui manipule, travaille, permet commerce et échanges. Selon ce qui en agrémente la paume, l’amulette aura des effets variables, appelant les bienfaits –fortune, santé, prospérité…– pour qu’ils «remplissent les mains de son porteur», ou au contraire projetant les soucis vers la main de quelqu’un d’autre 2.

Khamsas, Tunisia: Mains de Fatma – Tunisie – Argent filigrané

L’oeil lui, qu’il s’agisse d’un «oeil d’Horus» –usité depuis l’Egypte Antique– ou d’une pendeloque en perle de verre bleu –à la manière de celles distribuées en Turquie ou dans divers pays méditerranéens– confronte le mauvais oeil, craint par-dessus tout, en lui opposant un oeil puissant. Ici, moins qu’à une représentation de l’oeil du porteur,«l’oeil-ornement» est un emprunt à une toute puissance extérieure. La conception, tant du mauvais oeil que de l’oeil protecteur, se fonde sur une représentation ancienne du fonctionnement de l’organe très différente de sa réalité physique telle qu’elle est aujourd’hui connue. En effet, toute cette construction se base sur l’idée que l’oeil n’est pas un récepteur d’informations et de lumières mais un émetteur de rayons, d’influx. Ces derniers sont source de crainte, puisqu’ils peuvent blesser et atteindre, mais portent également la possible parade, le mauvais rayon pouvant être réduit à néant par un rayon positif… L’usage des morceaux de miroirs dans le vêtement ou la parure ne fait que poursuivre cette même idée : le mauvais oeil se confrontant à son propre reflet s’autodétruit ou tombe en admiration… mais dans tous les cas perd son pouvoir sur autrui. Nous pouvons donc considérer que la fonction première de ces «organesornements» est celle de l’amulette, du charme ou encore du talisman, protégeant, apportant chance, santé et prospérité ou offrant des pouvoirs magiques3 à ses porteurs. Ces divers objets se saisissent des fonctions de l’organe représenté pour les fixer avant de les ramener sur le corps du porteur, leur délégant un rôle actif permanent.
Néanmoins, l’usage de «l’organe-ornement» ne se cantonne pas à ce besoin de protection ou à cette recherche de mieux-être. En effet, nous pouvons également noter que l’organe est très souvent utilisé comme composant d’un vocabulaire symbolique destiné à conserver un message. Deux mains entrelacées sur une bague gardent vivace la force d’une amitié malgré la séparation –au-delà de la mort même, ce qui explique la présence de cette même iconographie sur certaines pierres tombales. Deux petits coeurs accolés signent les accordailles et disent les coeurs blottis l’un près de l’autre pour prendre soin d’un même amour. Deux mains enserrant un coeur notifient un amour confié. Une bague portant un coeur et un L gravé disent à quel point «mon coeur est à elle», etc. Cet usage est encore aujourd’hui très fort, et décliné dans de multiples objets de la grande distribution, dont un des exemples peut être un coeur coupé en trois morceaux dont chacun est un pendentif, et portant l’inscription «Best Friend» qui peut ainsi servir d’expression sentimentale à un groupe d’amies. Ici, symbolismes, représentations et interprétations révèlent les fonctions affectives et sentimentales attribuées à la gestuelle de l’organe, disant combien le corps est objet de constructions. Dans l’histoire donc, les exemples ne manquent point –bijoux de riches ou de pauvres, de matières nobles ou non –et nous pourrions ainsi poursuivre l’inventaire à l’infini ou presque, puiser dans des cultures multiples, y rechercher ces «organesornements» et les raisons d’être de leurs conceptions et usages ; mais l’intérêt du propos n’est sans doute pas là. Partant de ce succinct état des lieux de la tradition de cette pratique, intéressons-nous maintenant aux travaux de quelques artistes du Bijou Contemporain, qui apportent de nouvelles tonalités à l’usage de l’organe dans l’ornement.

En premier lieu, il semble nécessaire de définir ce que nous nommons Bijou Contemporain. Ce mouvement, né après la seconde guerre mondiale mais en germe depuis le début du XXe siècle, regroupe des artistes qui, bien que maîtrisant un certain nombre de techniques artisanales propres au domaine de la bijouterie et de l’orfèvrerie, placent leurs recherches loin des seules préoccupations formelles de l’orfèvrerie et de l’artisanat d’art. Ils interrogent l’objet même de leurs recherches, à savoir le bijou, tout en élaborant un «parler du corps» ou même un «parler au corps», offrant à ce dernier des parures pour ce qu’il est ou est susceptible d’être, pour ce que les perspectives et interrogations contemporaines en ont dessiné ou redessiné. Ne reniant rien de l’histoire et de la tradition de leur «métier», ils en jouent et les réécrivent dans ce qu’ils perçoivent comme réalité actuelle. Mal connu en France, bien qu’il y possède quelques brillants représentants, ce mouvement est très fort dans d’autres pays européens, tels les Pays-Bas, la Belgique, l’Allemagne, et maintenant les pays méditerranéens (Portugal, Italie, Espagne…) et les pays de l’Est (Estonie, Tchéquie…) qui possèdent de nombreuses écoles, événements, galeries spécialisées et outils critiques. Comme on le voit, c’est bien de propositions d’artistes dont il va être question à présent, artistes créant des bijoux dont l’usage est certes moins généralisé que les objets historiques présentés plus haut, mais dont on peut estimer qu’ils sont à l’avant-garde des évolutions d’une pratique.

Nous entamerons ce parcours par les travaux de la bijoutière Inni Parnanen, hollandaise d’origine finnoise, qui a produit en 2002-2003 une série de pièces dénommée Extraorganes – que nous pourrions traduire par Organes externes, véritable ode à la peau, magnifique interface entre dedans et dehors, entre soi et le monde : peau tout à la fois espace et actrice de la médiation sensorielle. Ces pièces, montées comme des broches ou des pendentifs, sont réalisées en parchemin –peau de porc tannée. Le parchemin, translucide et laissant nettement apparaître les veinules de la peau, permet de dessiner de petites structures sphériques ou ovalisées, comme de petites poches,
unies les unes aux autres par un fil de soie. L’artiste présente ce travail par ce texte :

« L’organe est une partie d’un être humain, d’un animal ou d’une plante remplissant une fonction déterminée, la peau est organe. La peau est aussi le premier ornement de l’homme.
De la peau vient le parchemin. Le bijou est un accessoire, à l’origine un symbole de victoire devenant ornementation de la peau. Parallèlement aujourd’hui la chirurgie plastique remanie le corps, sa forme, sa beauté. Le fil de soie reliant les différentes parties des extra-organes parcourt la peau : par la peau, sur la peau, sous la peau et dans la peau
« .

Bien sûr confrontés aux recherches et écrits de Didier Anzieu4 ou encore François Dagognet5, nous voici en proie à de multiples pistes de réflexions, dont nous n’avons malheureusement pas le temps d’explorer tous les possibles. La peau, ornement premier, premier lieu de l’ornement, dit bien que notre condition même d’humain ne sait échapper à cette réalité qui l’entoure, le limite, et réduit son échange avec autrui au mieux au contact d’une peau sur une autre, et aux sensations que ces deux peaux perçoivent et émettent. Mais les pièces de Inni Parnanen, par le fil qui en relie tous les éléments «par, sur, dans et sous» la peau nous invitent également, et clairement, à penser notre rapport contemporain à la chirurgie plastique ou reconstructrice, rapport dont quelques débats publics récents ont su nous rappeler combien il n’avait rien d’anodin… Et cette référence n’est-elle pas renforcée du fait que, plus que toute autre, c’est la peau de porc qu’elle a choisi de travailler ? Devons-nous considérer comme un pur hasard que cet animal soit, par ailleurs, au coeur des recherches et des enjeux sur les xénogreffes pour sa grande proximité corporelle avec l’humain ?

Inni Pärnänen, "Extra Organs" neckpieces, 2003. Parchment, silk thread, mother of pearl. Reproduced from http://www.inni.fi/gallery: Inni Parnanen – Extraorgan – Collier peau de porc parcheminée et fil de soie – 2002 – Tous droits réservés.

Cette mise en question du corps dans les bijoux d’Inni Parnanen existe également dans une série de pièces plus récente : « La belle au bois dormant« . Conçue en 2004, après la naissance de sa fille, il s’agit d’une série d’anneaux sur lesquels sont accrochés en pendeloques des sexes-corolles féminins, sculptés dans de fines plaques d’argent fin, et colorés dans des tons nacrés évoquant coquillages et perles. Il s’agit pour elle de jouer tout à la fois des usages de la bague dont elle rappelle que «de tous temps, embrasser une bague fut signe de soumission et respect», mais aussi du baise-main, «signe d’estime et de tendresse respectueuse», pour mettre en valeur sa certitude de «l’importance de chérir et respecter la féminité». Et jouant d’une proximité formelle entre sexe féminin et coquillage, ne s’inscrit-elle pas dans une tradition de la représentation et du symbole où érotisme et fécondité s’entrecroisent, et qu’en leurs temps des artistes tels Le Titien ou Botticelli ont bien illustré dans leurs Naissance de Vénus ? Ne pouvons-nous lire dans le rapprochement qu’elle propose, le temps d’un baiser, entre bouche et sexe, une allusion évidente à la sexualité ? Son traitement des matières, des couleurs, la fragilité visuelle de ses pièces contraignant porteurs et spectateurs à l’attention ne soulignent-ils pas sa volonté de respect et de tendresse, le geste du porteur ou de celui qui le touche, déchargés de ces notions pouvant endommager la bague ?

Inni Parnanen La Belle au Bois Dormant – pendant Argent fin: Inni Parnanen La Belle au Bois Dormant – pendant Argent fin – 2004 Tous droits réservés.

Traduire en objets des questions de sexualité est également au coeur de la démarche de la Strasbourgeoise Cathy (Catherine) Abrial. Elle conçoit ses Bagues Poilues comme une illustration du rapport entre sexualité et relations sociales et affectives. Chacune de ses bagues est associée à une petite annonce découpée dans les rubriques Rencontres de diverses publications. Ces annonces peuvent venir d’hommes ou de femmes, et sont de caractère aussi explicite que «Femme, 48 ans, physique agréable, délaissée, désire faire connaissance avec monsieur 50/60 ans, bon niveau, de préférence marié, gentil,compréhensif, pour partager moments agréables» ou énonçant un désir plus large «Dame libre, caractère et physique agréable, désire rencontrer monsieur veuf ou divorcé, 50-60ans, pour sorties, voyages et plus si affinités». Elle conclut et résume son travail d’une manière qu’elle veut tout à la fois tendre et cynique : «Au fond tout se ramène toujours à enfiler une bague poilue». Et nous voici, nous spectateurs, renvoyés à ce que nous décrit Jacques Ruffié des stratégies élaborées par le vivant pour se transmettre, se reproduire, se poursuivre… au nombre desquelles la culture, et bien évidemment la culture amoureuse6.

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Cathy Abrial– Bagues poilues – Maillechort, laine et extraits de presse – 2003 – Tous droits réservés

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un organe, un autre élément corporel, le cheveu, appartient par  excellence au rapport aimant et charnel. Les traditions poétiques le savent bien et l’ont assez chanté. Puisant dans la tradition des bijoux en cheveux, matériau depuis longtemps collecté dans des foires et marchés ou dans l’intimité des familles pour devenir parure, Ana Goalabré se joue de cet usage en coupant une de ses mèches et en y taillant une bague qu’elle envoie à un homme accompagnée de la missive «J’aimerais tant passer mes doigts dans tes cheveux». Cette phrase, appel érotique d’un corps d’artiste, devient le titre d’une série déclinant divers contenus aimants et sensuels, traditionnellement gardés jusqu’alors implicites au nom d’une morale et d’une bienséance rigoureuse et qui tout à coup semblent avoir gagné le droit de dire clairement le désir, qu’il s’agisse de celui d’une mère, d’un père, d’une amante, d’un amant… et ce dans toute sa trivialité. Pourtant, il n’y a aucune charge obscène dans ces bagues. Qu’elles soient très travaillées ou reprennent le mouvement naturel d’une mèche de cheveux, elles nous renvoient à nos jeux tactiles dans les cheveux de l’autre, en fixant le mouvement, image arrêtée puis détachée du corps pour n’en garder que la sensation.

Ana Goalabré - bagues 'j'aimerais tant passer mes doigts dans tes cheveux' 1997
Ana Goalabré – J’aimerais tant passer mes doigts dans tes cheveux – Cheveux et résine – 1997  tous droits réservés.

Explorer cette trivialité du corps est à la base du travail de Sophie Hanagarth, artiste d’origine suisse, aujourd’hui responsable d’enseignement «Parure du corps» à l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg. Elle a lié ses premières recherches à la phrase d’Antonin Artaud, «Là ou ça sent la merde ça sent l’être». Créant les immenses parures sautoirs Excréments, il est bien évident qu’elle provoque ses spectateurs. En effet, elle s’applique à faire accéder au titre d’ornement des productions du corps habituellement cachées, souvent perçues comme honteuses ou difficiles à assumer. Nous voici alors projetés face à la question du choix, du tri, de l’établissement des échelles de valeurs à partir desquelles va s’établir le jugement sur ce qui est digne d’être montré et ce qui doit rester une affaire de l’ombre, de l’intimité silencieuse et discrète.

Sophie Hanagarth - Médailles merdeuses, broche, cuir, fer-blanc, 2001-  -Shitty medals, brooch, leather, tin can, 2001-  http://sophie.hanagarth.free.fr/files/gimgs/vermerdaille.jpg: Sophie Hanagarth Médailles merdeuses – Broches – Fer oxydé tous droits réservés

Mettre en avant, mettre dehors, ramener à la surface du visible et au service de l’apparence ce qui est usuellement considéré comme un déchet est un geste qui atteint sans doute son paroxysme dans la série des Médailles Merdeuses. S’emparant de la médaille, objet de valorisation par excellence, signant la reconnaissance sociale de mérites multiples –politiques, économiques, guerriers, familiaux, etc.– l’artiste assume sans conteste sa volonté de reconnaître les mérites des travaux silencieux, quotidiens, souterrains de nos corps et aux produits qui en résultent. Sophie Hanagarth poursuit ses recherches par les Vermines, série de broches mettant en scène des insectes et micro-organismes surdimensionnés, créés dans du fer rouillé. Là encore, ce qui l’intéresse au plus haut point est de s’emparer de cette partie de notre histoire corporelle qui provoque un frisson d’horreur et que nous cherchons à faire taire, à nier en ne la nommant pas, à oublier. Puisque, au bout du compte, ces Vermines consommeront notre corps, et grouillent d’ores et déjà à sa surface, l’artiste nous invite à les accepter comme une part de l’humain, et comme tels à les honorer, les assumer en les faisant parures.

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Sophie Hanagarth – Vermines – Broches – Fer oxydé – Tous droits réservés

Dans un travail récent, elle se joue de l’expression Bijoux de famille. Elle en use pour décliner une série de colliers, dans des matériaux multiples allant du fer rouillé à la silicone, objets destinés tant à des hommes qu’à des femmes, portés longs et qui viennent placer sur l’aine des bourses de résine souple, conservant parfois certaines caractéristiques –toucher, pilosité…– du scrotum. Là encore, cet usage d’organes parfois traités de honteux et pourtant largement emprunts d’une valeur essentielle, inscrit le travail de l’artiste dans les questionnements sur la construction culturelle et sociale du corps, dont nous sentons bien ici les emprunts aux gender studies. Pourtant, son titre, volontairement ironique, nous invite également à un parcours réflexif sur les questions de la transmission patrimoniale, mais sans doute aussi culturelle, voire génétique.

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Sophie Hanagarth Bijoux de Famille Collier –capsules de bière  1997

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Sophie Hanagarth Bijoux de Famille Collier – Silicone – 1999 Tous droits réservés.

Cette notion de génétique, et par conséquent de constitution cellulaire, ne peut que nous conduire au travail de l’artiste Canadien Paul McClure, qui a construit son travail entre science et art visuel. Mettant l’imagerie médicale au service de ses objets, il reproduit des images de cellules fournies par une observation au microscope en une multitude de broches d’argent ou de cuivre enduites de résines colorées. Il se dit inspiré par leurs qualités formelles et primordiales, dans lesquelles il puise la possibilité de développer l’idée de «la vie comme principe ornemental». Mais, allant jusqu’à la représentation de structures cellulaires mitotiques, présentes seulement lors des phases de division cellulaire, il fait écho au mouvement perpétuel et insaisissable du vivant, tout en éclairant magistralement la dualité de la partition et de l’accroissement. En effet, si les cellules croissent pour donner la vie, elles peuvent parfois également le faire pour donner la mort, comme dans le cancer.

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Paul McClureCells, (broches), 1999-2002 silver, gold, copper, resin, neodymium, magnets, glass petri dishes

Et cette étroite imbrication entre vie et mort nous amène, pour terminer notre rapide tour d’horizon, aux travaux de Nanna Melland, artiste norvégienne résidant à Munich. Elle pense que «la technologie actuelle est la cause d’une complète aliénation de l’homme moderne par rapport à sa propre vie». En se voyant livrer des images du monde à une vitesse vertigineuse et au travers du filtre des pixels il perd le sens de la réalité de sa mort et cette dernière devient un genre de spectacle de l’ordre du «divertissement médiéval». Toute la démarche de Melland commence à une période où elle travaille dans la bijouterie industrielle. Créant une multitude de pendeloques en forme de coeur, elle se demande : «Qu’est-ce que j’offre dans ce symbole d’amour romantique à souhait ?» Pour tenter de répondre à cette question, elle délaisse l’espace clos et protégé de son atelier d’orfèvre pour s’ouvrir à d’autres conceptions, étudie l’anatomie, guette le coeur au milieu de réalités toutes différentes de celles auxquelles elle est habituée. Dans ses visites d’abattoirs et de boucheries, elle rencontre les odeurs fortes, le dégoût, la nausée, la chair et la matière, mais aussi la mort dans sa réalité. Par réaction, elle veut exprimer la vie. S’ouvre alors l’univers de la recherche sur les xénogreffes, et la découverte de la proximité entre le coeur de porc et le coeur humain, si forte que depuis 1968 on utilise des valves de porc pour réparer certains accidents mitraux humains, et qu’on envisage de plus en plus sérieusement l’élevage de porcs génétiquement modifiés pour utiliser leurs organes dans des transplantations humaines.

Elle met en scène son premier bracelet Heartcharm, dans lequel un coeur de porc plastiné vient s’insérer au milieu de multiples pendeloques argentées –fer à cheval,trèfles…– révélant ses pensées face à ce qu’elle voit naître «une frontière entre vie etmort, science et nature, quelque chose qui fait jaillir beaucoup de questions».

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Nanna Melland – Heartcharm – Bracelet – Résine, Coeur de porc, bracelet et pendeloques argentés
2003 – Tous droits réservés.

Puis, s’intéressant à la fonction essentielle de pompe de l’organe cardiaque, elle commence à mouler l’espace intérieur de coeurs de porcs, cet espace où circule le sang dans son mouvement vital pour nous. Une fois les moulages pris, elle les désincarcère de la chair leur ayant donné forme, et les place dans de petites sphères de verre devenant des broches et des pendentifs, reliquaires étranges baptisés Fragments de Vie. Ces reliques, qu’à première vue on peut imaginer être des végétaux desséchés ou momifiés, lui permettent d’amener l’intérieur vers l’extérieur, exposant «l’espace secret du coeur physiquement et métaphoriquement» en vue de faire transparaître «la fantastique fragilité de la sensation de la vie».

Nanna Melland Fragments of life Pendentif Résine, verre, acier et argent fin 2004 tous droits réservés.

C’est au cours de la réalisation des Fragments de Vie que naissent les Heartrings, bagues-coeurs issues des restes de viande, veines de coeur qui la frappent par leurs tailles s’adaptant parfaitement à un doigt humain, anneaux de l’intérieur pour orner l’extérieur. Moulés en métal précieux, les anneaux de viande transforment la réaction première de dégoût face à de restes corporels en un sentiment d’admiration et de reconnaissance, et entraînent vers un autre questionnement, celui «de notre rapport au corps que nous habitons, et qu’il semble que nous ayons beaucoup de mal à faire nôtre, et à reconnaître comme nôtre».

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Nanna Melland – Heartrings – Bagues – Argent peint, or fin, argent oxydé et laque – 2003 Tous droits réservés.

Dans le prolongement de cette idée, elle crée le collier Décadence, pour la réalisation duquel elle conserve pendant plus d’un an les rognures de ses ongles à chaque fois qu’elle les coupe. A l’issue de cette collecte, moulées dans de l’or fin et minutieusement assemblées sur un fil de lin rouge elles deviennent collier. L’artiste raconte : «l’inspiration pour faire cette pièce, est venue de la découverte de mon dégoût pour les ongles. Pourtant ils peuvent sembler beaux sur le doigt, mais dès qu’ils tombent dans mon potage, c’est une histoire différente». Elle dit s’être sentie coupable après avoir accompli cette pièce : «vu le monde où nous vivons, avec tellement de pauvreté et de douleur, j’ai éprouvé un certain dépit face à ma capacité à faire quelque chose d’aussi indigne, impudent que mouler mes propres déchets corporels en or». C’est pourquoi elle a choisi de l’appeler Décadence. Cette pièce devient un quasi manifeste. En usant d’un matériau corporel que l’usage nous a appris à peindre, percer, limer pour servir notre ornementation, mais aussi à considérer comme un déchet repoussant et sale dès qu’il est détaché de nous, l’artiste met là encore en lumière notre rapport au propre et au sale, au beau et au laid. Immortalisant la rognure d’ongle en or –matériau de la pureté et de la permanence–, conservant avec exactitude sa forme et sa taille dans une forme de Vanité contemporaine, elle nous rappelle le caractère éphémère de l’ongle, sa croissance permanente qu’il faut dompter et contrôler. Faisant du précieux avec du non précieux –voire du sale–, elle signifie à quel point notre corps est vivant en dehors de nous, de notre volonté et de notre contrôle, dans le mouvement perpétuel de la vie qui fait battre notre coeur, pousser nos ongles et nos cheveux. Lors de sa présentation dans des expositions, il est intéressant de constater combien la matière or du collier attire d’emblée le public qui vient le contempler, puis prenant conscience de ce à partir de quoi il est fait, s’éloigne, décontenancé voire franchement écoeuré, et pouvant lancer des
remarques comme «porter mes ongles à la limite, mais ceux de quelqu’un d’autre quelle horreur».

Nanna Melland Necklace: Decadence, 2000 - 2003 Goldcast finger and toenails, linen 50 cm Photo by: Nanna Melland: Nanna Melland Necklace: Decadence, 2000 - 2003 Goldcast finger and toenails, linen 50 cm Photo by: Nanna Melland:
Nanna Melland – Decadence – Collier ( & détail) – Or fin et soie – 2004 collection Galerie Marzee – Tous droits réservés.

Comme on le voit, la limite de l’organe a parfois été dépassée dans la présentation de ces travaux, pour se déplacer vers l’usage d’éléments corporels projetés à la surface, devenant apparents, et servant l’apparence. Ce franchissement volontaire avait pour but de mieux éclairer le propos, outre un relevé des pièces et artistes existants (non exhaustif loin s’en faut), il faut en effet maintenant se poser la question du sens de ces productions et de ces parcours. Sans doute, nous éclairent-ils sur le changement de statut du corps ayant permit leur production et leur diffusion sans trop de heurts. Bien sûr, toutes les préoccupations de l’art des années 60-70, les multiples volontés de révéler un corps réel et organique ont-elles ouvert la porte à ces travaux, de même que toutes les expériences performatives et la défiguration du corps qui en a résulté. Cette jeune génération d’artistes offre une image d’adoucissement, dans ses travaux, tout comme dans la manière dont elle les met en scène, un adoucissement qui pourtant ne semble pas conduire à un délitement délitation du contenu. Leurs expressions sont moins revendicatrices ou révoltées, elles appellent le public à des expériences sensuelles et sensitives plus intimistes, plus ludiques également, comme empreintes d’une permissivité gagnée, de tabous déjà tombés ayant créé de nouveaux espaces d’expression possibles. Le corps et ses éléments deviennent oeuvres et ornements ou au moins semblent mériter d’être traités ainsi dans leur matière même, et non plus uniquement dans leurs projections ou leurs dimensions symboliques. En effet, même transfigurés par le passage de l’organique au métal ou à la résine, c’est bien l’organe en tant que tel qui est chanté, sa réalité charnelle, son mouvement, sa fonction, ses résidus, son action. Ce qui dans une société contemporaine qui fait l’apologie du bien-être ou du mieux être dans son corps, avec le développement d’une multitude de pratiques alternatives, ne peut qu’aller de soi.

Mais n’oublions pas qu’il est question ici d’une production liée au domaine du bijou et de l’ornement corporel, éléments qui condensent le double mouvement du normatif et de l’individualisation, interfaces significatives tant de notre insertion que de notre expression sociales, marqueurs et outils choisis (voire subis) de la construction de soi7.Or, à étudier l’histoire de ces bijoux et de ces ornements, nous découvrons que les matières, les techniques et les formes qui leurs ont donné corps parlent des multiples frontières franchies par celui qui les conçoit et celui qui les porte. Il y a tout d’abord les frontières géographiques (une nouvelle région découverte amenant de nouveaux types de matériaux jusqu’alors inconnus), culturelles (la confrontation avec d’autres populations maîtrisant d’autres techniques ou d’autres conceptions, qui fait naître de nouvelles formes), techniques et scientifiques (nouvelles possibilités d’extraction de matériaux, mise au point de nouveaux alliages, conception assistée par ordinateur en sont divers exemples), économiques, cultuelles, socio-économiques, etc. Mais il s’agit aussi des frontières individuelles : objets de naissance, baptême, communion, mariage…pour ceux socialement signifiants dans le monde occidental, mais également objets choisis de manière plus personnelle pour garder le souvenir d’une étape ou d’un moment décisif ou vécu comme tel.

Pouvons-nous alors supposer que la récente éclosion de ces multiples travaux sur les «organes-ornements» devient l’indicateur d’une frontière franchie ? Peut-être pouvons-nous considérer que le choix d’user majoritairement d’organes frontières (peau,organe génitaux, intestins, etc.) n’est pas le pur fruit du hasard, et que nous approchons d’une époque admettant la circulation entre dedans et dehors. Toute limite tombée n’en révèle-elle pas une nouvelle, inspirant le désir de son exploration, de son expertise, voire de son franchissement ? Cette acceptation, éclairée par les travaux sur et autour du mutant, nous conduit à une ultime question : quels seront les «organes-ornements» de demain ?


Bijoutière et plasticienne de formation, Monique Manoha a délaissé l’atelier à partir de 1999 pour créer la Biennale du Bijou Contemporain de Nîmes (4 éditions : 1999, 2001, 2003 et 2005), fonder Le Porte Objet, structure de promotion du Bijou Contemporain, et le GERCO (Groupe d’Etudes et de Recherches Corps et Objet), en charge de colloques et journées d’études sur le bijou. Auteure de divers articles sur l’objet bijou (dont « Bijou », Dictionnaire du Corps en Sciences Humaines et Sociales, dir. B. Andrieu, CNRS Editions,2006), elle a coordonné l’édition de Corps et Objet – Actes du colloque de septembre 2003 (Le Manuscrit Universitaire, 2004) et de Corps et Objet : du bijou… (L’Harmattan, à paraître). Elle travaille aujourd’hui audéveloppement du Pôle Bijou de la Communauté de Communes de Baccarat (54).

1 Cf. Wassyla Tamzali, ABZIM – Parures et bijoux des femmes d’Algérie, Dessain et Tolra, Entreprise Algérienne de
presse, 1984.
2 Cf. Sheila Paine, Amulets – a world of secret powers, charms and magic, Londres, Thames et Hudson, 2004.
3 Sheila Paine, op. cit.

4 Didier Anzieu, Le Moi Peau, Paris, Dunod, 1985.
5 François Dagognet, La Peau découverte, Paris, Synthelabo, « Les Empêcheurs de penser en rond », 1998.

6 Jacques Ruffié, Le Sexe et la mort, Paris, Odile Jacob, « Poche », 2000 
7 À ce sujet voir Monique Manoha, «Bijou», Dictionnaire du corps en sciences humaines et sociales, Bernard Andrieudir., Paris, CNRS Editions, 2006 ; Corps et Objet, actes du colloque des 19 et 20 septembre 2003, P. Liotard et Monique Manoha dir., Le Manuscrit Universitaire, 2004 ; et Corps et Objet : du bijou, Monique Manoha dir., L’Harmattan, «Le Mouvement des Savoirs», à paraître . 

Pour citer cet article, utiliser la référence suivante : MANOHA Monique, « De l’organe à l’ornement », in H. Marchal et A. Simon dir., Projections : des organes hors du corps (actes du colloque international des 13 et14 octobre 2006), publication en ligne, www.epistemocritique.org, septembre 2008, p. 137-151.
Pour joindre l’auteure  : manohamonique
@hotmail.fr

 

30/10/2011

EXPO ‘JEWELLERY FROM WORDS’ – OBA, Amsterdam (NL) – 3-27 Nov. 2011

JEWELLERY FROM WORDS, contemporary jewellery exhibition

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GLA, group of jewellery artists, seize the word and propose a plastic narration with its jewellery of words. The library, full of literary jewels and brimming with knowledge, is the perfect place for such an exhibit. It is an invitation to a dialogue,between precious words and talkative jewels.

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Bracelets bulle de Galatée Pestre – Bagues cadavre exquis de Laurence Verdier – Bague menu d’Aude Medori

Galatée Pestre invites us to enter into comic strip bubbles, while Laurence Verdier plays with exquisite corpses, and will exhibit a work of art realized with the writer Joelle Guillais. Aude Medori transforms our favourite texts into wearable art.

During the B-Side Festival - from the 3rd to the 6th of November – the artists will be present every day from 11am to 3pm, on the 4th floor of the Openbare Bibliotheek Amsterdam.

The artits would be pleased to meet you there!

more information :  http://lesbijouxdugla.blogspot.com/

 

Le bijou est bien plus qu’un simple ornement, il est un media de rencontre. Tel un roman, il peut avec un anneau nous conter une histoire d’amour. Tel un carnet de voyage, il peut avec ses matériaux surprenants nous emmener ailleurs. Tel un pamphlet, il peut à l’aide de ses badges revendiquer. Cette exposition vient interroger le langage du corps, par le bijou et ce qu’il raconte. C’est une invitation au dialogue, entre mots précieux et bijoux bavards. GLA, collectif d’artistes bijoutières, s’empare du Verbe et propose chez Objet Rare une narration plastique avec ses bijoux de mots. Galatée invite à entrer dans des bulles de BD. Laurence se joue des mots avec des bagues « cadavre exquis » et expose un travail réalisé en binôme avec une écrivain, Joëlle Guillais. Aude rend portables nos textes préférés. 

L’exposition sera visible:
du 3 au 27 novembre à OBA Bibliothèque Nationale, Amsterdam
et du 2 au 15 décembre à la Galerie Objet Rare à Paris
.
OBA - Openbare Bibliotheek Amsterdam- on the 4th floor
Oosterdokskade 1431011 DK Amsterdam, Netherlands
Mon – Sun : 10 AM – 10 PM

 

16/09/2011

Diplômes AFEDAP-2011 (Paris) – BIJOUX CONTEMPORAINS

« Voici une sélection des travaux de diplôme de l’AFEDAP promotion 2010-2011. Les univers sont très différents et on pourra noter une question de fond sur les limites du bijou et de son rapport au corps.
Les stagiaires découvrent les larges espaces dans lesquels on peut évoluer quand il s’agit de parler et de faire  » bijou ».
Ce qui nous apparait clairement c’est que notre créativité peut nourrir des productions d’objets très variées. Que nous pouvons nous adresser directement à un utilisateur final, ou client porteur, mais que nous pouvons aussi envisager des collaborations dans des domaines plus spectaculaires ou de reconnaissance artistique.

Bonne visite et pour les plus curieux rendez vous à l’espace des Blancs Manteaux SALON HORS SERIE du 16 au 18 septembre 2011 sur le stand de L’AFEDAP pour admirer une sélection de nos créations
j’ai donc le plaisir de vous présenter Anne Goldfarb, Mathilde Garcia, Félicie Colin, Nour Bennani, Baptiste Olivaux«  (Patricia Lemaire)

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parution du travail de nos stagiaires dans le magazine Ateliers d’Art n°95 sept/oct ! bravo à eux ! — avec Adeline Cailleretz, Geoffrey MathieuFélicie Colin Création, Vale Tipoussin, Nour Bennani, Baptiste Olivaux et Mathilde Garcia Creation.

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Baptiste Olivaux - bague « vieillissement » – métal argenté, viagra -2011

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Nour Bennani - 2011 « prophétique, la parabole » – bracelet résine, cuivre, turquoise morte, céramique

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Felicie Colin - 2011- MOBILIS – 2011 Broche Maillechort, Laiton, Fils de coton

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Mathilde Garcia – « CAPTIVE » – 2011 – Bracelets Guêtre en toile, Chaîne de laiton

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Mathilde Garciawalkyrie – afedap 2011

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Anne Goldfarb – « OUT OF AFRICA » – 2011 Collier Soie, Argent, Fil d’aluminium

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